31/08/2008

l abime

 L'abîme est un moment d'hypnose », écrit Roland Barthes, « Une suggestion agit qui me commande de m'évanouir sans me tuer. De là, peut-être la douceur de l'abîme : je n'y ai aucune responsabilité, l'acte (de mourir) ne m'incombe pas : je me confie, je me transfère (à qui ? à Dieu, à la Nature, à tout sauf à l'autre.) »

16:21 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2008

TOUT EST DIT MR HERMANN HESS

N'existe-t-il donc pas de vérité? N'y a-t-il donc pas une doctrine qui soit authentique et valable?

La vérité existe, mon cher, mais la "doctrine" que tu réclames, l'enseignement absolu qui confère la sagesse parfaite et unique, cela n'existe pas. Il ne faut pas non plus avoir le moins du monde la nostalgie d'un enseignement parfait, mon ami; c'est à te parfaire toi-même que tu dois tendre. La divinité est en toi, elle n'est pas dans les idées ni dans les livres. La vérité se vit, elle ne s'enseigne pas ex cathedra.

12:45 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/08/2008

JINGU

imagesMAIS QUI DONC ES TU COLOSSE AUX PIEDS D ARGILE

ANGE ET DEMON

NAIN ET GEANT

QUI ES TU

FUNAMBULE SUR LE FIL DU RASOIR

CHEVAUCHANT DES LAMES DE TREFONDS

ENTRE SANG ET MATIERE FECALE

LACERE, MIS EN LAMBEAUX

PAR UNE MAIN  AUX  BLESSURES BEANTISSIMES

RESCAPEE TETUE DE sES NAUFRAGES

DE SES ETOURDISSEMENTS

DE SES DELIQUESCENCES

AVANT GOUT DE LA MORT

ARRIERE GOUT DE SES GUERRES

QUI DONC ES TU

CHEVALIER DE L OBSCUR

AUX VIES KALEIDOSYNCOPEES

QUI ES TU GEANT CRAVATE

 ET VERMINE CRAVACHE

OMBRE DES BROUILLARDS LONDONIENS

APPUYEE SUR LES MURS LEZARDES

DES DONJONS D ALBION

HOLOGRAMME COINCE

ENTRE MARIE STUART ET JACK L EVENTRE?

09:01 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la petiote

lolotte et mamieune couverture toute verte couverte de fleurs rapportées, un melange de lumière et de lavande, elle dort dans sa poussette sous un arceau protecteur, parfois une de ses menottes s'ouvre laissant tomber un petit ours qu'elle tenait serré, elle touche le bord de la poussette

cette main  sait depuis peu  saisir, prendre,tenir et jeter

son petit corps tout neuf est encore un peu faible, il y a en lui d'énormes forces inutiles, encombrantes

sa petite âme est comme un nerf à vif

quand elle est heureuse, elle bat des ailes , tel un petit oisillon qui apprend à voler

elle voudrait parler, alors elle vous noie sous un torrent incontrôlé d'aunomatopées où chacun de nous croit reconnaitre qu'elle l'appelle, pppppeeupeuu, mamamama,ttttt

je la regarde, la serre dans mes bras, elle sent le linge frais lavé

j embrasse sa petite tête duveteuse

elle a tous les pouvoirs , elle aimante, elle fait fondre, elle calme....la regarder dans son berceau de lumière crée tout celà, comme par enchantement

 

 

 

06:06 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/08/2008

les bonheurs du matin

j'ouvre tous les matins mon ordinateur, sur son regard bleu ciel, ma belle petite femme à venir, ma promesse de lendemains qui chantentDSC03501

09:49 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/08/2008

la phrase qui tue (symboliquement, j'entends)

j'ai pas résisté Jean MARC

 

"A MURDER A DAY KEEPS THE PSYCHOANALIST AWAY"

GENDLIN

13:10 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

c est si simple LE MONDE....

DSC03452ELLE A DEVANT ELLE UN ENORME NOUNOURS TRANSPARENT

PLEIN DE LEGOS MULTICOLORES

QUELLE TENTATION...

ELLE LE REGARDE

PUIS METS SA PETITE MAIN POTELEE DEDANS

SAVAMMENT ELLE PREND LES PIECES L UNE APRES L AUTRE

ET LES FAIT VALSER SUR LE TAPIS

QUEL BONHEUR

ELLE EST TOUTE PUISSANTE

ELLE ME REGARDE

ET ELLE RIT

SES PETITES POMMETTES REMONTENT

ELLE EST FIERE D ELLE

ELLE VIENT DE VIDER EN MOINS DE TEMPS

QU IL FAUT POUR LE DIRE TOUS LES LEGOS

SUR LE TAPIS

SI C  EST PAS DE LA TOUTE PUISSANCE CA,,,,,,?

 

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EXPO D UN COLLECTIF DONT JE SUIS

art 4 u

10:44 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2008

souriez vous êtes filmés

SOPHIE

les yeux d'abord se plissent et la bouche ecrin decouvre ensuite des perles etincelantes

pourtant , il y a toujours dans ce sourire , un arrière goût de tristesse ....

CHARLOTTE

son sourire est comme le vent sur un champ de blé, en plein été("les enfants sont sans passé et c est là le mystere de l innocence magique de leur sourire" kundera)

 

MILADY

on ne sait jamais si elle va sourire ou...

elle fusille d'abord du regard qu'elle a sublime et ensuite, tout s'éclaire autour de son petit nez mutin, elle rit

JOSIANE

les petites rides reptiliennes sur peau tannée au soleil donnent à ce sourire

un éclair de voyage, une liberté ventée, une sorte de sagesse jouisseuse

 

NATHANAELLE

elle a le sourire intelligent des femmes de savoir, un sourire franc et beau comme une lame de couteau,

 

ANY

sourire de tigresse indomptée

AGNES

elle sourit dents serrées, c est distingué  et tout mignon

 

LAURENCE

un sourire frais comme une cascade

CASSIUS

il vient de naitre mais il vous perce à jour de son regard et son sourire est un flambeau

 

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22/08/2008

l'afrique et le corps

imagesLe corps est le lien physique qui existe entre nous, notre âme et le monde extérieur. C'est l'intermédiaire par lequel nous nous projetons dans la vie sociale. La façon dont nous en usons est le reflet de la culture à laquelle nous sommes attachés, de notre degré d'intégration à un groupe social mais aussi de l'emprise que celui-ci exerce sur nous. Il faut être peint pour être homme (1). C'est le principe de la cosmétique. Le corps décoré, vêtu, tatoué, mutilé, exhibe ostensiblement son humanité et son intégration à un groupe constitué. Le dénominateur commun est le refus universel de la nudité. Nous avons des notions subtilement déterminées de l'aspect que nous devons montrer: chaque société pense le corps à sa manière et s'attache à le rendre conforme à l'idée qui prévaut (2). Si dans les pays occidentalisés le marquage de la peau a perdu sa signification profonde, les populations traditionnelles lui accordent une signification magico-religieuse ou directement liée à l'intégration. Pour Edmund LEACH, le comportement rituel fait partie d'un code de communication défini par une culture (3). Dans les sociétés traditionnelles africaines, celui qui exécute les graphismes est un personnage important dans un village ou dans un quartier. Il est doté d'un statut grâce auquel il cumule des fonctions considérées comme proches. Il est à la fois forgeron et scarificateur-circonciseur (1). Ces deux actions associent deux interdits le feu et le sang. Dans la culture traditionnelle africaine, le sang a un pouvoir symbolique considérable. Le forgeron-scarificateur possède non seulement l'habilité d'inciser la peau et de donner à la plaie puis à la cicatrice un dessin doublé d'un relief, mais encore il détient une connaissance dermatologique empirique qui lui permet de faire lever sur les peaux noires, des bourrelets, des saillies longeant des sillons, des pointillés ou des bulbes, sans pour autant provoquer l'apparition de chéloïdes disgrâcieuses. Familier des symboles graphiques, il détient la connaissance religieuse ou magique et ne se livrera à l'éxécution d'un tatouage ou d'une scarification qu'après avoir respecté les nécessaires conditions cérémoniales. Marqué lui-même, il possède le pouvoir de distribution du potentiel symbolique dans les cultures où l'écriture est absente. Il tient le rôle de scribe et d'historien. Témoin de la souffrance physique, il devient un juge car il mesure mieux que tout autre la résistance de son patient à la douleur. Son savoir en matière de pharmacopée, sa connaissance de la botanique et des plantes à pouvoir analgésique ou stupéfiant, lui donne le pouvoir de fabriquer des chefs, des hommes libres ou des exclus selon que l'adolescent en cours d'initiation va bénéficier ou non de l'analgésique (4). Il peut se permettre d'octroyer de façon plus ou moins licite des barèmes de courage, des notes de bravoure. La société traditionnelle africaine dans sa sagesse a enfermé cet homme ou cette femme aux pouvoirs considérables dans une caste inférieure où il est paradoxalement à la fois craint et méprisé. Le caractère définitif des tatouages et des scarifications conditionne leur usage qui se distingue radicalement de celui de la peinture corporelle

00:29 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2008

la transgression vue par le grand MARCEL MOTS REAU

MOEZ"ILS N ETAIENT QU UNE POIGNEE CES MOTS,

MAIS ILS ALLONGEAIENT, RAPEUSE , EN MON VENTRE

LA LANGUE OSEE DE LA TRANSGRESSION"

MARCEL MOREAU

11:09 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

transe... gression

pre-p3311122chercher ce qui n'existe pas ailleurs,

se trouver dans les douleurs de l'âme et du corps

souffrir pour ne plus souffrir

atteindre les paroxysmes

jalouser sa soeur,

envier son frère,

faire l'amour à son beau frère,

se donner à qui veut

s'abandonner aux perversions de SAPHO

être mise aux fers par les Sarrasins,

renier ses promesses,

dénoncer les Cathares

user de son innocence

et de sa grâce

au fil du rasoir

et à la limite du précipice

mais toujours..... aux portes de l'interdit

 

regarde moi, devine ce que j'attends de toi

offre toi à mes yeux

l'enveloppe, bien sûr , mais aussi son essence

il faudra que la passion te devore sans merci

qu'elle te coule en moi

et qu'elle nous enchaine ainsi

dans les ruines de Pompei

balayées par un vent d'automne

sous une lune bleue

 

 

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20/08/2008

la lettre de leo ferré

imagesle seul

le vrai

le vieux lion à la crinière argentée

Ton ombre est là, sur ma table,
Et je ne saurais te dire comment
Le soleil factice des lampes s'en arrange
Je sais que tu es là et que tu
Ne m'as jamais quitté, jamais
Je t'ai dans moi, au profond,
Dans le sang, et tu cours dans mes veines
Tu passes dans mon coeur et tu
Te purifies dans mes poumons
Je t'ai, je te bois, je te vis,
Je t'envulve et c'est bien
Je t'apporte ce soir mon enfant de longtemps,
Celui que je me suis fait, tout seul,
Qui me ressemble, qui te ressemble,
Qui sort de ton ventre,
De ton ventre qui est dans ma tête
Tu es la soeur, la fille, la compagne et
La poule de ce Dieu tout brûlant qui éclaire nos nuits
Depuis que nous faisons nos nuits
Je t'aime, je t'aime
Il me semble qu'on m'a tiré de toi
Et qu'on t'a sortie de moi
Quand tu parles je m'enchante
Quand je chante je te parle
Nous venons d'ailleurs, tous les deux.
Personne ne le sait.
Quand je mourrai tu ne pourras
Plus vivre que dans l'alarme
Tu n'auras plus un moment à toi
Tu seras mienne, par-delà
Le chemin qui nous séparera
Et je t'appellerai
Et tu viendras
Si tu mourais, tu m'appellerais
Je suis la vie pour toi, et la peine,
Et la joie, et la Mort
Je meurs dans toi, et nos morts
Rassemblées feront une nouvelle vie,
Unique, comme si deux étoiles se rencontraient,
Comme si elles devaient le faire de toute éternité,
Comme si elles se collaient pour jouir à jamais
Ce que tu fais, c'est bien, puisque tu m'aimes
Ce que je fais, c'est bien, puisque je t'aime
À ce jour, à cette heure, à toujours,
Mon Amour, mon Amour.LEO FERRE

16:58 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BRUXELLES AU MOIS DOUTE

je regarde, par la fenêtre, le marronnier qui ploie sous le vent

un coin de ciel livide perce au travers des feuilles déjà presque jaunies

 

11:43 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/08/2008

mam sunshine

jp2mereaujourd'hui, c'est ton anniversaire mais tu n'es plus là

quel âge aurais tu eu?

toi seule le savais ma coquette

tu étais belle comme le jour

même sur ce lit d'hopital

où on avait tressé tes cheveux encore noir corbeau avec de la gaze blanche

tu etais mourante mais lumineuse

peau de pêche et traits réguliers

visage racé de magnifique gitane

tu me manques ma folle, ma douce

ma belle, ma solaire maman

il y avait en commun entre ton âge

et le lancement d'une fusée

LE COMPTE A REBOURS

TU AS PREFERE LA MORT

A LA DEGRADATION

C ETAIT TON CHOIX

 

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17/08/2008

lettre d'amour total

imagespardonne moi de trop t'aimer, je sais c'est une faute grave

il faut me pardonner, bien peu de gens supportent l'amour total, dont decoulent  une obligation et une responsabilité totales

c'est ma seule faute envers et contre toi. Pardonne moi

je ne te demanderai jamais rien de plus et ferai tout pour que tu en souffres moins

redoutes tu le reveil?

Redoutes tu l'ennui qui, un jour serrera de sa main lourde et moite ta gorge, à mes côtés

cet ennui, mon amour, sera riche et gai, puisqu'il aura un sens

il voudra dire que je t'aime

tu ne sais pas encore, tu ne peux pas savoir ce que c'est d'aimer quelqu'un

je dois t'expliquer l'amour, parce que tu n'en sais rien

tu as peur de tes désirs et de ta curiosité, tu as peur des nouvelles femmes qui te sourieront dans chaque rue, à chaque fenêtre, sur les places du marché de chaque ville etrangere

et tu sens que tu ne pourras pas courir parce que tu te sens lié à moi

mais auras tu vraiment envie de les suivre si je t'aime

si un jour tu t'en vas, par curiosité, je vivrai quelque part et je t y attendrai

un beau jour tu seras las du monde , fatigué, tu auras tout vu et gôuté à tout et la maladie, la fatique tordront tes os vermoulus

te te souviendras alors que je t'attends quelque part

car où que je serai, je t'emporterai avec moi

14:15 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/08/2008

BRUXELLES

imagesaujourd'hui, le BON DIEU s'est trompé d'adresse

IL FAIT SOLEIL SUR BRUXELLESCool

08:03 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/08/2008

voyage

index_image_voyage_canada_aà chaque départ, je renais

il n'existe pas de meilleure ecole

le nouveau, l'inconnu, la diversité permanente

j'y ai tout à apprendre

noir, blanc, jaune ou rouge

l'homme m'étonne toujours

les rues de bombay, où dorment les mendiants

les trottoirs maculés de bethel,

les klongs de bangkok avec leurs vieux marchands

qui trainent leur palanquin

les avenues de madrid quand le soleil implacable

fait sur le sol des ombres portées

les souks de fez, kaleidoscopes de couleurs et d'odeurs

rester, c'est exister

mais voyager c'est vivre

une gare, un port , un aéroport, une station de bus

un grand bateau blanc

qui donc peut voir cela sans fremir d'envie

sans sentir dans son âme, le desir frissonnant

des longs voyages?

LE MONDE EST UN LIVRE

chacune de ses pages donne envie

d'en tourner une autre

et puis il y a l'attente précieuse qui précède le départ

comme une porte que l'on va ouvrir pour decouvrir

derrière que le rêve peut devenir réalité

ET D AILLEURS LA VIE ELLE MEME N EST ELLE PAS UN VOYAGE?

14:08 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/08/2008

angel in hell

imagesil y aura toujours dans notre vie quelque chose qui nous echappe: la transparence d'un corps, l'enigme d'un regard ou le jour, sans cesse différé de notre disparition. Il y aura toujours dans notre vie des contrées inhabitées, des rêves qui n'ont pas lieu

 

tout se dérobe à nous, chaque instant de notre vie se confond avec le passé et nous achemine vers la poussière . Tout se dissout dans le fleuve indifferent

en nous , réside la certitude d'être toujours la démesure de nous mêmes

après nos separations avec l'être aimé, nous connaissons la lassitude qui nous persuade de l'inutilité de toute chose

chaque moment que nous vivons alors, compose  les morceaux d'un puzzle dont nous ignorons le sens caché. Peu à peu nous comprenons que les mots doivent unifier les fragments de notre être et nous arracher aux crocs du temps

 

23:09 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

desaffection

 

en elle eclata le vide, elle avait cessé de s'identifier, de posseder

ses actes jaillissaient d'elle, se confondaient avec ses pensées

ses actes l'indifféraient

elle n'avait pas moins de passion, mais plus d'actions;

elle se sentait humide

mais son desir etait sans objet

elle n'avait pas renoncé au monde, elle ne l'avait justement jamais autant aimé

mais son amour était connaissance, naissance en elle d'un autre moi

son amour l'enfantait

elle etait libre et neuve

DESAFFECTEE

elle etait seule , elle etait nue et pleurait sans savoir pourquoiDSC03543

17:06 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/08/2008

peindre ou faire l'amour

imageslèvres de soie et velours

sur corps crépusculaire

mains ambrées  , peau fruitée

l'automne regarde en coin l'été

lame de fond , tsunami sur déchirures

 

 ombre à cheval,souffle mentholé

 ventre labouré . cri

oratorio qui monte de mes tripes

dans la constellation de mes vices

tu occupes une place de choix

la polyfolie des cinq sens

culminant dans l'ivresse

 

 

 

 

 

05:43 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2008

je suis une cage ouverte

imagesfatigué, j'ai voulu t'offrir mes murs

mais qui peut enfermer une enfant

et si pas l'enfermer , être là pour

eponger les trop?

Tu t'es envolée de la cage que j'avais laissée ouverte

justement pour que tu sâches....

je suis une cage et je ne le sais pas

je suis une cage

 

tu n'as rien fait de plus que d'être une perle d'eau

translucide et irisée où je me suis miré

tu n'as rien fait de plus que d être là

au mauvais moment, au moment où

mon corps troué était au bord du déchirement

tu n'étaiS qu'une enfant, une femme en devenir

moi, j'avais déjà livré quelques batailles

je suis une cage qui s'autodétruit

j'ai peur, j'ai mal, j'ai froid

mon corps part en vrille

tu étais mon ciment

j'ai peur, j'ai mal , j'ai froid

je suis une cage qui s'autodétruit

 

 

 

12:15 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/08/2008

FMR comme la vie

imageste souviens tu de nos après midis

devant la mer émeraude

te souviens tu des couchers de soleil

flamboyants que nous regardions sous le frangipanier

te souviens tu de nos complicités dans la vieille jeep rouge

qui brinquebalait sur les routes bordées de cocotiers

de ces marchés du bout du monde

où nous nous baladions main dans la main

comme deux ados d'éclats de rire en éclats de rire

te souviens tu de nos peaux salées et tannées par la mer et le soleil

te souviens tu de ces restos de plage et de ces taxis

genre betaillères où nous nous regardions nous envoler

te souviens tu de ces plages de sable blanc

mais oui tu t'en souviens puisque 5 ans après

tu m'appelles et qu'on se retrouve comme

si on ne s'était jamais quittés

le corps s'imprègne de tout

et tout d'un coup vous reviennent

les carousels flamboyants

les fulgurances nocturnes

et les adieux dans les aéroports

 

 

16:32 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la densité des instincts

voilà deux precieux jours que je te garde

tu n'as que huit mois, mais j'ai l'impression que tu as beaucoup à m'apprendre

tu ecarquilles tes immenses mirettes bleu nuit sur le monde, tu decouvres tout du bout des doigts à l'instinct

tu donnes des leçons à la superiorité affichée de la raison sur toutes les autres formes d'appréhension de la réalité, tu accordes tes instincts à tes émotions de manière presque symphonique

ton corps est un minuscule paradigme absolu d'une conception jubilatoire de la vie

ton corps a ses raisons que la raison ignore, tu es la dépositaire de prodigieuses présciences que l'on a souvent étouffées en nous ou humiliées à tort

il y a une grande intelligence des instincts, il suffit de te regarder pour le comprendre

je te regarde, tu t'étonnes, tu te demandes qui je suis

et moi je deborde d'amour

quelque chose de metaphysique se passe entre nous

quelque chose d'animal et de magnifiquement pas frelatétableaux et lolotte 6 mois116

08:39 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/08/2008

grandir et comprendre qu'un et un font deux

imagesquand on aime, on a une sacrée tendance à vouloir fusionner et puis...

on se rend compte que cela nous conduit vers l'impasse,

que d'un coup on se condamne à vivre dans l'illusion, dans notre rêve projeté sur l'autre

chaque séparation, chaque conflit, chaque déception est une occasion d'apprendre à défusionner pour fusionner avec soi même

l'attente que l'autre comble nos besoins est liée à nos dépendances infantiles , on peut la transformer en energie disponible et active  pour créer notre bonheur

cette maturité là va nous réunir alors dans tout ce qui semble nous opposer, nous faire jouir de la complémentarité et nous enrichir mutuellement

cette richesse interieure nous menera vers un sentiment de paix et de liberté

le tantra répond parfaitement à cette manière de voir les choses

il inclut l'energie sexuelle (dont la sexualité n'est qu'une partie) parce qu'elle est la racine de notre existence : elle est l'energie vitale, elle insuffle la vie dans notre corps, les mouvements, les émotions, les actes, les pensées...

en rencontrant l'énergie sexuelle au lieu de la fuir, nous nous donnons la possibilité de transformer réellement et en profondeur nos relations

une relation vivante est basée sur une énergie sexuelle vivante tout comme le bébé

se propulse dans le monde en traversant le bassin de sa mère .

Grâce à cette energie sexuelle, il cherche à croiser son regard et enfin prend son sein pour téter

 

17:52 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |