31/08/2012

hate

tu viens de reveiller la part sombre qui dormait au fond de moi

je regarde mes mains

je ne les avais jamais vues que caressantes

et là, j ai envie de te tordre le cou

toi qui joues avec le precieux

toi qui l as trompée honteusement

en lui disant que tu n aimais qu elle

toi qui lui as menti honteusement

toi qui as osé impunément faire des tâches indelébiles

sur un diamant brut

toi la trahison

faite homme

tu as fait  naitre en moi la haine

toi qui à titre posthume

continue de la manipuler

j espère que la vie

saura te donner une leçon

on ne tire pas à boulets rouges

sur la nudité

13:23 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2012

VW

soleil noyé

naufrage de grands oiseaux silencieux

nos voix gonflées de deuils lourds

 

nos voix trafiquent

le vent des sanglots

se désenlacent mal criées

 

le sang fige ton exil

tant de visages nous separent

à devenir toute chose

 

une femme ecrit sur un homme

un poeme

qui n est que rêve

 

les lassitudes se rendent

à l espoir

 

La nuit enragée tremble

nue

et tu t élèves à la pointe

de l eternité

le silence a sa poussiere

15:42 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/08/2012

bof

parce qu ils se veulent humanistes

ou qu ils croient au paradis

certains d entre nous endossent le costume de st michel

et essaient de combattre ce lucifer de nos trefonds

 

mais que sommes nous

sinon humains, trop humains selon la formule nietschéenne

 

nous emballons nos saloperies dans des paquets cadeaux

et nous voilà seulement capables de partager le superflu, mais bien sur il faut que cela se sache

une jeune fille l a  bien compris qui mendie sur fb pour son père aujourd hui

18:31 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2012

AOUT

dans une telle fournaise

une telle immobilité

avec pour toute ombre

la noirceur du destin,

les dessins de nos existences

ressemblent à une équation

d insectes

août s est infecté tel une blessure

ouverte

et les cigales intarissables

ressemblent au poète

quand s achève le poème

pas un souffle.....

La mouche qui enlaidit tout

soigneusement

s est posée sur ton sexe

et mange ta liqueur

passe

le marchand de glaces

midi tombe

à mes pieds

tête coupée

21:42 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/08/2012

TON CAHIER VERT

voilà, tu l as oublié chez moi : bel acte manqué

désormais, nous voilà en plus liés par les motmaux

toi, avec ta fascination du pire, cet étonnant pouvoir des motsmaux

toi, toujours en total contrepied, tantôt vif et drôle

tantôt cynique et grinçant

 

toi, qui n aS plus qu une aile

l autre est mongole pas fière, prête à l explosion

 

toi qui baiseS  les motsmaux

toi, qui n aS  pas l encre sympathique

toi, ma flambée qui me chercheS  pour calmer ta brûlure, comme un baume apaisant

 

Toi, assis sous les derniers rayons de soleil qui t enveloppent de lumière,  pas très loin des entrailles de ce palais sordide où tu ne reveilleras pas blanche neige endormie sur sa bible

 

toi, dont le bookleg visionnaire me fait vomir tant il est annonciateur

toi, enfin qui ne t epargneS rien, qui flirteS avec la camarde de bistro en bistro

toi, qui expectoreS  des calembours ou des mots savants pour epater les ménagères

toi, qui aS cultivé  l art de te  bazooker avant la maladie rongeuse, le crabes aux pinces noires à nous bouffer l interieur

 

toi, synonyme de gordon, dans un appel obscur des ténèbres, ta peur paienne de la mort se double d un appel urgent

 

TROUble desespérance, qui réduite dans le temps ne te permettra pas de baiser toutes les femmes qui t aiment

 

toi frère siamois à vie d une certaine marialagrecque

 

je  t aime

22:21 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/08/2012

RAGA musique sacrée de l inde

la pierre de toûche de la musique hindoue est constituée par les ragas ou échelles musicales fixes

les 6 ragas de base se subdivisent en 126 raginis (épouses)

et putras (fils)

chaque raga compend un minimum de 5 n otes : une fondamentale, vadi (ou roi)

une secondaire , samavadi (premier ministre)

des notes accessoires, canuvadi (serviteurs)

et une dissonnante , vivadi ( ennemi)

 

C EST AMUSANT LES NOMS DE CES NOTES POUR NOUS

OCCIDENTAUX

chacune de ces 6 ragas fondamentales ONT DES CORRESPONDANCES AVEC CERTAINS JOURS OU CERTAINES

SAISONS ou avec UNE DIVINITE TUTELLAIRE dispensant un pouvoir determiné

 

ainsi :

hinole raga

NE S ENTEND QU A L AUBE

AU PRINTEMPS

POUR EVEILLER LE SENTIMENT DE L AMOUR UNIVERSEL

 

 

dipaka raga

EST ELLE UNE MELODIE DES SOIRS D ETE

EVEILLANT LA COMPASSION

 

megha raga

RESONNE A MIDI

PAR TEMPS PLUVIEUX

INSPIRANT LE COURAGE

 

 

Bhairava raga

EST TRANQUILLITE

 

Sri raga

EST RESERVEE AUX SOIRS D AUTOMNE

POUR ATTEINDRE L AMOUR

 

Malkouma raga

S ENTEND A MINUIT

EN HIVER

ET REND VALEUREUX

 

Les rishis de l antiquité ont decouvert ces lois d accord entre la musique et l homme

 

Comme la nature est une objectivation de l AUM, premier son vibratoire du verbe

l homme ainsi parvient à prendre sous son contrôle, toutes les manifestations par l emploi de certains mantrams

 

des documents historiques nous relatent ainsi, les remarquables pouvoirs de MUYAM TANSEN, qui, en chantant fit se repandre les ténèbres

 

 

 

09:43 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/08/2012

le violon de mon oncle

l autre jour, en allant à la cave

je me suis aperçue , car c est lui que j allais rechercher

que le violon de mon oncle avait disparu....


le violon de mon oncle,

c etait plus qu un violon=

c etait sa mémoire;

son signe distinctif...


quand nous allions visiter mon oncle et ma tante

à charleroi

nous ne sommes jamais repartis

sans avoir préalablement

demandé à mon oncle de nous jouer

un morceau

oui, je sais, ce n etait pas très gentil

de se moquer ainsi d un vieil homme

mais rien de malveillant car nous l adorions tous



mon oncle sortait, avec moultes precautions

le violon d un étui tapissé de feutrine rouge

la première fois qu il nous a fait son numéro, nous nous sommes

tous pris à croire qu il etait un virtuose


 il se mettait sur un pied, on n a jamais compris pourquoi;

ecartait ses narines qu il avait déjà plus larges que la moyenne

jusqu'à ce que son appendice nasal

ressemble à celui d un nasique

et en écarqillant ses petits yeux

protégés par des binocles en cul de bouteille

attaquait et là je pèse mes mots,

un morceau de son choix, toujours le même

que nous avions toutes les peines du monde à reconnaitre

sans l intervention salvatrice de ma tantine


mon oncle massacrait les notes

et son attitude ne tardait jamais

à nous  agiter de fous rires que nous essayions

de reprimer jusqu'aux limites de l etouffement


voler cet instrument

quel sacrilège

ce n etait pas un instrument

c etait une boite à rires

une attraction durant les dimanches pluvieux

après les repas inmangeables de ma tante

ce violon c etait une torture de plus mais un délice aussi

il resonnait comme une crecelle

mais nous l aimions tous tellement



voilà que des ladres,

des vilains

s en sont emparés

sans vergogne

pour  le vendre

dans je ne sais quel marché aux puces

vendre ainsi l histoire des dimanches d une famille

quelle honte


tonton, si tu les vois

fais les donc trébucher dans la fange

écarte tes narines

enlève tes binocles

fous leur la trouille

avec ton accent carolo à couper à la tronçonneuse

tu sais celle que tu imitais si bien avec ton violon


qu ils soient maudits







15:18 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/08/2012

libertad lejana

solo por ti
CHAVELA
chavela
un soir dans un de ces troqués
à la mode de la ville
j ai entendu
ta voix rauque, caverneuse
qui charriait des torrents boueux
d alcool et de rebellion

j etais dans un spleen
et tu m as parlé
si fort , si violemment
que je me suis levée
pour demander
qui chantait

il y avait dans le genie
de ta voix
une ivresse de libération
de soi
une force tellurique

au debut
j ai pensé que c etait une voix d homme
qui trainait toute une insubordination
au monde
l unicité de cette voix m a poursuivie
je t ai ecoutée, réécoutée
et chaque fois tu m as donné
les mêmes frissons
je sentais chez toi une morale
tellement vidée de son puritanisme
une telle revolte contre
la decomposition du noyau
vital de l être
tu m as emportée
dans le vertiges
de tes profondeurs

CHAVELA
tu es partie hier
tu n etais plus jeune, il est vrai
mais tu n avais pas d âge
parce que tu n avais pas peur
d etre toi
d être homosexuelle
d être differente
tu ne dosais rien
CHAVELA
tu étais le mexique
coloré et fou
demesuré et excessif

CHAVELA
tu as reveillé l homme
qui est en moi
et je t en remercie
tu ne t es jamais égarée
ou gaspillée
dans la vie factice
tu n es entrée dans aucun courant
tu n avais pas besoin de singer

je suis en deuil de TOI

19:59 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/08/2012

LETTRE OUVERTE A CEUX QUI.....

ma vie à moi, et j insiste bien, à MOI, relève bien trop de l anormalité pour que je puisse la garder dans le cloisonnement (et là je sais, j ai totalement tort), ou dans les règles sociétales

ma vie est en somme  est  une bénédiction assez tardive qui s est longuement forgée tantôt dans l enfer des passions, tantôt à travers des coincidences propices d une volonté de fer et d un allumage totalement baroque de tous mes sens... j aurais pu mourir quelques fois, mais je me suis ravisée, j avais encore bien des choses à découvrir, des sexualités à explorer, des pays inconnus à visiter

l évènement  vie alors devient une fulgurance qui se met à durer

 

que tous les conservateurs, les ignorants systématiques se bouchent les oreilles ou n ecoutent pas ce qu on leur offre sur un plateau.....

SI VOUS ETES BALISES CONTRE L AVENTURE

ne comptez pas sur moi pour votre voyeurisme à la mord moi le noeud

si je veux parler de ce qui a jalonné ma vie, de mes folies, de mes meurtrissures, de ce que je fais de mon corps

JE M OCTROYE SEULE LE DROIT DE LE FAIRE

 

je n ai pas besoin que vos conversations s alimentent de ragots qui ne concernent en fait que ma vie privée;

je vous en ai parlé, ma belle enfant , l abcès est percé, mais la fougue de vos 28 ans est l excuse qui vous fait oublier les limites

quant à vous , Monsieur le sexagénaire, souffrez que je vous dise que je n ai pas à alimenter des conversations de fin de soirée

et que si l on vous parle de moi, de choses que vous ignoriez, il est de votre devoir de dire à l outrecuidante de se taire car cela ne vous regarde en rien

 

voilà tout est dit, en peu de mots, qui me pesaient largement sur la poitrine, je vais pouvoir aller dans mes plumes en paix avec moi même

22:55 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/08/2012

le baiser

j effleure ta bouche

d un doigt je dessine

le bord de tes lèvres

je dessine ta bouche comme si elle n existait pas

elle s entr ouvre, pour la première fois

je ferme les yeux pour tout defaire

et tout recommencer

je te redessine une bouche

comme je la veux

une bouche

de liberté souveraine

ma main redessine ton visage

comme je l imagine

 

et par je ne sais quel hasard

ce visage

va avec la bouche que ma main

dessine

 

tu me regardes

nous jouons

nos visages se supperposent

et deux cyclopes

se regardent

toutes respirations confondues

 

nos bouches se rencontrent

dans une espèce de lutte

où nous nous mordillons les lèvres

appuyant à peine nos langues sur les dents

jouant aux commissures

où l air

joue

comme un vieux refrain

et puis les langues

se rencontrent

dans un silencieux va et vient

ou

dans la fougue

 

et puis ma main

dans tes cheveux

 

et nous nous embrassons

comme si nos bouches

se faisaient l amour

 

comme si nos bouches

etaient pleines

d une fragrance obscure

nous partons dans un vertige

une douce douleur

puis nous nous noyions

dans une seule saveur

une seule salive

et nous partons

comme une lune

dans l eau

07:40 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2012

trahison

tu dors , de ce sommeil si peu reparateur

où la realité vous rejoint sans merci

tu dors, je caresse ton petit visage exsangue

je lui redessine des joues rondes

celles que tu avais, tu sais

avant LUI

 

tu sursautes

prononces des phrases incompréhensibles

et une grosse larme roule sur ton petit  nez mutin

toi, qu on n a pas laissée vivre

toi, dont on a sucé toute la substance

toi, qui n existais plus

que par LUI

 

reveilles toi mon ange

ouvre les yeux

deploies ce sourire lumineux

qui n appartient qu à toi

reappropries toi ton corps, ton coeur, ta vie

qu on t a piqués

 

toi ma beauté aux hanches rondes

tu n es plus qu une brindille

qu une ombre

 

toi, ma pure qui contruis

comme une petite abeille

toi devant ce château de sable

où IL est venu donner un coup de pied

toi qui l a sorti de son rien

qui lui a appris qu il valait mieux

toi qu il a remerciée en te castrant

prends conscience

reveilles toi

IL a tout fait pour t endormir

IL S EN VA

TANT MIEUX

IL a fait son travail de sape

 

reconstruis toi mon ange

ouvres grandes tes ailes

la vie est là qui t attend

 

 

 

18:24 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |