30/07/2012

sous la peau

chaque mémoire amoureuse a sa madeleine :

la mienne sait où te retrouver:

c est l odeur du tabac blond qui me ramène à ta peau profonde,

au tabac qu elle a aspiré,

à cette fragrance qui tapisse la gorge...

 

j ai fumé une cigarette et l odeur laissée  sur mes doigts

me porte  aux délices amoureux que tu m as laissés en héritage;

 

 à l ombre de ton épaule contre le vélamen blanc des draps,

à ta peau,  sur la mienne

 à ton odeur fruitée....

 

ne me regarde pas depuis l absence

avec ce visage , d une gravité un peu infantile qui faisait

penser à un masque de jeune pharaon nubien

 

nous nous étions promis de toujours ne nous donner que du plaisir

dans des vapeurs dionisiaques d alcool , les folies interminables de nos battements

et de nos langages parallèles

dans cette géométrie qui remplissait ma bouche

et mes mains de théorèmes tremblants.

 

je passe encore mon doigt sous mes narines

et je reviens à ces géographies impérieuses

où chaque puits, chaque fleuve, chaque montagne

nous menaient à d obscurs et delicieux parcours

voyageuse de ton pays

je reste là, nue, disloquée

notre planète fut un lit,où nous donnions

à l ephémère un gout d eternité

 

j ai appris avec toi à sortir

de ce présent d ennui

à m y arracher dans nos voyages paroxystiques

j ai le souvenir d un vortex

qui terminait une lente danse dans laquelle

l un pesait sur l autre jusqu' à nous délier

dans la nuit

j etais tour à tour gazelle ou cavalière

dans un saut terminé en balbutiement :

le tremblement de la rencontre

 poudre de canelle, d ombre

et d or

 

15:30 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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