25/10/2011

le bonheur c etait hier

ce n est pas un scoop : aucune société, aucune culture, aucune civilisation n'a jamais disposé d autant d instruments d identification que la notre

cette triste homogénéisation nous amène à la crise identitaire

et nous voilà, pauvre androide, rejeté dans la solitude, l ennui, la morosité, le dégoût, et toutes ces joyeusetés qui nous mènent à une belle détresse

 

les cabinets des psychanalystes ecoutent en choeur la complainte des incompris en tous genres, des angoissés, des suicidaires, des insatisfaits, des depressifs et des laissés pour compte

 

et nous voilà dans des desordres biologiques et psychiques car la maladie est le dernier cri du corps

 

nous sommes des individus isolés, perdus dans la masse de l explosion universelle

 

et le plus merveilleux de l histoire c  est que le système social belge appelle les gens qui vivent seuls  "des isolés"

et oui faut appeler un chat, un chat

17:07 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

eldorado

ils ont cotisé pour te faire partir, pour t extraire de cette prison à l avenir noir et glacé

 

ils savent que tu ne les oublieras pas , que tu vas t escrimer pour réaliser à distance, leur rêves les plus dingues

 

toi, MOUSSA, le favorisé qui porte en amulette leur confiance, tu vas t embarquer vers  MELILLA

l ESPAGNE avec ses ors, ses jardins, ses orangers, ses lambris, ses patios à ciel ouvert

 

tu deviendras un prince chez les toubabs , tu ne devras plus t asseoir des heures sous un arbre, voler à la tire ou sniffer de la colle

tu as le coeur qui tangue et les yeux  chargés de rêve

tu vas traverser les mers sous une lune bleue, tu vas manger les étoiles

ils t accompagnent dans la nuit noire où tu t embarques à la sauvette vers un rêve

que tu n atteindras jamais

la nuit, la nuit, la nuit, les vomissements

la cale

la haine

les coups

et la derive vers le néant dont tu viens et qui sera ton royaume

à jamais

 

 

 

 

 

15:29 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2011

NOTRE SIECLE

TOUTES LES CATASTROPHES DU XXEME SIECLE S EXPLIQUERAIENT

SI L ON AdMETTAIT AVEC JAQUES RIGAUT,

QUE DIEU, DEVENANT DE PLUS EN PLUS AIGRI,

IL ENVIE A L HOMME SA MORTALITE

 

 

11:43 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/10/2011

taedium vitae

la vie est une lutte de tous les instants avec la certitude d être vaincu

Shopenhauer

 

un JOUR, seul dans sa chambre, on a juste l envie d être lucide et d'aimer le mot fin comme on aime le  mot début

quand la vie trompe nos attentes

quand la souffrance vous taraude

quand le naufrage ne fait plus l ombre d un doûte

que la tricherie schizophrène tire sa reverence avec l aube

 

alors  dieu merci, on peut toujours se faufiler dans ce fameux tunnel blanc qui n arrive nulle part

"mourir n est rien, il faut savoir disparaitre.Mourir relève du hasard biologique, et ce n est pas une affaire.

Disparaitre relève d une plus hate necessité. il ne faut pas laisser à la biologie, la maitrise de sa disparition"

BAUDRILLARD

et comme le disait si bien Michel FOUCAULT

"si vous voulez que le nombre de suicides diminue, faites en sorte qu il n y ait plus que des gens qui se tuent par une volonté réfléchie; tranquille , libérée d incertitude. IL ne faut pas abandonner le suicide à des gens malheureux qui risque de le gâcher et d en faire une misère"

12:49 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2011

le pouvoir des mots

je viens de finir de lire le pa

quet de feuilles que tu as extrait de ton sac, comme tu sortirais un fromage ou un sauciflard

 

je suis allongée sur mon pieu, vidée, comme si je venais de m envoyer en l air, membres engourdis et yeux lacs

 

j ai veritablement joui

 

toutees mes resistances sont tombe

je suis  entrée en fusion avec tes ecrits, une telle fusion qui m 'a faite t'avaler

te prendre en moi

 

j ai lu

comme on regarde un cyclone se former et qu'à la fin, emportée, on fait corps avec lui

 

j écris n importe comment, je le veux ainsi

 

je ne vais pas relire

 

je veux t ecrire sous le choc de cette musique que tu as imprimée en moi

 

ce que tu as secoué est comme "une invitation verbale des tissus organiques"

un vertige que je ressens au quotidien mais que tes mots  DELIVRENT VRAI

 

si je t ecris en pleurant c'est que j ai rarement  lu de textes qui m'aient tant secouée

ce royaume que tu sors de l ombre, cette prison royaume-devrais je dire_ que tu explores

si profondement et ces ramifications infinies de la sensation...

 

quel talent VINCENT

 

tu confirmes mes croyances que seule la poesie permet de transmettre la vie qui autrement est indescriptible

 

quelle révélation, quelle ouverture illimitée mon Vinc, comme les PROKOFIEV que tu postes, quel tourbillon, quelle danse vertigineuse sur les tombeaux, papillons des tombeaux

 

tes écrits m ont essouflée et en même temps offert une autre respiration

mon être s agrandit dans cette corrida de l auto derision de notre condition

 

quelle elegance de vue et comme tu redonnes à la langue toute sa subtilité grinçante

 

ce mariage sublime d un regard decalé, et d un esprit libre jusqu'à l envol

 

20:47 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/10/2011

LA PROSE DU TRANSSIBERIEN ET LA PETITE JEANNE DE FRANCE HIER AU SENGHOR

 

le voyage debute par les percussions de PIERRE quiriny, impressionnant d habileté

 

il nous fait ensemble, le roulis du train, l inquiétude , le coeur battant et la tiedeur des vapeurs d alcool

 

dans ces brumes vagabondes, PAUL VAN mulder delivre le texte, comme une musique qui fait vibrer les mots, sussurant les alitérations, claquant les rimes chantant presque l heureux enchainement des mots

le comédien s exprime aussi avec son corps, comme avec la poésie et tremble, danse, court, fougueux comme blaise cendrars, insxatiable voyageur

 

la complicité entre ces deux artistes à partir de cette oeuvre a donné naissance à une oeuvre musicale

choc fusionnel entre rythmes et mots....

15:09 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |