197709

VOTRE coup de poing dans le coeur m'intéresse:

une passion, un sentiment, un envie de découvrir, un lien fou à lier, un sens du sujet, vous voulez partager quelque chose sur les arts et la vie avec moi, écrivez moi...

Je suis

une mère de feuX, une terre de dunes immobiles, une sombre héroïne des villes, une onde vaporeuse près d'un phare, une brume exquise un soir d'été, un sabre émouvant sous la lune, une once d'essence de SOIe, une obscurité rassurante, un flamenco des yeux, une Aïda de Sphinx, une ombre volage d'émoi, une cendre d'Orient, je suis...

Le livre de mon chevet:

http://membres.lycos.fr/arachnid/moreau.html

Piclune, une (d)âme de coeur

Dominique Segalen: "Coeur Oxygène" à respirer à plein poumons. & Le Thé aux Etoiles à lire même sans bonne étoile. Editions Luce Wilquin.

Citation à paraître...

Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente. ****Maine de Biran****

un demi siecle

ca fait un demi siècle que j'balade ma charogne, dans ce monde cruel où faut jouer des pognes, il y a des gens autour, je les sens qui respirent, et leur pas mecaniques se croisent sur le grillage, j'ai pourtant ressenti la douleur et la rage, tout près de moi, tout près un aveugle soupire, ca fait un demi siècle que je survis. C'est drôle, je me souviens pourtant du temps de l'esperance, avant d'avoir plongé d'érrances en errances, je me souviens même de la petite enfance, et me voilà arrivée à mon tout dernier rôle, l'angoisse a toujours bourgeonné, comme un essaim de vers, cachés sous l'épiderme, hideux et très voraces, ils suintaient, se tordant! , je perdais tout repère, dansant avec la mort qui me lechait la face, toute seule au crépuscule, infinie solitude, je plane à la recherche d'une autre latitude, et le soleil décline, il est déjà trop tard...

Dé-Schielez moi...

oui, mais pas trop vite... pas tout de suite...

"Stephane Mandelbaum, le rêve de la réalité",

Les chroniques de Colette Bertot. Octobre 2003 à la Galerie Didier Devillez de Bruxelles. Un choc… Devant les huiles, dessins et gravures de l’artiste, on reste un moment pétrifié par la puissance du langage. On n’est plus ici dans la réalité, on est de l’autre côté d’un terrifiant miroir. Le parcours de Stéphane Mandelbaum (fils de Arie, lui même dessinateur) né en 1961, aura été de courte durée. Cet artiste devenu braqueur "parce qu’ il n’éprouvait pas au travail cette pleine sensation d’être qu’il découvrit lorsqu’il se mit radicalement en péril"… comme dit Georges Meurant, sera assassiné en 1986 et son corps retrouvé par des gamins sous les sinistres piliers du viaduc de Beez. Reste l’œuvre d’un artiste tourmenté par une homosexualité en délire et vivant, par défi, dangereusement. Intense, diverse, souvent poignante, elle témoigne du talent d’un homme, qui, sans grand bagage, domine avec aisance la technique du dessin et saisit naturellement l’essentiel. Cette recherche de l’essentiel commence dès l’adolescence. Pour preuve ce "Shoret", portrait en pied d’un boucher juif, fait d’une huile épaisse, quand il avait 15 ans. Plus tard, en 1980, il représentera, au bic, sur papier, un autre "Shoret" au regard goguenard, au tablier montant haut sous les bras, au couteau prêt à trancher et entouré de petits messages et graffitis qui en disent long sur un judaïsme lourd à porter. On peut y déchiffrer, entre autres : "Je dansai avec une femme qui était une putain juive. J’en éprouvai un sentiment étrange" ou encore : "je fréquentais des gangsters juifs". Les dessins sont à la fois touchants et durs. Avec une bouleversante économie de moyens, Mandelbaum communique son mal-être. Il provoque ? Non, il souffre. Il appelle au secours. Les rebelles ont du mal à se faire entendre et l’artiste est de ceux là, empêtré dans ses phantasmes de sexualité et de mort. Ses compositions sont des pages d’histoire remplies de secret que chacun traduira à sa guise. Tel le portrait de Nasser à la gueule de travers, coiffé de papier brun et surgissant au milieu d’un petit monde de personnages hétéroclites dont Monsieur Mitsuhirato, l’enquiquineur agressif sorti du Lotus Bleu. "Bonjour, messieurs" griffonne l’artiste non sans humour. Des individus réels ou imaginaires épinglés jusque dans le moindre détail, à coups de petits traits simplifiés, émergent du support immaculé créant un incessant tourbillon de contrastes, d’ombres et de lumières. On croise Bacon, aux yeux hagards. Goebbels, hurlant sa haine, les poings serrés. On lit : "J’ai braqué une banque" ou "je suis né juif"… Rien n’est serein dans l’œuvre de Mandelbaum. Un (auto ?) portrait « sans titre » trace en quelques coups de bic acérés presque violents, le visage veule et déchirant d’un mec prêt à tous les mauvais coups. Il n’attend plus rien de la vie. Le torse est viril, le nez épais, la bouche désabusée. Le cheveu lourd occulte le regard. La détresse est inscrite au plus profond de ce fascinant visage et noue les tripes de qui s’attarde à le regarder. Même l’art qui aurait pu le sauver n’a rien pu pour Mandelbaum. Son présent n’était que mise en danger, sa perception des choses exacerbée. On songe à Pasolini que son interprétation personnelle des mythes aura conduit au bout de l’enfer. Comme lui, Mandelbaum laisse une œuvre forte et un goût amer de "trop peu". Colette Bertot

