30/06/2008

la peinture

il est essentiel pour moi d'aller informer mon regard ailleurs, pour mieux revenir à la lecture des grands textes, après avoir appris lentement à contempler d'autres formes d'expression.
Je ne sais plus qui avait dit "J'aurais beau répéter sang du haut en bas de la page, elle n'en sera pas tachée, ni moi blessé". Mais c'est justement ce genre de regard sur la littérature et l'innocuité apparente du maniement plastique du langage qu'il faut parvenir à contrer.
 "la littérature traîne un peu derrière les arts plastiques et la philosophie, c'est peut-être qu'elle est gênée par ses formes. La lisibilité serait pour elle ce qu'est en architecture la contrainte de l'habitabilité. Pourtant je me sais quelque part anti-moderne, je sens que je peux créer quelque chose aujourd'hui, malgré tout. Que ce sera, si j'y arrive, beaucoup plus profond, beaucoup plus subversif, en ayant conservé les formes anciennes. J'aimerais bien saper tranquillement quelques bases, quelques idées reçues du langage cuit, mais à mon rythme, avec l'air de ne pas y toucher"

Henri Michaux


on a perdu l'habitude du papier, de ce toucher sensuel et puissant
de cette liberté de laisser couler l'encre sans les entraves de l'écriture pour arriver à une écriture automatique, à une expression totale du moi

je peins sans technique, sans aucune règles, je peins comme je vis ou comme je cuisine :
avec mes tripes!

15:05 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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