30/04/2006

L AUTEUR DU SIECLE , UN BORIN

Discours de Marcel Moreau -
Prix Wepler-Fondation La Poste 2002

édition du 5 décembre 2002

Pardonnez-moi, je n’ai pas d’éloquence naturelle, surtout dans l’émotion. D’habitude, dans l’émotion, mon coeur se débrouille avec son petit vocabulaire d’analphabète. En ce moment, je lui envoie du renfort. Je l’associe à tous mes organes. Ils l’ont bien mérité, entre autres les sans-grade. Voilà quarante ans, quarante livres que je leur donne la parole, ou qu’ils la prennent. Je suis entré en écriture par un putsch viscéral de cet ordre, ou de ce désordre, à en ébranler ma raison. Ma raison en fut ébranlée, mais pas mon amour des mots. Que ces voix éraillées des tréfonds aient pu ici et là, faire ?uvre polyphonique, je n’en reviens toujours pas.

Photo de Marcel Moreau faisant un discours.

Je n’avais jamais reçu de récompense en France. Pour Quintes, mon premier livre, dont le succès eut pour détonateur Alain Jouffroy et pour parrainage Jean Paulhan et Simone de Beauvoir, on m’attribua le Prix des Enfants terribles, fondé par Jean Cocteau. Mais il me fut retiré aussitôt. On s’était aperçu que j’avais un an de trop selon les statuts. C’est dire si le vote qui s’est porté aujourd’hui sur mon nom me touche. Car j’ai atteint l’âge de penser qu’étant donné ce que j’écris, par les temps qui courent, s’il faut du courage pour me lire, il en faut davantage pour m’élire. J’ai ce soir, envers celles et ceux qui viennent de distinguer Corpus Scripti, ce que j’appellerai " la reconnaissance du ventre. " Qu’on ne s’y trompe pas. Cela n’a rien de vulgaire, ni de profane. Le ventre est un mot et une réalité que ma passion d’écrire a su charger d’un sens si vertigineux que lorsqu’il est reconnaissant, comme maintenant, c’est aussi beau qu’un jouir. Je crois avoir fait souvent l’impossible pour ramener la puissance du langage dans les abîmes du corps. L’affaiblissement du Verbe, sa frivolité, sa cristallisation en slogans, en facteurs de conditionnement, son usage à des fins purement mercantiles, voilà, à mes yeux l’ennemi, voilà la névrose. Et la névrose commence déjà là où l’homme manque du pouvoir ou de l’audace de mettre des mots vrais sur les affolements de son identité. Je vous remercie, Mesdames, Messieurs, d’avoir prêté attention de cette manière à mes démons et à leurs tentatives. Grâce à vous on saura peut-être un peu mieux qu’ils n’avaient pas que le mauvais en eux, et en littérature. C’est très sentimental, ce que je dis là. Marcel Moreau

16:58 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

marcel moreau

simple et beau comme ne peuvent l'être que ceux qui n'ont pas besoin de plaire

 

est venu cet après midi visiter une petite librairie de quartier qui porte le nom d'un de ses livres

"kamalalam", rue du fort à saint gilles

 

 

 

16:54 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/04/2006

frères humains

kabyles enfermés dans les églises  

 hommes des pays lointains

du temps béni des colonies

joueurs de kora, de houd , de derbouka

éboueurs de bruxelles

apatrides de pont à celles

polonais arrimés à des vieilles camionnettes

bourrés de bière pas cher, voués aux oubliettes

 

rescapés de franco, transfuges de salazar

vous êtes là par besoin, ce n'est pas le hasard

qui vous a déportés

loin de la liberté

 

vous êtes épiés, surveillés , houspillés

simplement sans papiers

vous etes de la ville

la ville de votre exil

vous etes de sa vie

même si l'on vous renie

 

 

 

17:00 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

frères humains

 

kabyles enfermés dans les églises  

 hommes des pays lointains

du temps béni des colonies

joueurs de kora, de houd , de derbouka

éboueurs de bruxelles

apatrides de pont à celles

polonais arrimés à des vieilles camionnettes

bourrés de bière pas cher, voués aux oubliettes

 

rescapés de franco, transfuges de salazar

vous êtes là par besoin, ce n'est pas le hasard

qui vous a déportés

loin de la liberté

 

vous êtes épiés, surveillés , houspillés

simplement sans papiers

vous etes de la ville

la ville de votre exil

vous etes de sa vie

même si l'on vous renie

 

