31/05/2012

decollage

la tête contre le hublot, je regarde la terre s eloigner

partir, partir

pour naufrager ailleurs

engouffrer sa course vers des cieux, autres

 

prisonnier du fuselage et de ma peau

j ecoute les lambeaux d histoire

s ecraser dans mon cortex

vortex

 

les astres venimeux de ma mémoire

passent et tournent

durcis à force de ne plus s entendre

 

ils fixent la terre qui s eloigne et s eloigne

attachez vos ceintures

la mienne est attachée depuis deux ans

l avion vrombit de toute sa bedaine

 

je regarde le chateau de cartes

en bas

combien de rois de coeur

se sont pétés la tronche

 

combien de reines de pique

vite le trolley, le whisky

le vin rouge saignant comme le chagrin

 

sous les paupières

la maison, en lisière du parc animalier

jungle et predation

je suis un gnou blessé

qui attend que sa lionne

vienne déchiqueter son ventre

pour le désentrailler

 

 

11:48 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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