04/11/2011

le dernier tri

les feuilles roussissent ici, jamais là bas

c etait un beau jour d avril comme l etaient tous les jours qui se succèdaient sans grande surprise

il faisait torride:

c etait la paque juive et encore une fois, je me sentis deracinée

 

les champs de canne à sucre brillaient sous le plomb fondu d un soleil de fin de journée

 

une tristesse pourtant me taraudait de l interieur

j etais un bois flotté sur l océan

dans le silence d une voiture et d un couple

que plus rien ne liait

 

 

comme pour nous reveiller de nos torpeurs

 

l irremediable  vint en visite

 

le fracas fut assourdissant

comme l etait le silence qui precedait

 

seule, une explosion, un eclatement semblait pouvoir m extraire à ce raz de marée apathique, à cette vie sans but transcendant et sans rêve

 

la maladie, le handicap virent me sauver

derniers refuges de la creativité

 

mon exil interieur qui m avait enfermée dans un placard à obsessions trouva dans cette dislocation, une desolation suffisante pour ma survie

 

allez comprendre nos complexités

 

 

 

 

 

 

 

17:09 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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