09/11/2005

la femme fantôme au theatre de poche

Nora, immigrée

Emmeline, française, Européenne (être humain)

Suzy Juive arabe teinte en blonde pour masquer sa différence, immigrée

Arvind, Indien immigré

tous déchirés devant la femme fantôme qui vit là quelque part en nous.

Journaliste ayant commis le crime de "faire son boulot" et qui voit sa famille décimée juste parce qu'elle a osé!

alors il y a la convention de JE REVE , celle qui soit disant va faire respecter les droits de l'homme, permettre une demande d'asile

NO FUTURE

Le pays d'acceuil devient pays d'écueils

et la femme fantôme vous jette à la gueule toutes les réalités ignorées et renvoyées bien édulcorées par les medias

un chemin de DAMAS où règnent brimades, sarcasmes, attitudes dégradantes de petits fonctionnaires de l'immigration qui mettent en doûte le meurtre de toute une famille et le viol collectif en représailles des articles critiquant le régime du pays

la femme fantôme est baillonnée dans l'anonymat des centres de détention , victime *d'humiliations de cruautés et de perversités en tous genres inhérentes à son statut, ou

devrais je dire à son non-statut

en butte à tous les clichés, à toutes les ignorances

La femme fantôme vient du soleil, de la lumière, d'un continent de luxuriance, dont les colons ont tiré largement partie,mais ne sont pas prêts à "renvoyer l'ascenseur"

"au clair de la luuuune, mon ami pierrot"

elle est gazelle plantée sur une scène d'ombre et de barbelés, elle subira la loi de la jungle

des percussions -persecussions lui donnent la réplique

elle cherche la lumière, mais ne la trouvera jamais, elle n'a plus de racines et on lui coupe les ailes

"viol au dessus d'un nid de coucous"

fermer les yeux, les oreilles, les frontières

vivre et laisser mourir

"nous sommes tous les métèques de quelqu'un"



09:59 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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