09/06/2012

absolu

reveille toi petite

c est l heure de l automne

n essaie pas de fixer l éphèmere

les épiciers du coeur

tiennent boutique

sous les ailes des vautours

 

hier tes seins pointaient vers le ciel

et le soleil brillait

avant de se noyer dans l ocean vorace

hier ton visage defiait les albatres

et tu rendais jalouses les statues polissées

ton desir d absolu, d eternel

n est qu un leurre

mais il t est impossible de vivre le moment

tu voudrais le fixer comme on epingle un papillon

dont le vol bariolé fait palir les feuillages

tu voudrais hurler pour faire reculer la nuit

qui arrive trop vite

dans les deserts arides

et te voilà toute nue

le corps tout couturé

et tes eclats de rire ressemblent à des sanglots

tu viens comme le ressac

t ecraser sur la grève

et le sable mouillé depose un voile opaque

sur ta nuit d amadou

 

regarde les ventripotents

se gorger

de chair fraiche

regarde les

s evanouir dans des leurres differents

 

les trains fantômes desertent

le quai des illusions

et soudain perdu, un cri

dechire la nuit en deuil des étoiles

 

 

 

 

 

 

15:42 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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