28/07/2005

lettre ouverte à emmy, piclune, edith

l'important n'est pas de sortir du labyrinthe mais d'en atteindre le centre. Non pas de fuir la société mais de la réduire à ce qu'elle est : une fiction nécessaire. Elle règne partout, se confondant avec les comédies de pouvoir et les puissances si trompeuses!
Elle semble avoir été créée pour justifier le morne combat des passions , le jeu des volontés
 
la hierarchie et la loi accréditent l'illusion de sa réalité abstraite
 
j'ai l'impression parfois que TOUT procède de la peur et de l'espérance
 
la faim boulimique, la haine, l'avarice, l'orgueuil , la pitié expriment notre impuissance à vivre en nous et hors de nous
 
Alors , ceux qui aiment écrire peuvent abolir le lien imaginaire avec le monde pour substituer à la répétitions des rôles, aux bruits des actes, une société impossible qui serait l'écriture
 
le livre qui ouvrirait une communauté perdue
 
non pas le livre, vie congelée, promesse d'un rêve supérieur à notre existence, non pas celà
juste un espace vivant, sonore et mobile, feu de nos ardeurs, palpitation de nos souffles
 
un livre enclos en nous comme une lave, que l'on n'écrirait pas pour accroitre son exil mais au contraire trouver ce lien inavoué, cette eternité possible : l'enfance non plus rêvée mais retrouvée conquise comme la soif de connaitre et l'ivresse du départ
 
merci d'attiser en moi ces envies
merci à toi
merci à Piclune
merci à Edith

22:28 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

ohhhhhhh putain que t'écris bien, toi, la vache, c'est bon, j'ai pas tout compris mais merrtt, c'est vachement intelligent... putain, pourtant, avce ta photo de cow girl, on aurait cru que t'écrivais des Harlequin mais putain, j'me suis trompée...









(merci à toi, vraiment, ma mouna)

Écrit par : Emmilady | 29/07/2005

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