Ci-dessous

ces liens qui me délient...

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mon pote mauricet qui dessine grave

un lien cool

mmmmh.be

13-11-2009 | Général

OM

ontheflyOm (OM ou AUM) est la syllabe sacrée de l'hindouisme, fusion des lettres du sanskrit A, U et M. A représente le commencement, la naissance, et le dieu créateur Brahma. U représente la continuation, la vie, et le dieu Vishnu. M représente la fin, la mort, et le dieu destructeur Shiva. La syllabe représente donc la totalité de ce qui existe, ainsi que la trinité hindoue. Le signe OM a une importance privilégiée dans l'hindouisme.

suzy
13-11-2009, 17:42:00
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12-11-2009 | Général

NAIROBI


  
  
images
  
   
  
       
 Ma petite maison blanche au toit de tuiles rouges,
petite maison blanche où souvent rien ne bouge,
petite maison blanche, cage de mes dimanches,
au fin fond de l'Afrique
aux jardins féeriques...

Petite maison blanche, senteur d'humidité
je vais devoir, ma belle, à jamais te quitter,

dans ton jardin d'Eden
dont j'étais habitée,
j'irai, sous le flamboyant, gentiment m'abriter.

Joseph, le jardinier d'ébène,
sera à la même place.
Afrique, mon amour, Afrique aux grands espaces;
tu nous enchaînes au pied de tes arbres fruitiers.

Il y a neuf mois déjà
nous nous sommes quittées
et je pleure tout bas
toute l'iniquité de cet affreux combat
 
La palette des jaunes, des bleus, des verts tendres
et le gazon mité où j'allais me détendre,
les graviers à la porte, carillon des retours,
je ferais bien en sorte, d'en faire cent fois le tour.

La nuit qui descend,
à nulle autre pareille
me met le cœur à sang
et les sens en éveil...

Les fleurs de la passion montent aux arbres qui craquent
et mon studio de bois où j'ai mis tout en vrac
tous mes enfants sont là, c'est la sclérose en plaques

Ma petite maison blanche, où j'ai appris l'alcool
je t'aime et je te hais, à la peau tu me colles
lorsque les soirs de vraie drache africaine,
les éphémères au mur, se collaient par centaines,
je regardais, sans fin, le ballet des geckos,
qui gobaient sans arrêt, de la nature, l'écho...

Et les nuits étoilées,
où nous dînions dehors
et les matins soleil
qui réchauffaient nos corps
puis toutes les abeilles
qui venaient butiner
le reste de nos festins
bénissant le destin....

adieu petite maison au toit de tuiles rouges,
adieu petite maison, où parfois rien ne bouge

 
 

suzy
12-11-2009, 17:08:48
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parler juste avec le corps

se retrouver ainsi au centre d'une experience essentielle entre toutes

celle du sang

retrouver notre animalité perdue dans nos torpeurs mentales

 

se reconnecter à nos realités sensorielles

tresaillir, trembler, dans un bain de lune

jusqu'à la possession

ou jusqu'à la dé-possession

n emettre aucun son, juste plonger en son

corps viscéral  jusqu au vertige

jaillir comme un geyser des entrailles de la Mère Terre

 

suzy
09-11-2009, 20:15:58
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quand je ne serai plus
un grand vent soufflera sur mon kaleidoscope
un homme en salopette bleue chiffrera en silence,camionnette en double file

ignorant les odeurs de musc et de santal encore présentes dans l'haleine des tapis

 

 

quand je ne serai plus
mes objets du bout du monde
n'auront plus qu'une valeur marchande

quand je ne serai plus
mes histoires d'amour deviendront "des encombrants"

les étreintes humaines et sociales à la fois,les promenades sur les canaux de Bangkok, sur les marchés de l'Inde, les grands espaces du Kenya,
 les souks d'Afrique du nord finiront sur des étals batards
dans la souillure du rien

quand je ne serai plus
et que toutes mes couleurs
ne seront plus tes goûts
mon âme viendra encore vagabonder
dans les soies et les paillettes
mes rires les habiteront d'éclairs en silence

il y aura cette salle à manger fédératrice et representante de ma mère et de ses petits plats garants de la tradition juive marocaine et

d'une valeur fondamentale de ma vie,la sacro-sainte nourriture, en bonne sépharade que je suis

 


quand je ne serai plus
j'aimerais tant qu'une vie soit accordée
à tous ces objets qui racontent tant d'histoires
j'aimerais que mes amis les cherissent
tant ils seront chargés d'identités multiples

quand je ne serais plus
ils seront les temoins d'une vie de folie
de passion et d'amour
impregnés de larmes et de joies
de dechirures et d instinct de vie
ils brilleront encore comme des etoiles
au firmament de mon néant

quand je ne serai plus
je vous voudrais tous là
choisissant ce qui vous fait plaisir
pour garder encore par delà le silence
les souvenirs d'un passé dont vous avez tissé
la trame avec moi

 

 

 

suzy
29-10-2009, 10:54:40
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28-10-2009 | Général

JACK KEROUAC

LES SEULS GENS QUI EXISTENT SONT CEUX QUI ONT LA DEMENCE DE VIVRE

DE DISCOURIR

D ETRE SAUVES

QUI VEULENT JOUIR DE TOUT

DANS UN SEUL INSTANT

CEUX QUI NE SAVENT PAS BAILLER

suzy
28-10-2009, 15:06:11
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28-10-2009 | Général

murphy's law

ce matin, je sors sous le soleil et...devant mon parking ma voiture me lâche

j appelle le garagiste : alternateur foutu

courroie de transmission à remplacer

cout de l'operation :600 euros

heureusement le garagiste est beau et gentil

on depose la voiture et il me reconduit chez moi

là je m'aperçois que je viens de paumer la clé de ma porte du bas

je rappelle l'adonis qui me reconduit gentiment au garage et

miracle , je retrouve ma clé

il me raccompagne encore

y'a des jours comme çà où on se demande combien il faut avoir sur

son compte en banque pour vivre sous nos contrées accueillantes aux multiples

dépendances;(ben me direz vous, on peut faire de la resistance, mais n'ayez ni gsm, ni adresse mail et vous verrez comme votre vie sera facilitée...)

dans nos prisons dorées où on consomme jusqu'à se consumer

où les frais fixes sont multipliés par deux, grâce au merveilleux progrès

et où le bonheur se chiffre en euros sonnants et trebuchants

 

 

suzy
28-10-2009, 13:42:20
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imagesun jour, les miroirs ne vous renvoient plus la belle image

d'objet du désir, d'objet de l'amour ou de l'admiration

un jour,on sent que le plus beau est dans le retroviseur

tristesse de l'impasse qui fut un boulevard du monde,

une promesse...

tristesse des projets avortés

des dérapages incontôlés

des râtés incontrôlables

le coeur, fatigué, en finit d'être monomaniaque

simplement parce que vous vous sentez à la traine 

dans une histoire où la deuxième place est de plus

en plus vide

 

et où même une présence absente semble une demande

impossible à remplir

où  les lenteurs vous mènent à plus d'envie

où tout paraît impossible

même le plus simple.

une alchimie se fait un jour

elle parait une évidence, mais non

rien n'est offert, tout se cultive

les difficultés sont là pour être contournées

il est des incertitudes  qui vous empêchent

de prendre votre vie en mains

ajoutées aux imponderables,

et sans une volonté farouche

la vie est un soufflé

 

 

l 'amour ne se demande pas, il se donne

c'est une bataille au quotidien

dont l'enjeu se preserve à deux

l'arbre ne peut être mesuré que quand il est tombé

 

 

 

 

 

suzy
28-10-2009, 09:33:14
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«En avalant les méchantes paroles qu'on ne profère pas, on ne s'est jamais abîmé l'estomac.»
[ Winston Churchill ]

«C'est une belle chose d'être honnête, mais il est également important d'avoir raison.»
[ Winston Churchill ]

«La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes.»
[ Winston Churchill ]


 CoolLangue tirée

«Il n'y a rien de négatif dans le changement, si c'est dans la bonne direction.»
[ Winston Churchill ]

«Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n’y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux.»
[ Winston Churchill ]

«Il ne sert à rien de dire “Nous avons fait de notre mieux”. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire.»
[ Winston Churchill ]

«Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le communisme, ils ont davantage de parkings.»
[ Winston Churchill ]

«Quand on doit tuer quelqu'un, ça ne coûte rien d'être poli.»
[ Winston Churchill ]

«Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
[ Winston Churchill ]

«La vie ? Le voyage vaut la peine d'être fait une fois.»
[ Winston Churchill ]

