18/10/2005

les mangeurs d etoiles

sous la lune bleue endormie sur la grève,trois monstres déambulent accrochés à leurs échasses:
le premier à la langue turquoise, fluorescente et bifide, il avale des étoiles
ses yeux sont deux auréoles purpurines, les deux autres  monstres sont copies couleurs qui lui emboitent  le pas
 
La nuit est habitée de fantômes en transe ; ils se trémoussent sur le sable en avalant des pilules roses bonbon
 
les cafés néons glissent vers la mer tentaculaire
 
sous la dune, des corps s'étirent , ombres irréelles plantées dans des sables mouvants et disparaissent engloutis dans le ressac nocturne
 
le coeur d'IBIZA a des extrasystoles, des arythmies incongrues
 
le sol vacille jonché de cadavres de bouteilles et de capsules muticolores qui ondulent en scratchant les vynils
 
"ESTAMOS AQUI EN IBIZA"
 
un vieillard gris descend en trombe d'une harley customisée; à l'arrière une barbie sur le retour
dégringole dans une robe transparente qui laisse apparaitre en corps prédécomposé
 
il neige des flyers
 
les mecs en collant pailletés se ramonent le gosier en sirotant des coronas citron
soirées mousse, courses aux DJ fashion, tourbillon incessant
on peut "vivre" ici 24H sur 24 sans entrer dans son lit, soirées , after et after after
 
paradis décadent aux musiques metalliques
 
sur les routes les nuits sont blanches et rouges
des cadavres attendent tripes dehors 
c'est la fin du voyage

09:43 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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