30/11/2006

l'automne au parc de forest

imagesL'automne est mon paysage favori. Mon âme s'éploie, devient rousse

 se fait pelage, s'accroche aux vignes vierges, tombe avec les feuilles

S'éteind en un souffle, mue par le sentiment que doit mourir TOUT ce qui refuse la métamorphose

Dans le tourbillon des heures, les arbres s'émacient, les visages se parent de tristesse, les fleurs s'enfouissent dans la terre

Tout s'éffile, tremble dans le silence, tout s'avanouit dans un theatre immobile

 

 

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29/11/2006

Lettre ecrite à DIEU

imagesdieuEntre nous, une brûlure  qui n'a jamais cessé, les sanglots d'une prière ininterrompue, le miroir obscur du moi face à l'abime de mes impatiences

Avant ma naissane, Tu m'as choisie. Arrachée à des flancs saignants

dans le lait de ma mère, je suçais Ton nom

un pacte lointain nous liait, m'inscrivait dans l'abime qui me précéda

 

j'étais incrustée en Toi

Dans ma peau ta marque, dans ma chair, la cicatrice que Tu  me fis, dans mon sang, le flux de Ton sang, dans mes rêves, l'ombre de Tes pas

Avant que je fusse, j'étais scellée dans Ton offrande, ciselée dans Ton cri, métal qui craignait l'alchimie de Ta voix, terre noire qui refusait d'être pétrie par Toi.Aant que je fusse Tu étais le visage de mon absence

Tu es l'enigme, Tu es là, Tu n'es pas là

Dans le jour qui cogne à ma fenêtre, efface Toi désormais pour que je puisse toucher les contours du silence, le desert, le desert qui me brûle, me dévore et m'exaspère, le desert qui toujours me fuit, toujours m'inassouvit!

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LA CALLIGRAPHIE

L'art de la calligraphie fut introduit au Japon en même temps que les idéogrammes chinois au 6e siècle. Il fut d'abord pratiqué par les moines bouddhistes qui étudiaient les écritures bouddhiques rédigées en Chinois.
Et rapidement, des experts japonais en cet art émergèrent comme le célèbre calligraphe Kûkai, dit Kôbô Daishi (774-835), qui, selon une légende, muni d'un pinceau dans chaque main, d'un pinceau entre ses dents et d'un autre à chaque pied, exécuta une oeuvre pour l'empereur!
Par la suite la pratique de la calligraphie se répandit parmi les lettrés de la cour impériale. Et, à partir du 10e siècle, au coeur de l'ère Heian (794-1185), les calligraphes japonais commencèrent à inventer des styles proprement japonais sur la base des canons de la calligraphie chinoise. En particulier, un style basé sur les kana (caractères japonais des syllabaires hiragana et katakana) fut créé...
 
De l'époque Kamakura (1185-1333) à l'ère moderne, 19e siècle, l'art de la calligraphie continua à se développer au Japon en suivant l'évolution de cet art en Chine...
 
De nos jours, l'art de la calligraphie est toujours en vogue au Japon. On le pratique à tout âge et il existe même de nombreux concours de calligraphie, notamment dans les écoles.

Pour pratiquer son art, le calligraphe utilise des pinceaux (fude) dont le corps est généralement en bambou et la pointe en laine ou en poil de blaireau.
L'encre est produite en frottant un bâton d'encre de chine (sumi: amalgame de noir de carbone, ou de suie, et de colle) dans le creux rempli d'eau d'une pierre à encre (suzuri). Et le papier approprié est le papier de riz japonais appelé hanshi.
En ce qui concerne le tracé des lettres, on distingue quatre styles de base en dehors du
tracé standard des idéogrammes chinois (kaisho: style carré):
tensho (le style le plus ancien, aujourd'hui utilisé pour le design des sceaux personnels)
reisho (une variante du style tensho élaborée par des religieux)
gyôsho (style semi-cursif: kaisho informel)
et sôsho (style cursif: forme abrégée du style reisho).
A ces différents styles d'origine chinoise il faut ajouter le style propre au tracé des caractères japonais (kana).
 
La pratique de la calligraphie japonaise n'a pas pour but le développement d'une belle écriture suivant une graphie standardisée des lettres comme en Occident. L'art de la calligraphie japonaise (Shodô) vise à donner vie aux idéogrammes d'origine chinoise et aux kana en leur conférant du caractère. Cette approche orientale de l'art calligraphique ne fait donc pas seulement appel à l'habileté manuelle mais aussi à la créativité individuelle.
La beauté d'une oeuvre calligraphique s'exprime dans la forme, la taille et la position relative des caractères tracés, le dégradé de l'encre, l'épaisseur des traits, et

14:49 Écrit par suzy dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/11/2006

amor, amor, à mort

imagesCA0BZ7RC AMOURSMes amours, mes belles amours, celles qui ont compté avaient je dirais....une saveur
Certaines m'ont rassurée par leur goût sucré et chaud, comme un bon grog qui vous rechauffe tout le corps et l'âme dans la foulée....
celles là, je les appellerai mes amours cocon, mes amours couple
celles qui m'ont emportées sur un coussin de plumes

celles là ont fini par m'anesthésier dans un "ronron-planplan"

et puis.... il y a eu les autres
les saveurs épicées
celles de l'erotisme
de l'instinct
de la passion
celles qui m'ont réveillée par la force du désir, la peur du lendemain, l'envie terrible d'appartenir et qu'on m'appartienne

mes amours sont des étoiles, une constellation qui illumine le rapport entre mes hommes et moi

et à l'ombre de laquelle j'ai grandi
aujourd'hui, j'ai envie de lancer une bouteille à la mer, sans drame, sans rivage, au gré des fluxs et des refluxs, sans attente, si ce n'est l'infini subtil...

16:31 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

...

aux portes sourdes

la flamme tremble

lie le silence à l'air

11:36 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/11/2006

 fuck xmas et le commerce crèche-endo

imagesnoelJ'aime pas Noel, j'aime pas la dinde, j'aime pas le champagne, j'aime pas les cadeaux forcés et les indigestions  intempestives!

imagespotir

je hais cette ferveur dérisoire et absurde qui agite mes congénères en cette période de l'année, marquée par une folie consumériste d'autant plus incompréhensible qu'elle survient une dizaine de jours avant les soldes annuels.

J'abhorre le personnage joufflu du Père Noël - dont j'aime à rappeler qu'il n'existe pas et que son aspect actuel est dérivé d'une publicité Coca-Cola - ainsi que les images d'Epinal qui l'accompagnent et auxquelles il est si difficile d'échapper, des semaines durant, à la télévision, dans les rues,

sur les fenetres, partout. Je ne me ferai jamais à l'idée que ce jour soit dévolu - par pure tradition - à la générosité, à la fête et à l'amour de son prochain, car ce serait faire totalement fi des 364 autres jours de l'année.

Bref, Noël et tout ce qui accompagne cet événement catholico-mediatico-marketing me fatigue.

Absurde fête qui fait que les esseulés se sentent encore plus seuls

les vieux encore plus vieux

les défavorisés encore plus marginalisés

et qui fait joncher le sol un mois plus tard de sapins coupés pour rien

 

 

 

 

 

18:06 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

OENO LOGIQUE...

imagesoenologueje suis toujours un peu dépassée par ceux, qui pendant des heures, dissertent sur la finesse , l'arôme d'un vin avec des mots savants et recherchés . Ils  mobilisent souvent cette energie  pour contrebalancer le raffinement qui leur manque dans la vie courante...

16:00 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2006

MILADY AU BORD ELLE(s)

EMMI tattoo by KOSTEK smallou l'autoérotisation de son corps

 

 

remarquable performance, j'en ai encore le frisson...

 

Milady se fait tatouer devant nous en lisant un texte qu'elle a magistralement  écrit:

 

une Milady égale à elle même dans son amour des saveurs qui brûlent, des fulgurances et des singularités ,

elle manie une langue initiée à toutes les volubilités, les mots sont mordants et le bruit de la seringue à tatouer y ajoute une force indicible

 

Elle est plantée de dos, devant nous, arborant fièrement un sublime tatouage en volutes immenses , une nouvelle peau"mon ecorce blanche va redorer son blason" Tattoo AuBordElle 23 Nov 06 005

 

Un corps tout entier va se reconcilier avec lui même dans cette mue folle

à l'écoute des mystères de sa géologie intérieure, de ses trefonds brulants

Magnifiant l'art du tatouage jusqu'au paroxysme qui est une quintessence de toutes les voluptés, une genèse revisitée

 

sang et encres mélés dans ses ecrits comme sur sa peau

"la douleur traduit l'intensité de la rencontre avec le manipulateur"

Kostek & Milady façon George de La Tour

 

TOUTES LES PHOTOS ONT ETE PRISES PENDANT LA PERFORMANCE DE MILADY AUX ATELIERS MOMMEN

 

TATOUEUR : KOSTEK (la boucherie moderne, place du jeu de balles )

18:32 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/11/2006

nous les femmes vues par le GRAND LEO

imagesSEXE
Cette blessure
Où meurt la mer comme un chagrin de chair
Où va la vie germer dans le désert
Qui fait de sang la blancheur des berceaux
Qui se referme au marbre du tombeau
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Où va ma lèvre à l'aube de l'amour
Où bat ta fièvre un peu comme un tambour
D'où part ta vigne en y pressant des doigts
D'où vient le cri le même chaque fois
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qui se referme à l'orée de l'ennui
Comme une cicatrice de la nuit
Et qui n'en finit pas de se rouvrir
Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure
Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur ma destinée
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Drapée de soie sous son triangle noir
Où vont des géomètres de hasard
Bâtir de rien des chagrins assistés
En y creusant parfois pour le péché
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qu'on voudrait coudre au milieu du désir
Comme une couture sur le plaisir
Qu'on voudrait voir se fermer à jamais
Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs

17:13 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

mon enfant, mon amour

Elle construit autour d'elle une muraille elle ne veut plus se laisser atteindre et moi...je ne comprends rien, j'envoie des flèches empoisonnées je suis bourreau et victime pourtant ELLE est l'Etre que j'aime le plus au monde nos deux appels au secours , un bruyant, l'autre silencieux se croisent en nos dechirures

16:30 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

plenitude

pourquoi ne pouvons nous pas retrouver la sublime plénitude de l'enfance dans cette vie garottée que l'on dit adulte?

16:25 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2006

en quelques mots

avec les gens que j'aime, je prefère passer du temps de qualité

même court...

vivre la profondeur de l'instant présent

sans portable, sans ailleurs

juste ici, maintenant

je sais, la jouissance de la vitesse, du trop plein

de tout ce qui nous fait éviter la peur du vide

dans notre système qui n'a plus guère de lumières

et où seule est appréciée la performance

pourtant à l'automne de ma vie

je ne veux plus voir , mais regarder

je ne veux plus entendre, mais écouter

vivre doucement jusqu'au dernier souffle

nos beaux instruments de technologie

ne sont qu'une manière d'accélerer les êtres

et l'information dans un processus que

l'humanité ne maitrise guère

trop de choses à gérer

dans un temps trop court

ne font naitre que frustrations

et tristesse

2395un enfant un cadeau

18:17 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

ec.... rire

LE NEZ DANS LES ETOILES

LA PLUME SUSPENDANT LA PENSEE

OSMOSE ENTRE REVES ET CONSCIENCE

               EVEILLEE...

14:47 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mademoiselle D

elle vient de laisser tomber sa cuirasse

elle est belle

humaine

je l'avais sentie hautaine, au premier abord

avec son physique racé, sa démarche de reine

et cette façon  si particulière de rejeter sa tête en arrière

 

elle est là

toute nue

petite fille aux yeux d'azur

je la relis, une deuxième lecture

celle qui passe à travers la carapace

pour sentir la chair , à vif

elle me toûche

je toûche sa main, dans un geste maternel

communion

elle est autre

 

"les morales ne sont pas autre chose que le langages symbolique des passions" NIETZCHE (fragments posthumes)

 

 la liaison la plus absolue n'est pas sans laisser une place à la circulation des signes: en plus grands nombres, plus justes et précis, ils sont inséparables de la relation ethique la plus sublime , la plus fine : l'amitié

13:32 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/11/2006

ILES

Iles de Blaise Cendrars

Iles

Iles

Iles

Iles où l’on ne prendra jamais terre

Iles où l’on ne descendra jamais

Iles couvertes de végétations

Iles tapies comme des jaguars

Iles muettes

Iles immobiles

Iles inoubliables et sans nom

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous

Blaise CENDRARS, Feuilles de route (1924

23:30 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

pour Jerome, Gene et les autres

Quand tu aimes il faut partir

Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quant tu aimes il faut partir

Le monde est plein de nègres et de négresses
Des femmes des hommes des hommes des femmes
Regarde les beaux magasins
Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
Et toutes les belles marchandises

Il y a l'air il y a le vent
Les montagnes l'eau le ciel la terre
Les enfants les animaux
Les plantes et le charbon de terre

Apprends à vendre à acheter à revendre
Donne prends donne prends
Quand tu aimes il faut savoir
Chanter courir manger boire
Siffler
Et apprendre à travailler

Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t-en

Je prends mon bain et je regarde
Je vois la bouche que je connais
La main la jambe Le l'oeil
Je prends mon bain et je regarde

Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t'aime


Blaise cendrars

23:22 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/11/2006

l art et la musique citations

Citations sur l'art et la musique



XVe siècle

  • LEONARD DE VINCI (1452-1510) :
    • La peinture est une poésie qu'on voit au lieu de l'entendre, la poésie est une peinture qu'on entend au lieu de la voir.

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XVIIIe siècle

  • CHARDIN (1699-1779) :
    • On se sert des couleurs, mais on peint avec le sentiment.

  • MOZART (1756-1791) :
    • Nous vivons en ce monde pour nous efforcer d'apprendre toujours, pour nous éclairer les uns les autres au moyen d'échanges d'idées, et pour nous appliquer à aller toujours plus loin en avant dans la science et les arts.

  • GOETHE (1749-1832) :
    • Il n'y a pas d'art patriotique ni de science patriotique. L'un et l'autre, comme tout ce qui est haut et bon, appartiennent au monde entier et ne peuvent progresser que par la libre action réciproque de tous les contemporains, et en tenant sans cesse compte de ce qui nous reste et de ce que nous connaissons du passé.

  • Francisco GOYA peintre (1746-1828) :
    • Le sommeil de la raison engendre des monstres.
    (légende d'une gravure)

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XIXe siècle

  • BEETHOVEN (1770-1827) :
    • Je veux saisir le Destin à la gueule; il ne réussira sûrement pas à me courber tout à fait. O c'est si beau, la vie, de la vivre mille fois ! Pour une vie tranquille, non, je sens que je ne suis pas fait pour cela.
    • Ce que vous êtes, vous l'êtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi. Des princes, il y en a et il y en aura des milliers. Il n'y a qu'un Beethoven.
      (lettre au prince Lichnowsky)

  • Friedrich NIETZSCHE :
    • Sans la musique, la vie serait une erreur.

  • Anton TCHEKHOV (1860-1904) :
    • Les œuvres d'art se divisent en deux catégories : celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.

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XXe siècle

  • Rainer Maria RILKE (1875-1926) :
    • Les œuvres d'art naissent toujours de qui a affronté le danger, de qui est allé jusqu'au bout d'une expérience.

  • Paul KLEE (1879-1940) :
    • L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible.

  • Pierre REVERDY (1889-1960) :
    • Une musique qui n'est pas constamment en contraste nuancé avec le silence, n'est que du bruit plus ou moins bien orchestré. Il faut que la musique contienne le silence, qu'elle ne le laisse jamais oublier ni, surtout, regretter.

  • François CHÂTELET (1925-1985) :
    • C'est comme surface se déployant et comportant des dénivellations et des degrés que la composition musicale est agissante. Elle n'a aucun effet de profondeur, sinon au sens matériel où il lui arrive de vriller les viscères et de crisper les muscles. Elle n'est pas plus une maîtrise ou un jeu du temps que la peinture n'est une technique de l'espace plane et la sculpture de l'espace à trois dimensions. Certes, elle peut produire l'impression de la durée qui s'écoule, de l'événement qui se précipite ou de la stagnation. Ce n'est toutefois qu'un aspect. Les métaphores que je viens d'employer ont toutes un commun défaut : elles situent l'effet musical dans le domaine de la représentation. Or, la musique ne présente ni ne représente rien., même apparemment : elle a ce privilège, par ses artifices, de rendre sensible à toute la superficie du corps, y compris les parties dites profondes de celui-ci, l'impact des qualités sonores et de leurs combinaisons…[…]

      [L'art musical] :

      Il a cette vertu : agir par la matière subtile, rendre sensible la matérialité des mouvements que d'ordinaire on attribue à l'âme. C'est là ce qui donne réalité et force à la psychologie élémentaire des héros de Giuseppe Verdi. Pour la même cause, ce que le génie de Molière ne pouvait que suggérer, les phrases musicales de Mozart l'imposent : la véhémence du désir d'Elvira pour don Giovanni. La peur, la passion charnelle, la haine, que la psychologie réflexive ou scientifique déduisent ou induisent laborieusement, la musique les fait exister dans leur situation singulière.
      (Chronique des idées perdues)

  • Pablo PICASSO (1881-1973) :
    • Pour moi, il n'y a dans l'art ni passé ni futur. Si une œuvre d'art ne parvient pas à vivre toujours au présent, elle ne doit pas compter du tout. L'art des Grecs, des Egyptiens, des grands peintres qui ont vécu en d'autres temps, n'est pas un art du passé, peut-être est-il plus vivant aujourd'hui que jamais.
      (1923)

  • Pierre BOULEZ (né en 1925) :
    • Les êtres les plus imaginatifs ont le sens de la théorie, parce qu'ils n'ont pas peur qu'elle bride leur imagination, au contraire. Mais les faibles redoutent la théorie et toute espèce de risque, comme les courants d'air.

  • Jacques REDA (né en 1929) :
    • Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme.
      (L'improviste, Une lecture du jazz)

  • John ZORN (né en 1953):
    • Un artiste doit croire en sa vision et s'y tenir sans compromis, même si cela nous met en porte à faux avec la société durant une vie. Toute personne qui a une activité créative devrait être félicitée, récompensée. Les artistes sont des saints. Ils donnent, donnent et donnent encore, ils cherchent, essayent de transmettre la vérité, sans répit. Continuer d'explorer de nouvelles formes musicales peut être considéré comme un acte révolutionnaire, car c'est une manière de montrer qu'il y a un autre choix que celui de l'argent, de la futilité, de la manipulation des esprits.
      (interview au Monde, mars 2000)

13:24 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/11/2006

croquis croquignols

la main aux ongles rongés glisse sur le papier

et nait l'estompe d'un visage de trois quarts

ça sent une odeur térébenthinée de feutre ouvert

quelques tâches de couleurs

une esquisse; tout semble partir du rond 

et de crayonnages qui paraissent  organiques

une sorte d'accouchement sans   douleurs en couleurs

et les personnages apparaissent  typés

modelés comme par miracle en quelques minutes

images coulées , voluptueuses, sorties d'un univers onirique

 

 

18:40 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/11/2006

le culte de l'urgence

drôle d'époque que la nôtre où si nous ne gérons pas parfaitement notre temps, nous sommes face à un stress permanent

 

gsm, internet, pressions en tous genres et les journées passent  nous laissant pantelants.

l'impression qu'il faut repondre à tout et à tous dans l'imminence et la demande d'être aussi entendu dereuchef

 

l'urgence qui est un moteur de création quand on se l'impose

devient terrible quand elle nous est imposée

avec l'imminence du futur, on diffère sans cesse de VIVRE  vraiment

 

on a peur de l'attente et de l'inertie alors on gorge son emploi du temps de contraintes, nous sommes de moins en moins présents au présent

 

Pourquoi faut il que nous soyions en permanence jugés à l'aune de ce que l'on fait

 

Notre société est fâchée avec le temps, si fâchée qu'elle ne supporte plus ni les rides autour des yeux, ni aucun signe exterieur de l'âge, nous voilà accrocher au mythe de la jeunesse

Notre identité, notre corps n'a plus le droit de se dégrader avec le temps

 

Et pourtant on s'évertue à augmenter la durée de vie

 

Je pense qu'il nous faut apprendre à coloniser l'éphèmère, à apprivoiser l'irreversible

pour se préparer avec grâce du passage du fini à l'infini, la mort étant, comme la vie, un cadeau.....

 

 

 

19:04 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/11/2006

MA PETITE

JE L AI RESSENTIE BOUGER DANS LA CHALEUR DE MON VENTRE

J AI REVU MON NOMBRIL PROEMINENT

J AI ENTENDU SES PREMIERS MOTS

REPHOTOGRAPHIE

SES PREMIERS PAS DANS SA GRENOUILLERE ROUGE

 

ELLE EST ASSISE PRES DE SON AMOUREUX

L HOMME DE SA VIE

ILS CHANTENT

RENAISSANCE VERS L INFINI DE L AMOUR

ET LA LUMIERE REPASSE EN MOI

COMME DANS UN ARBRE EN HIVER

 

 

11:01 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2006

caresses

"caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l'amour"

 

GAINSBOURG

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