14/12/2006

puzzle

nouveau-visageil y a toujours dans notre vie quelque chose qui nous echappe : la transparence d'un corps, l'énigme d'un visage ou le jour, sans cesse différé de notre disparition

19:36 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

desaffection

décidément, la vie est curieuse et souvent pas où on l'attend, la planète se réchauffe, mais pas comme on le souhaite....

enfin bref, moi je laisse le vide éclater en moi, je cesse de m'identifier, de posséder
mes actes jaillissent de moi et se confondent avec mes pensées
mes actes m'indiffèrent
je n'ai pas moins de passion, je n'ai pas renoncé au monde; au  contraire, je ne l'ai jamais autant aimé
mon amour devient connaissance,  il m'enfante, je me sens libre et neuve
plus d'attaches, je suis seule et nue et pourtant pas triste du tout
l' inconditionnel n'existe pas, alors il faut donc faire avec
JE SUIS LIBRE ET NEUVEimages 
 

17:45 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/12/2006

requiem pour un tueur

dyn003_small150_200_265_jpeg_6773_e2e581333cdcbce20d76e02365ed295eMOURIR DANS SON LIT

LE JOUR DE LA DECLARATION DES DROITS DE L HOMME

C EST UN DOUBLE PIED DE NEZ

"je te guette parmi les feuilles
aussi grandes que des lingots
de minerai mouillé.

le fleuve blanc grandit
sous la brume. te voici.

tu plonges nue.
j'attends.

alors d'un bond,
feu, sang et dents,
ma griffe abat
ta poitrine, tes hanches.

je bois ton sang, je brise
tes membres, un à un.

et je reste dans la forêt 
à veiller durant des années
tes os, ta cendre,
immobile, à l'écart
de la haine et de la colère,
désarmé par ta mort,
traversé par les lianes,
immobile sous la pluie,
sentinelle implacable
de mon amour, cet assassin."(Pablo NERUDA)

15:41 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/12/2006

à tatouer sur son être (blog alexandre JOLLIEN)

metierMorceaux choisis par Alexandre Jollien)
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1. Montaigne : « Il n’est science si ardue que de bien et naturellement savoir vivre cette vie ». Essais 3, 1

2. Montaigne : « On nous apprend à vivre quand la vie est passée » 1, 26 ; « Cent écoliers ont pris la vérole avant que d’être arrivés à leur leçon d’Aristote, de la tempérance. »

3. Spinoza, Ethique 3, définition, 1. « Le désir est l’essence même de l’homme ».

4. Sartre : « L’homme est fondamentalement désir d’être » et le désir est manque. L’être et le néant, p 652

5. Pour Kant, le bonheur est un idéal, non de la raison mais de l’imagination. Fondement de la métaphysique des mœurs. Chap. II

6. Sartre, L’être et le néant, p. 467 : « Le plaisir est la mort et l’échec du désir. »

7. Lucrèce : De la nature des choses, chap. 3, 1080-1084 : « Toujours nous tournons dans le même cercle sans pouvoir en sortir … Tant que demeure éloigné l’objet de nos désirs, il nous semble supérieur à tout le reste ; est-il à nous, que nous désirons autre chose, et la même soif de la vie nous tient toujours en haleine. »

8. Traité de la réforme et de l’entendement. Spinoza, § 3 : « Toute notre félicité et notre misère ne résident qu’en un seul point : A quelles sortes d’objets sommes-nous attachés par l’amour ? »

9. Simone Weil : Ce n’est pas à la manière dont quelqu’un me parle de Dieu que je vois qu’il a été brûlé à l’amour divin, mais à la façon dont il me parle des choses terrestres.

10. Rousseau : « Le malheur des individus est-il qu’ils sont « seuls quand ils sont avec d’autres et avec les autres quand ils sont seuls » ?

11. Sénèque : Personne ne se soucie de vivre bien, or, vivre bien est accessible à tout le monde, vivre longtemps, pas.

12. Maître Eckhart : Conseils spirituels : « S’il le [le pécheur] trouve maintenant autrement disposé, il ne regarde pas ce que cet homme a été auparavant, car Dieu est le Dieu du présent. Tel il te trouve, tel il te prend et t’accueille, non pas ce que tu as été mais ce que tu es maintenant. »

13. Epicure : « La philosophie est une pratique discursive qui a la vie pour objet, la raison pour moyen, et le bonheur pour but ».

14. Citation du Traité politique 1,4, de Spinoza : « Ne pas railler, ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre. »

15. Pascal, Lettre aux Roannez, 8 : « Le monde est si inquiet qu’on ne pense presque jamais à la présente et à l’instant où l’on vit ; mais à celui où l’on vivra. De sorte qu’on est toujours en état de vivre l’avenir, et jamais de vivre maintenant. »

16. Pascal, Pensées, 47-172 : « Ainsi, nous ne vivons jamais, nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. »

17. Pascal, Pensées, fragments 146-425 : « Nous attendons que notre attente ne sera pas déçue en cette occasion comme en d’autre ; et ainsi, le présent ne nous satisfaisant jamais, l’expérience nous pipe, et de malheur en malheur nous mène jusqu’à la mort, qui en est un comble éternel. »

18. Spinoza 3, deuxième scolie, proposition 8 : « Il n’y a pas d’espoir sans crainte, ni de crainte sans espoir. »

19. Montaigne : Chacun court ailleurs et à l’avenir, d’autant que nul n’est arrivé à soi.

20. Montaigne : Esope, ce grand homme, vit son maître qui pissait en se promenant. « Quoi donc, dit-il, faudra-t-il donc chier en courant. Ménageons le temps. »

21. Montaigne : C’est une absolue perfection, et comme divine, de savoir jouir loyalement de son être.

22. Montaigne : « Nous cherchons d’autre conditions pour n’entendre l’usage des nôtres et sortons hors de nous pour ne savoir quel il y fait. Si avons-nous beau monter sur des échasses, car sur des échasses, encore faut-il marcher de nos jambes, et au plus élevé trône du monde, si nous ne sommes assis que sur notre cul. »

23. Montaigne : Nulle science si ardue que de bien et naturellement savoir vivre cette vie et de nos maladies la plus sauvage, c’est de mépriser notre être.

24. MONTAIGNE : « La vie doit être elle-même à soi, sa visée. »

25. Montaigne : « La vraie philosophie est celle qui nous instruit à vivre ».

26. MONTAIGNE : « Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant ».

27. MAITRE ECKHART : distingue ce qui m’arrive et moi, je ne suis pas ce qui m’arrive. Et il conseillait à ses disciples d’expérimenter les choses et par là même, on voyait qu’on ne pouvait pas tout décrire des expériences de foi.

28. FREUD : Le monde n’est pas une nursery.

29. ALAIN : « Cette terre ne nous a rien promis. »

30. SIMONE WEIL : « L’attention absolument pure est prière. »

31. Kierkegaard : « Je ne crains pas la mort. Il y a pire ».

32. Dostoïevski : « Je crois en Dieu et j’accepte son monde ».

33. Montaigne : C’est chose tendre que la vie et aisée à trouble

34. Montaigne : Pour moi donc j’aime la vie

35. Montaigne : Tout contentement des mortels est mortel

16:48 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/12/2006

IKB

images

Ce sont les fascinantes profondeurs du bleu outremer de ses monochromes qui ont rendu Yves Klein célèbre. Plus exactement, ce sont les espaces immatériels créés par le bleu IKB (International Klein Blue, breveté en 1960), qui sont entrés dans la légende. Il faut dire qu’avec une personnalité hors norme de champion de judo, une carrière fulgurante et une mort prématurée à 34 ans en 1962, Klein avait tout pour devenir une icône.
Le Centre Pompidou lui rend hommage avec une exposition de toiles, films, photos… qui met en lumière la multiplicité d’un travail qui déborde la simple application de bleu et préfigure largement l’art conceptuel.
En exergue, pourrait s’afficher cette phrase : "Mes tableaux ne sont que les cendres de mes œuvres", qui résume combien Yves Klein s’est attaché à redéfinir le rôle de l’artiste et à faire œuvre de sa vie autant que de sa production.
Comédie cosmique
Outre l’IKB, il a beaucoup utilisé l’or, couleur, s’il en est, de la religiosité picturale. On sous-estime souvent l’importance pour Klein de la dimension spirituelle, voire de l’ésotérisme. Son alchimie intime prétendait pourtant transmuter "la matière en art" et, en tentant de capter les traces du vent ou du feu, entrer en communication avec les forces de la nature. Evidemment, cela peut prêter à sourire aujourd’hui…
Le découpage de l’exposition en sections fait écho à la tonalité des écrits de l’artiste, pleins de sentences absconses et grandioses. Même si ça peut agacer, il y a quelque chose de direct et d’essentiel dans les Anthropométries, comme dans toute la démarche d’un créateur qui a profondément influencé ses successeurs.
Peut-être, alors, vaut-il mieux oublier un peu le sous texte cosmique et s’attacher à des œuvres fortes et modestement à leur place dans l’univers ?

20:26 Écrit par suzy dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

belle!!!!

33090801-la-mort-d-un-mannequin-anorexique-relance-le-debat-sur-sje passe, la tête haute, entre deux rangées de lumières.Vertiges, flashes!

J'aime le beau, le silence, la passion pudique et impudique. Vertiges, flashes!

mon corps est une caisse de résonnances, une bouteille à la mer, sans rivages, au gré des fluxs et des refluxs, sans attentes sinon l'enfer papier glacé

C'est le bout de la piste, je virevolte et essaie de marcher droit dans la clameur.  Vertiges, flashes!

Quand ai je mangé pour le dernière fois? Mes mains aux ongles carminés tremblent

Je suis une passagère clandestine de l'existence, une ombre dans la lumière des sunlights. Vertiges, flashes.

Je ne sais plus si j'ai faim, j'ai simplement le corps endolori, je marche sur un nuage de coton, toute habillée de soieries. Vertiges, flashes

le visage osseurx, émacié, les photographes disent que 'j'accroche la lumière"

lumière , sombre

je sombre, vertiges, flashes!

mon corps, mon identité, tu pars

des monstres sommeillent dans ma raison vacillante

ma carcasse est une maison vide à la merci des tyrans

16:50 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/12/2006

magnifique ALEXANDRE JOLLIEN

mair_alexandre_lecteur_nbDélivré, par la philosophie, de la tyrannie d'être quelqu'un ou quelque chose

Plus il est absent de lui même, plus il est présent au monde

Tout semble le fasciner, rien n'offusque son regard

il parle des singularités et la sienne est de taille

Les passions ne l'alourdissent pas car ses actes sont l'écho de sa volonté

il est beau, comme un soleil d'hiver

il habite la paix qui précède les incendies, la paix des gouffres

la paix des cimes

19:20 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/12/2006

OBJETS

imagesj'ai toujours été étonnée de voir que la plupart de mes convives oubliaient régulièrement des objets chez moi, en partant

 

d'abord, fièrement, j'ai pensé qu'il s'agissait d'actes manqués

 

mais à mesure que je vis dans mon appartement "surchargé" où les objets commencent à me pousser, je me dis qu'ici ils deviennent caméléons dans ce théâtre fourmillant

14:32 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |