29/04/2006

frères humains

kabyles enfermés dans les églises  

 hommes des pays lointains

du temps béni des colonies

joueurs de kora, de houd , de derbouka

éboueurs de bruxelles

apatrides de pont à celles

polonais arrimés à des vieilles camionnettes

bourrés de bière pas cher, voués aux oubliettes

 

rescapés de franco, transfuges de salazar

vous êtes là par besoin, ce n'est pas le hasard

qui vous a déportés

loin de la liberté

 

vous êtes épiés, surveillés , houspillés

simplement sans papiers

vous etes de la ville

la ville de votre exil

vous etes de sa vie

même si l'on vous renie

 

 

 

17:00 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Joli poème J'aimerais traduire ce poème en néerlandais et le mettre sur mon blog. Est-ce possible?

Écrit par : Guido | 05/05/2006

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