 

 

17:00 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2006

citation du jour piquée sur archimago's blog

"a human being should be able to change a diaper, plan an invasion,
butcher a hog, conn a ship, design a building, write a sonnet, balance
accounts, build a wall, set a bone, comfort the dying, take orders,
give orders, cooperate, act alone, solve equations, analyze a new
problem, pitch manure, program a computer, cook a tasty meal, fight
efficiently, die gallantly. Specialization is for insects. "

- Robert A.Heinlein
 
VOILA UNE BELLE LECON D HUMILITE

16:16 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

MOREAU

paroxyme des secousses

tectonique des mots charnels

fulgurance, lave brûlante

sur mon corps

corpus scripti, corps verbal

corps à corps tellurique, apocalyverbique

 

mots incarnés, gouleyants ou râpeux

escrimaux déifiés glaçant le silence

vertige des phrases vrillées dans la brume nasillarde

nauséabondimots, puissance incandescente extirpée des abimes

morale des épicentres

sacrisimots athéisés comme des chairs purulentes

dénués de leur gangue, enfin libérés

 

MARCEL MOREAU SIGNERA SON NOUVEL OUVRAGE CE SAMEDI A BRUXELLES AUX QUARTIERS LATINS

PLACE DES MARTYRS A 15H

 

16:04 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2006

le carrousel

le temps passe, tout recommence

les larmes salent nos  joues

le chagrin est une soupe au sel

qui laisse un creux à l'estomac

 

rien de grave!

juste un peu exténuant

recurrent

 

on est programmé depuis la naissance

de bébé pratique

on devient femme"vaguement amoureuse"

le flou est bénéfique  aux etats sentimentaux

 

et le carrousel continue de tourner de plus

en plus vite jusqu'à l'essoufflement...

11:18 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/04/2006

fairy tale

ils sont tout près d'une autre vie. Ca ne fait pas le moindre doûte. Une vie toute repeinte en rose qui sent le neuf

 

une vie qu'on toûche presque du bout des doigts...

les projets y volent déjà et l'air est ample

 

se quitter soi même, n'est ce pas la manière de tout quitter?

abandonner cette vie morte que l'on n'aime plus

mais comment faire,

RENCONTRER UN ANGE

un vrai avec de la douceur et de la violence

un ange qui vous enlève de tout, sans pour autant trop vous attacher à lui

voilà, c'est ça un ange

Aérien

Respectueux

Noué à l'éternité

Oh  oui, une moitié

"qui est celle qui monte du désert appuyé sur son bien aimé.."(cantique des cantiques)

14:57 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

YEHUDI MENUHIM

"the violin, through the serene clarity of its song, helps to keep our bearings in the storm, as a light in the night, a compass in the tempest, it shows us a way to a haven of sincerity and respect."
Yehudi Menuhin

c'était hier l'anniversaire de sa mort

cet homme immense d'humanisme et de talent a marqué toute une époque et laissé en héritage une merveilleuse ecole de violon à londres ,

il est enterré dans la cour et se réincarne dans des petits musiciens en herbe auxquels il a donné le bonheur de le perenniser

 

"il faut toujours que de la tête au coeur, l'itinéraire soit direct"

 

14:40 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/04/2006

à toi

Une petite flamme
au fond d'un coin de moi
sombre et perdu
qui n'a jamais connu la lumière
dessins d'ombres comme des caresses
douce chaleur diffuse lentement
tout autour le tourbillon
en plein centre la fragilité la force

16:06 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2006

ausencia

quand la musique se tait

que la salle se vide

il reste ton absence

comme une cicatrice

un instant révélée

11:21 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2006

le cauchemar de darwin, hier sur la 2

On achève bien les poissons. Le cauchemar de Darwin, sorti en salle mercredi 2 mars en France, est la dernière réalisation de l’Autrichien Hubert Sauper, qui s’était fait connaître du grand public avec Kisangani Diary’s, en suivant le périple de réfugiés rwandais au Congo. Cette fois-ci, Hubert Sauper part explorer la réalité chaotique des rives du lac Victoria en Tanzanie, où un poisson d’exportation, apporté par les Européens, a ravagé la faune et dont la production sert de monnaie d’échange contre des armes. Habilement construit, ce documentaire récompensé par plusieurs prix, s’offre comme l’allégorie d’une aberrante mondialisation où les armes transitent via Mwanza, tandis que les filets de perche partent pour l’Europe.

La « Perche du Nil » antéchrist européen du lac Victoria

Il y a encore une cinquantaine d’années, la région des Grands Lacs, riche et fertile, offrait une exceptionnelle vie sauvage faisant la fierté de ses parcs nationaux. Dans les années soixante pourtant, la « Perche du Nil » fut introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. Ce prédateur vorace a ravagé en quelques années tout un écosystème, en décimant peu à peu toutes les autres espèces aquatiques. De son développement rapide est apparu un commerce florissant voué dans sa totalité à l’importation européenne, alors que la population locale tente de survivre avec moins d’un euro par jour. C’est à partir de ce constat que le réalisateur autrichien rebondit sur la question d’un trafic alimenté par les Européens, qui échangent autant de tonnes d’armes et de munitions que de poisson qu’ils importent. Hubert Sauper a choisi d’illustrer ainsi toute l’aberration d’un nouvel ordre mondial darwiniste, où la loi du plus fort est toujours la meilleure.

« Le cauchemar de Darwin » est un véritable coup de force lorsque l’on songe aux conditions périlleuses dans lesquelles le projet cinématographique de Sauper (son plus long métrage jusqu’à présent) a été réalisé. Un film tourné dans une inconfortable clandestinité, nourri de patience et payé en pots de vins, puisque le documentariste et son compagnon de route ont dû cacher leur activité devant les autorités. Et pourtant la caméra porte un oeil qui a su saisir l’intimité de ces quelques « personnages », sorti de leur anonymat pour devenir le temps d’un documentaire les visages d’acteurs, témoins, ou victimes d’un cruel théâtre.

Galerie d’acteurs du réel

Ils sont aviateurs ukrainiens, prostituées tanzaniennes, ex-militaire, artiste-peintre, enfants des rues, industriels locaux, pêcheurs ou délégations institutionnelles zélées. Autant d’individus dont on connaît, le temps d’un récit, les prénoms, et qui évoluent au milieu d’une valse funèbre, celle des démons de l’Afrique : famine, VIH, massacres. La construction du Cauchemar de Darwin, qui offre intrigue et rebondissements, témoigne d’une véritable évolution dans la narration et évite de tomber dans l’écueil du simple didactisme. Le regard du cinéaste qui ne perd pas de vue l’essentielle question du trafic d’armes, réussit à s’attarder avec pudeur sur la complexité d’un cruel système, où victimes et bourreaux finissent par se confondre, au rythme de la caméra, dans un identique désespoir.

hier sur la 2 belge, "le cauchemar de darwin"

après avoir vu ça, on rit, quand les etudiants parlent de conscientisation politique à propos du cpe

les dangers de la mondialisation toûchent largement les plus pauvres

et qui s'en soucie?

qui se soucie du DARFOUR, du TCHAD, de la TANZANIE?

 

La perche du nil, introduite dans la région des grands lacs

a définitivement vidé le lac victoria de sa faune et de sa flore

 

pendant que les pecheries se remplissent les poches

les paysans meurent de faim  et se contentent des dechets de poissons que l'europe et l'asie leur donnent généreusement

 

les illyouchines viennent chargés d'armes et repartent avec des cargaisons de perche du nil : pas de petits profits

et comme a dit un pilote russe

on donne des armes aux enfants africains

et du poisson aux européens

 

c'est ça la conscience politique??

 

10:56 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/04/2006

mort d'un ado

 dans quel monde vivons nous où une vie est sacrifiée pour un mp3?

 

dans quel monde vivons nous où dans une gare on tue dans l'indifférence?

 

 

 

18:39 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

femme noire de léopold sedar senghor

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains

de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.


Extrait de
" Oeuvres Poétiques"
Le Seuil

18:26 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lily

LILY
paroles et musique: Pierre Perret

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu'on était égaux, Lily
Au pays d' Voltaire et d'Hugo, Lily
Mais pour Debussy, en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distingo!

Elle aimait tant la liberté, Lily
Elle rêvait de fraternité, Lily
Un hôtelier, rue Secrétan,
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des blancs

Elle a déchargé les cageots, Lily
Elle s'est tapé les sales boulots, Lily
Elle crie pour vendre les choufleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur.

Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lily
Elle (ne) se laissait plus prendre au piège, Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents...
Ils auraient été trop contents!

Elle aima un beau blond frisé, Lily
Qui était tout prêt à l'épouser, Lily
Mais la belle-famille lui dit: "Nous
N' sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on (ne) veut pas de ça chez nous..."

Elle a essayé l'Amérique, Lily
Ce grand pays démocratique, Lily
Elle (n')aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir.

Mais dans un meeting à Memphis, Lily
Elle a vu Angela Davis, Lily
Qui lui dit "Viens, ma petite soeur,
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur."

Et c'est pour conjurer sa peur, Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lily
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur.

Mais dans ton combat quotidien, Lily
Tu connaîtras un type bien, Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien.

(figure sur l'album Pierre Perret - l'intégrale, vol. 8:

18:17 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/04/2006

vers l'infini et l'au delà, photo de charles

le froid descend sur mes artères

comme une chappe sur l'espèrance

le temps n'est plus à l'innocence

j entends agoniser mes frères

 

11:09 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2006

petit hommage à JABES

LE DESERT

 

"le desert, c'est le vide avec sa poussière. Au coeur de cet univers pulvérisé, dans son absence intolérable, seul le vide conserve sa présence; non plus comme vide, mais comme respiration du ciel et du sable"

 

CONNAISSANCE

"la connaissance bute contre la froide étendue de l'ignorance, comme rayons solaires au miroir de la mer dont la profondeur les stupéfie"

 

ENFANCE

"l'enfance est une colonie de paroles que les années s'acharnent à disperser"

14:32 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/04/2006

YAVE

Nos sages affirment que D-ieu possède plusieurs Noms. Ils qualifient, tous, une action spécifique de D-ieu. Chacun symbolise une manière différente par laquelle D-ieu intervient dans la création. Elokim fait référence à l’attribut de Divin de justice. Le Nom de Havaya – le Tétragramme – traduit l’attribut de miséricorde.

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’interrogation du peuple Juif : « Quel est Son Nom ? Par quel attribut compte-t-Il intervenir ? » L’attitude de D-ieu sera-t-elle l’expression de la justice ou de la miséricorde ?

Pourtant, il nous reste à comprendre en quoi cela concernait le peuple Juif. L’essentiel était qu’ils soient délivrés et que leurs souffrances cessent ! De plus, n’est-il pas évident que la délivrance ne puisse découler que de la miséricorde ?

En fait, la question du peuple d’Israël relève d’une extrême gravité : Comment D-ieu avait-Il permis de telles souffrances en Egypte ? Quel Nom allait-Il utiliser pour les sortir d’un si terrible exil ?

Moché, lui-même, resta perplexe face à cette interrogation : « Que devrai-je leur dire ? »

Hachem répond, alors : « Dis-leur : ‘Je serai ’ m’a envoyé à vous… Ceci est Mon Nom pour l’éternité. Tel est Mon attribut pour toutes les générations. »

Rachi explique ainsi la réponse de D-ieu : « Je serai avec eux en Egypte, dans leur labeur. » D-ieu dit à Moché qu’Il accompagne le peuple Juif dans son exil. Il ne l’ignore pas. Il est avec lui dans son labeur, dans ses angoisses et dans sa détresse.

D-ieu affirme : « Ceci est Mon Nom pour l’éternité – Léolam. » Or, le mot Léolam est écrit, ici, sans Vav, il peut donc se lire Léélem qui signifie dissimulation. En exil, le caractère de la miséricorde Divine est caché. Il est certain que D-ieu nous accompagne dans notre exil, mais sa bonté reste dissimulée ; elle ne se révélera qu’au moment où la Guéoulah arrivera.

*GEOULAH:DELIVRANCE

 Likouté Si’hoth Vol XXVI

13:18 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/04/2006

IL EST DEJA DEMAIN

AU DELA DE MOI

JE PORTE CE CORPS TERRESTRE

CE QUI N EST PLUS EN MOI

N A PLUS COURS

JE PORTE LA POUSSIERE

JE PORTE LE SILENCE

DANS LES LENTES MIGRATIONS

ET LE PAS DE L INSTANT

11:42 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/04/2006

oh what a life

all wax imprevious

the candle returns to its bees

and the blind lantern

gives up the magicians

 

all memory drunk

the mirror recognises

 

neither the back nor front

of the face that bleeds

 

 

 

16:00 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/04/2006

hey mister mystère

il a des sursauts et des rires

il a des trop, des trop peu...

il a des yeux couleur manche

et ses manches trainent dans les assiettes

 

son corps ressemble aux falaises de douvres

qui ne laissent pas passer le ressac

bleu au dessus, gris dessous

 

le rire cache les peurs

charmante et curieuse froideur

il en faut beaucoup pour épater

les sujets de Sa très gracieuse Majesté

 

 

 

 

 

 

19:07 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/04/2006

pour les femmes du tropique du cancer

seule dans ma cabine,

 

les nichons dénudés,

j'attends, comme une gamine

un mystère éludé.

 

puis soudain, on m'appelle,

on presse mes pov' nénés

sur mes cannes, je chancelle

comment cela va se terminer?

 

On me range, puis m'appelle

faut pas se rhabiller

je ramasse à la pelle

toutes mes fringues souillées

 

on me passe à l'écho

j'entends se lezarder les murs de jéricho

je crève de trouille

pour subir ces cocos

il faut avoir des couilles

personne ne dit mot

 

où donc se retourner

et à qui s'adresser

qu'est ce qui se tramait dans mes seins compressés

sera ce la chimio qui bazooke les cheveux

je prie, me ressaisis et puis je fais des voeux

 

le crabe, ce sournois

que va t il faire de moi?

 

vous qui dormez parfois, auprès d'une amazone

ne lui faites pas sentir sa part de silicone

faut il , à la douleur qu'elle ajoute la honte?

alors ayez du coeur et que le désir monte

 

 

 

 

 

 

 

17:50 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/04/2006

les mots pour le dire

Puisque mes yeux ont vu les lieux où tu reposes,
Puisque jamais le jour, l'étoile ni la rose
   Ne visitent un noir caveau,
   Puisque jamais l'été nouveau
Ne fait de ton sommeil naître ses fraiches tiges,
Puisque l'immensité sans âme te néglige,
   Que nul échange aérien
   Ne vient desserrer tes liens,
Puisque, malgré les chants énivrés de Lucrèce,
L'azur ne s'emplit pas des funèbres paresses,
Mon coeur avec le tien dans l'abime perdu,
Je ne remonte pas d'où l'on t'a descendu!

ANNA DE NOAILLES

16:06 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

GOMBROWICZ, un des grands auteurs du xxème

Citations inédites :

 

 

Ce n'est pas nous qui disons les mots, ce sont les mots qui nous disent.

 

Chacun porte son bonheur en soi.

 

L'homme dépend de l'image de lui-même qui se forme dans l'âme d'autrui, même si c'est l'âme d'un crétin.

 

Le meilleur remède à nos propres maux est le malheur d'autrui.

 

Lorsqu'on a vingt ans, on est incendiaire, mais après la quarantaine, on devient pompier.

 

L'homme réel est celui qui a mal.

 

Si vous voulez retrouver votre moi, allez chez votre dentiste.

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02/04/2006

dans le KENT, sur les traces de virginia Woolf

Des camaïeux somptueux de fleurs qui, mêlés aux sages haies des cottages ou aux buissons sauvages, accompagnent les promeneurs le long des routes de campagne jusqu'au Sussex voisin.

 

Et ces surprenantes "oast houses" coniques terminées par une pyramide et qui servaient aux brasseurs pour la fermentation de la bière"ale" sans houblon

 

j'ai aussi vu à cheval, le sosie de ... CAMILLA, à croire qu'en angleterre, on finit par ressembler à sa monture

 

moi, j'étais en bagnole avec le prince phillip, david bowie et diana krall

qui dit mieux?

 

et le soleil qui repeignait tout en or

joli week end, indeeeeeeed

 

 

 

 

 

23:16 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |