11/09/2005

LES PASSANTES...

ton regard s'est posé sur les tasses et les cendriers, avide de retenir un point qu'étancherait ta soif d'envelopper ton
 
visage qui brûlait lentement
mais là, dans ce café où, comme chaque jour, les hommes jouent la morne comédie du bonheur, les tables, les murs, les vitrines illuminées deviNrent les éléments d'un décor dont tu t'es senti presque exclu
 
ton regard a arpenté la  solitude des grands yeux effarés, a dénudé les corps immobiles , puis a soudain glissé sur la peau et les épaules d'une jeune fille au sourire ironique, mais elle s'est aussitôt détournée de toi avec une douceur étranger, une sorte de lassitude, puis elle est repartie
 
 
je t'ai  observé de loin  , tu m'attendais, mais je n'avais rien de plus à te donner que cette passante, RIEN 
 





16:57 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... Toi, qui patientes sans te voir...

Écrit par : Mil | 12/09/2005

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