«Je me satisfais aisément du meilleur.»
[ Winston Churchill ]

«Construire peut être le fruit d’un travail long et acharné. Détruire peut être l’oeuvre d’une seule journée.»
[ Winston Churchill ]

«Il vaut mieux faire l’information que la recevoir ; il vaut mieux être acteur que critique.»
[ Winston Churchill ]

«Si deux hommes ont toujours la même opinion, l'un d'eux est de trop.»
[ Winston Churchill ]

«On ne peut être tué qu’une seule fois au combat, mais plusieurs fois en politique.»
[ Winston Churchill ]

«La grande leçon de la vie, c'est que parfois, ce sont les fous qui ont raison.»
[ Winston Churchill ]

«L’Angleterre s’écroule dans l’ordre, et la France se relève dans le désordre.»
[ Winston Churchill ]

«Je n'ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur.»
[ Winston Churchill ] - Extrait d’un discours à la Chambre des Communes - Mai 1940

«Il est toujours sage de regarder en avant, mais il est difficile de regarder plus loin qu'on ne peut voir.»
[ Winston Churchill ]

«En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, même ce qui est interdit. En U.R.S.S., tout est interdit, même ce qui est permis.»
[ Winston Churchill ]

«Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !»
[ Winston Churchill ] - Extrait d’une Conférence - Mars 1959

«Agissez comme s'il était impossible d'échouer.»
[ Winston Churchill ]

«S’occuper des choses les plus sérieuses du monde n’est possible qu’à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires.»
[ Winston Churchill ]

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

«On vit de ce que l’on obtient. On construit sa vie sur ce que l’on donne.»
[ Winston Churchill ]

«Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement.»
[ Winston Churchill ] - Extrait de discours Discours - 10 Novembre 1942

«La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas.»
[ Winston Churchill ]

«Un conciliateur c'est quelqu'un qui nourrit un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé.»
[ Winston Churchill ]

«Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.»
[ Winston Churchill ] - Extrait d’une lettre à Chamberlain

«Il est une bonne chose de lire des livres de citations, car les citations lorsqu’elles sont gravées dans la mémoire vous donnent de bonnes pensées.»
[ Winston Churchill ]

«Les empires du futur seront spirituels.»
[ Winston Churchill ]

«Le vrai génie réside dans l’aptitude à évaluer l’incertain, le hasardeux, les informations conflictuelles.»
[ Winston Churchill ]

«Quand on obtient d’une chose ce qu’on en attendait, on n’en demande pas plus.»
[ Winston Churchill ]

«Je suis toujours prêt à apprendre, bien que je n'aime pas toujours qu'on me donne des leçons.»
[ Winston Churchill ]

«Un fanatique est quelqu'un qui ne veut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet.»
[ Winston Churchill ]

«Il est meilleur d'être irresponsable et dans le vrai que responsable et dans l'erreur.»
[ Winston Churchill ]

«Quand survient un malheur, il est tout à fait possible qu'il vous évite un malheur plus terrible encore. Et, quand vous commettez une erreur grave, elle peut vous être plus utile que la décision la mieux pesée.»
[ Winston Churchill ]

«La responsabilité est le prix à payer du succès.»
[ Winston Churchill ]

«On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char.»
[ Winston Churchill

suzy
26-10-2009, 17:32:45
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26-10-2009 | Général

L ULTIME BEAUTE

suzy
26-10-2009, 11:49:46
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LE JARDIN EST TOUJOURS AUSSI TOUFFU

IL FAUT DECIDEMENT CHANGER DE JARDINIER

LA RECOLTE DES NEFLES A ETE TRES IMPORTANTE

CERTAINS ARBRES REFUSENT DEFINITIVEMENT DE DONNER DES FRUITS

ET POURTANT JE LES SECOUE REGULIEREMENT

 

 

suzy
26-10-2009, 10:41:49
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LA PLACE GROUILLAIT DE CORPS ET DE VISAGES

PARTOUT REGNAIT UNE ODEUR DE BENJOIN

DE SUEUR

DE SANTAL

ON SE PRECIPITAIT AUX FONTAINES POUR SE DESALTERER

 

LES ENFANTS TRITURAIENT DES CHAPELETS DE JADE

LES FEMMES SCINTILLAIENT DANS LEURS VOILES ET LEURS KAFTANS

UNE ODEUR TENACE DE JASMIN MELE DE MUSC FLOTTAIT SUR LES ETALS

UN CUL DE JATTE QUI  SE GRATTAIT LE DOS A L AIDE D UNE MAIN D IVOIRE

VENDAIT DE L EAU DE FLEUR D ORANGER

 

LA VILLE NOYEE DE SENTEURS SUCREES AVAIT LA TRAME DES SONGES

suzy
23-10-2009, 10:06:06
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19-10-2009 | Général

ARDENT

j attends à la "clé d'or" que tu aies fini ta balade sur le vieux marché en quête d'un objet du bout du monde atterri là,on ne sait comment , ou d'une bonne affaire à qui tu redonnerais une xième vie

le soleil d'automne se fraye un chemin à travers les nuages

je regarde passer les gens

mon oeil est attiré par un homme oiseau affublé d'un pull jaune d'or et de chaussures plastiques assorties... c'est surprenant ces pompes plastoche qu'il a coupées à l'avant pour libérer ses orteils

il s assied près de moi et me gratifie d'un gentil sourire

il m'adresse la parole ensuite, me lançant un phrase, pour le moins surprenante,

"vous, vous souffrez du dos... "

je ne pensais pas que cela se voyait , mais bon...

je reponds qu'en effet, mon dos est un problème , il me parle de sa vie, de son parcours, très ressemblant au mien

cet homme est illuminé de l'interieur, il a des yeux de môme, doux et perçants à la fois

en une seconde il m'a scannée, passée aux rayons x et rencontrée au vrai sens du terme,

il est une arborescence qui mange du ciel et en apporte

je ne sais pas pourquoi il me donne le sentiment du large, de l'Universel tant il semble pétri d'amour et de liberté

tous les abimes qu'il a réussi à contourner ont fait naitre chez lui un bonheur simple et pur comme le bleu azur de ses yeux

il n habite nulle part, itinérant, il semble n'avoir aucune nostalgie des dependances de notre Monde

c est curieux comme sa présence me fait du bien

je lui demande son prénom

 A R D E N T

son prenom est aussi rare que lui, pas etonnant

Je lui demande ce qui le rend si libre , il me dit qu'il a un jour rencontré une femme fée qui en même temps qu'elle lui massait le dos l'a debarrassé de "son enfant interieur" et le voilà heureux et se regalant de chaque moment de sa vie

il n y a jamais de hasard

tu reviens, on dit au revoir à Ardent et nous allons visiter une exposition de peintures

curieux thème : des petites femmes enfermées dans des berceaux

je reviens le dire à Ardent

 

 

 

 

suzy
19-10-2009, 12:25:36
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suzy
16-10-2009, 17:49:04
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imagesj'aimerais t'apprendre l'anglais

l espagnol

comment on fait le couscous marocain

et les boulettes du vendredi soir

j'aimerais t'apprendre les traditions

que nous avions là bas

dans ce pays solaire où tout était  pretexte à faire la fête

où les enfants n'allaient pas en crèche

ni les vieux en hospice

la culture se transmettait sans livres, juste dans l'affection

 

j'aimerais t'apprendre

la musique de chez nous

l'odeur du jasmin et de la fleur d'oranger

j'aimerais te raconter mon enfance

et les couchers de soleil

sur les palmeraies

j'aimerais t'apprendre

comment on regarde les cakes

gonfler au four et devenir ambrés dans des effluves vanillées

j'aimerais avoir avec toi des moments

de bonheur

des instants privilégiés

où tu te cacherais dans mes jupes

j'aimerais que nous ayions nos petits secrets

j'aimerais que tu viennes chez moi

et que tu connaisses tous les recoins de mon appartement

mais combien de temps faudra t il attendre

combien de batailles faudra t il mener

en aurais je le temps?

suzy
16-10-2009, 12:17:42
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15-10-2009 | Général

FAIRE AUMONE

la tempête de mes elans ne renverse plus que moi

et les ondes de mes silences ne se disent plus les plaisirs à venir

suzy
15-10-2009, 15:51:57
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Les citations de Tristan Bernard

«Les femmes qui savent se défendre sont surtout celles qui ont été beaucoup attaquées.»
[ Tristan Bernard ] - Corentin

«Il n’y a rien qui permette de condamner un gastronome, tant qu’il ne va pas jusqu’à l’indigestion.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait des Souvenirs et anecdotes

«Nos besoins de haine sont satisfaits, mais nos besoins d’amour restent inoccupés.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait des Souvenirs et anecdotes

«An : un élément du fardeau du vieillard.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«L’art dramatique, c’est une science exacte dont on ignore les données.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait des Saillies et rosseries

«Abri : l’orage lui amène des clients.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Age : ne reste pas longtemps ingrat.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Les femmes, au rebours des hommes, sont rarement disposées à ajourner les démarches. Les hommes détestent ataviquement les résolutions à prendre.»
[ Tristan Bernard ] - L’enfant prodigue du Vésinet

«C’est très délicat, la garde d’un amant. C’est aussi compliqué que la garde et l’éducation d’un enfant.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait des Secrets d’Etat

«Un véritable ami exerce un pouvoir de destruction instinctivement systématique sur tout ce qui n’est pas son amitié.»
[ Tristan Bernard ] - Dictionnaire humoristique de A à Z

«Dès que l’on a un peu joué, on se sent moins esclave de l’argent.»
[ Tristan Bernard ] - Auteurs, acteurs, spectateurs

«Je ne croyais pas que l'ennui put être si cruel.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait d' Aux abois

«Que de gens ont raté leur affaire, parce qu’ils ne se sont pas contentés d’être malins, et qu’ils ont voulu faire les malins !»
[ Tristan Bernard ] - Extrait des Souvenirs et anecdotes

«La mort, c'est la fin d'un monologue.»
[ Tristan Bernard ] - Le satyre intermittent

«Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait d' Un mari pacifique

«Tout s'arrange, le plus souvent, en ne s'arrangeant pas.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait d' Un mari pacifique

«Notaire : arrive souvent au dernier acte.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Faut-il cesser d'être vertueux parce qu'il y a des hypocrites ?»
[ Tristan Bernard ] - Journal des vélocipédiste

«Rien ne ressemble plus à un innocent qu'un coupable qui ne risque rien.»
[ Tristan Bernard ] - L’enfant prodigue du Vésinet

«Il y a beaucoup d'hommes, quoi qu'on en dise, qui ne se vantent pas de leurs victoires, mais toutes les femmes racontent leurs défaites.»
[ Tristan Bernard ] - Deux amateurs de femmes

«Beaucoup de divorces sont nés d'un malentendu. Beaucoup de mariages aussi.»
[ Tristan Bernard ] - Les petites curieuses

«Une femme qui n'est pas sincère ressemble rudement à une femme qui l'est vraiment.»
[ Tristan Bernard ] - Le flirt ambulant

«Il est si simple de décider avec soi-même que les blessures d'amour-propre ne comptent pas. Elles ne font souffrir que si l'on veut bien.»
[ Tristan Bernard ] - L’affaire Lacier

«C'est vraiment difficile à dire aux gens qu'on les aime... quand on les aime vraiment...»
[ Tristan Bernard ] - Monsieur Codomat

«Le mensonge et le silence arrangent bien des drames de famille.»
[ Tristan Bernard ]

«Philosophe : c'est un nom que se donnent dans le monde les gens qui évitent de penser.»
[ Tristan Bernard ] - Extrait de ses Mémoires d'un jeune homme rangé

«C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.»
[ Tristan Bernard ] - Sur les grands chemins

«Les idées s'accordent beaucoup mieux entre elles que ne le font les hommes.»
[ Tristan Bernard ] - Souvenirs et anecdotes

«Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.»
[ Tristan Bernard ] - Rires et sourires

«Elle avait un nez si grand que lorsqu'on l'embrassait sur les deux joues, on avait plus vite fait de passer par derrière.»
[ Tristan Bernard ]

«La gloire de l’acteur, comme la beauté d’une femme, ne perd rien de sa grandeur du fait qu’elle est périssable.»
[ Tristan Bernard ] - Dictionnaire humoristique de A à Z

«Je n’ai aucune espèce de joie à faire le bonheur des gens qui ne me plaisent pas.»
[ Tristan Bernard ] - Jules, Juliette et Julien

«La coutume des voyages de noces a ce grand avantage qu’à des jeunes gens qui souvent se connaissent peu, la variété du décor et les divers incidents de la route fournissent tout naturellement des sujets d’entretien.»
[ Tristan Bernard ] - L’enfant prodigue du Vésinet

«Entracte : vide les baignoires, remplit les lavabos.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Conseil : cadeau bon marché.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Gond : limites du sang froid.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Echo : manque un peu d’esprit de repartie.»
[ Tristan Bernard ] - Mots-croisés

«Ah ! Que ne suis-je riche, pour venir en aide au pauvre que je suis !»
[ Tristan Bernard ] - Le fardeau de la liberté

«Ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous.»
[ Tristan Bernard ] - Deux amateurs de femmes

«C'est aussi bête de mépriser l'argent que de l'adorer.»
[ Tristan Bernard ] - Le poil civil

 

suzy
15-10-2009, 15:10:13
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poupée...

JE SUIS UNE POUPEE QUI NE FONCTIONNE PLUS TOUTE RACCOMMODEE, BONNE POUR LE SURPLUS TOUS LES MEMBRES SE MEURENT MAIS LE DESIR DEMEURE JE SUIS UNE POUPEE QUI SUR UN LIT S ECHOUE LORSQU ELLE A ABUSE DES DELICES DE CAPOUE JE SUIS UNE POUPEE QU ON TRAINE DANS LA BOUE ET QUE DE CICATRICES ET DE LARMES ON TATOUE JE SUIS UNE POUPEE FAITE DE FAUX SEMBLANTS ET QUI DOIT SA SURVIE A TOUS LES STIMULANTS JE SUIS UNE POUPEE TOTALEMENT ABIMEE MAIS QU IL NE FAUT PAS A TORT MESESTIMER LE CORPS ET L ESPRIT SON EN DICHOTOMIE ET JE REVIS PARFOIS JUSTE EN UNE ALCHIMIE

Suzy/Salomé a exposé entre Cioran et Moreau

au Smouss Café en hiver 2005, au Smouss café, rue du marché au charbon, 112, à Bruxelles (1000). merci à ceux qui sont venus. Certaines toiles sont encore à vendre. Suzy dit: Je peins sans me soucier de technique, en rêvant à des harmonies violentes je peins en laissant les couleurs faire échos aux mots je peins avec tout ce que je trouve : des bouts de bois, mes doigts, des cartes de banques je peins pour être libre de m'étaler sur du papier ou une toile en maîtresse absolue du labyrinthe des mystères je peins pour que le songe l'emporte sur la raison la peinture est la traduction poétique d'une langue secrète, inconnue , qui a les nostalgies de l'âme je peins comme une nomade exilée et je touche ainsi l'espace comme si je marchais dans la rosée il est essentiel pour moi d'aller informer mon regard ailleurs, pour mieux revenir à la lecture des grands textes, après avoir appris lentement à contempler d'autres formes d'expression. Je ne sais plus qui avait dit "J'aurais beau répéter sang du haut en bas de la page, elle n'en sera pas tachée, ni moi blessé". Mais c'est justement ce genre de regard sur la littérature et l'innocuité apparente du maniement plastique du langage qu'il faut parvenir à contrer. Je cite Henri Michaux : "la littérature traîne un peu derrière les arts plastiques et la philosophie, c'est peut-être qu'elle est gênée par ses formes. La lisibilité serait pour elle ce qu'est en architecture la contrainte de l'habitabilité. Pourtant je me sais quelque part anti-moderne, je sens que je peux créer quelque chose aujourd'hui, malgré tout. Que ce sera, si j'y arrive, beaucoup plus profond, beaucoup plus subversif, en ayant conservé les formes anciennes. J'aimerais bien saper tranquillement quelques bases, quelques idées reçues du langage cuit, mais à mon rythme, avec l'air de ne pas y toucher" On a perdu l'habitude du papier, de ce toucher sensuel et puissant de cette liberté de laisser couler l'encre sans les entraves de l'écriture pour arriver à une écriture automatique, à une expression totale du moi Je peins sans technique, sans aucune règles, je peins comme je vis ou comme je cuisine : avec mes tripes ! » « Je peins donc je vis » © Salomé

Mes liens et déliens...

d'autres liens pour délier...

pour les femmes qui aiment trop

Petite fille-émotion, au sourire falaise ton amour-dévotion crée parfois, un malaise ils ne comprennent pas, ceux à qui tu fais peur que l'enfance ne fut pas ce que tu eus de meilleur ecartelée tu fus entre père et puis mère le dossier est touffu la solitude amère les départs impromptus de la maman aimée et les flèches pointues dans le coeur, arrimées petite fille-émotion au sourire falaise ton amour dévotion peut créer un malaise tu voudrais des enfants tu voudrais un mari un foyer triomphant pas une loterie mais l'amour est mirage à qui veut le clouer il peut devenir cage pour partenaire muet un jour petite fille, un jour relevant le défi, viendra le grand amour il te ressemblera, cet inconditionnel il sera Nicolas et toi sa Pimprenelle pour l'instant, jolie fée emballe les jouets l'orphelinat t'attend on ne peut que louer tes qualités de coeur ouvre grande ta porte, il est là le bonheur celui que tu mérites petite fille prosélyte qui pour l'amour milite exhorcise les pensées tristes

juste au dessus

graffiti sur mur (c) Dominique COSTERMANS: http://www.lomography.com/homesDeLuxe/shots.php?cid=836013&ref=search

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Flamenco, sons chauds pour galbes dorés

Mon Antre

mon antre, accrochée entre terre et ciel mon antre, écran géant sur les toits de Bruxelles mon antre, aux soirs de douce folie tu sens l'herbe, l'amour ou la mélancolie mon antre, entrelac de mains, de regards et de pas mon antre, comme une barge pour ceux qui sont en marge et veulent prendre le large toutes voiles bordées mon antre, où les amours se plaisent à déborder mon antre, enveloppante comme une mère sicilienne mon antre, où l'on sort et l'on entre au gré de tous les vents mon antre, consolatrice comme une corne d'abondance thé à la menthe au miel , fleur d'oranger, encens mon antre, tout en lumière au coeur de nos pénombres.

Suzanne by leonard Cohen

Suzanne takes you down to her place near the river You can hear the boats go by You can spend the night beside her And you know that she's half crazy But that's why you want to be there And she feeds you tea and oranges That come all the way from China And just when you mean to tell her That you have no love to give her Then she gets you on her wavelength And she lets the river answer That you've always been her lover And you want to travel with her And you want to travel blind And you know that she will trust you For you've touched her perfect body with your mind. And Jesus was a sailor When he walked upon the water And he spent a long time watching From his lonely wooden tower And when he knew for certain Only drowning men could see him He said "All men will be sailors then Until the sea shall free them" But he himself was broken Long before the sky would open Forsaken, almost human He sank beneath your wisdom like a stone And you want to travel with him And you want to travel blind And you think maybe you'll trust him For he's touched your perfect body with his mind. Now Suzanne takes your hand And she leads you to the river She is wearing rags and feathers From Salvation Army counters And the sun pours down like honey On our lady of the harbour And she shows you where to look Among the garbage and the flowers There are heroes in the seaweed There are children in the morning They are leaning out for love And they will lean that way forever While Suzanne holds the mirror And you want to travel with her And you want to travel blind And you know that you can trust her For she's touched your perfect body with her mind.

Made in Thaïland

Le "Girly's bar" est éclairé comme un arbre de Noël des bouquets de filles y sont "exposés" à toutes heures d'aucunes jouent au billard pour tromper l'ennui et d'autres attendent vaillamment le client en hèlant le sempiternel "hello, where do you come from?" aux murs pendent des mosaiques d'ardoises annonçant les prix des cocktails et des alcools divers. Il est 19h, l'heure sacrée du happy hour. Assise dans un coin, j'observe les couples qui se forment: Ca pue la bière et l'eau de cologne bon marché. à Pattaya, dans les bars, la laideur masculine semble remporter tous les suffrages : barriques à bières, machos poilus à chemise ouverte sur chaine en or, chauves ayant largement passé la date de péremption, tatoués gras et vulgaires à souhait, bouseux de tous pays, maigrichons en short et chaussures à soquettes. Toute cette triste faune trouve son compte au Girly's Mamasan veille, dès qu'un de ces messieurs enlève une petite poupée thai pour le plaisir, il paie un "bar fine" proportionnel au temps qu'il passera avec elle, triste supermarché du sexe. Les filles sont parfaitement drillées pour faire croire à leur client qu'il est le plus beau, le plus extraordinaire et qu'elles ne vont pas tarder à tomber amoureuse Après une longue abstinence sexuelle et affective, les farangs sont prêts à croire n'importe quelle baliverne . Certains destins basculent dans ces bars. ici, plus que dans un tripot , on a l'impression d'être dans une surboum des années 80, on danse, on flirte, on se tripote, on discute, les filles rient à gorge déployée : ambiance ado assurée....Si on ne se comprend pas toujours, on connait d'autres langages ! Dans deux heures, il y aura le spectacle des katois , ces impressionnants transexuels qui vont venir se trémousser et survolter l'atmosphère. Les appareils photos vont cliqueter et les katois pourront faire la manche pour payer leurs nombreuses opérations esthétiques de transformation. Pour ne rien perdre, Mamasan a installé dans le coin gauche du bar ouvert sur la rue, une boutique qui fait agence de voyages et pourvoyeuses de faux diplômes payants: ici, tout s'achète, tout se monnaye . Vous ne voulez pas de fille, pas de diplomes usurpés, alors dans le fond, vous trouverez la dernière montre gucci ou dior à la demande A la nuit tombée, les marchands des quatres saisons, viennent avec leurs carioles proposer des victuailles, des vêtements ou toutes sortes d'objets hétéroclites alors l'odeur de bière fait place au fumé des barbecues ambulants "J'entends siffler le train" passe en boucle, en thai, un régal... La nuit s'éclaire de leurs lampes à pétrole et le coeur de la vraie vie souterraine commence à battre.

id-entité(s)

quand la nuit descend sur ma peau, comme une coulée de lave, quand les étoiles desertent mes territoires, je lis de la poésie, je me promène dans les jardins de l'alhambra, le murmure des fontaines , dans les patios, et la terre qui s'ouvre pour recevoir mon enfance meurtrie je vis la poésie, quand je pense à notre inséparable trio judéo-arabo-catho dans la fraicheur des citronniers, où nous partagions nos doux secrets; à ma grand mère judéo arabe au foulard serré, je lis dans mon coeur l'humanité captive et son souffle entravé me déchire les tripes, lorsque la clameur se lève à naplouse, comme la colère du peuple dépossédé, j'attends le silence, écho du poème balbutié par des mourants qu'un wagon plombé traine vers le crépuscule du monde...

contraires bigarrés

la passion des couleurs ou la couleur des passions...?

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