04/01/2006

ma fille

mon amour, ma fille
 
 
tu as dit ton oraison le coeur anesthesié au xanax,  comme un petit automate diaphane, ta voix était blanche et tes paroles déchirées par le vent, sans echo
 
devant le gazon fumant tu tremblais comme une feuille
ton amoureux t'observait à distance pret à t'entourer de ses bras
si présent , si tendre et si discret à la fois
 
ta petite soeur regardait le sol
on ne voit pas, on n'imagine pas les ombres qui traversent le coeur
d'une adolescente
 
soyez protégées, mes douces...
 
j'avais 18 ans quand mon père est parti
devant ma tristesse, maman m'a envoyée en vacances
billy était là, comme un petit papa clandestin
un père adolescent
 
ce garçon juif que mon père souhaitait pour perpetuer la race
un ange d'appoint
qui m'a offert le plus beau des cadeaux : toi, ma fille
 
nous n'étions pas fait pour nous entendre
mais cela n'enlève rien à ses qualités
 
que la sérenité soit sur nous tous

11:38 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

A la mère, à la fille... ... que notre amour appaise votre douleur... la vacuité des mots est totale face au deuil.

Écrit par : Caroline | 04/01/2006

et hier soir, ils riaient, sincèrement bons et sains, douleur en pause, partage en prose.

Écrit par : Milady | 05/01/2006

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