29/03/2013

alterité

j en ai plus que marre du politiquement correct...

de cette manière presqu'integriste  qu ont les intellos de ne pas admettre les religions

 

je m empresse de dire que je suis laique, parce qu être juive à plein temps me fatigue

par contre, merci papa et maman, on m a appris à respecter tout le monde

l 'expression "athéisme religieux" quoique surprenante n est pas un oxymore, la religion ne se limite pas au théisme

 

le sentiment religieux ne depend pas de la croyance en UN OU DES DIEUX

deux notions le caractérisent : l idée que la vie humaine a une importance et un sens

et le fait que la nature soit un objet d emerveillement

 

aujourd hui on n arrête pas de parler de vide en forme de dieu

on en oublierait le defi auquel nous sommes confrontés

il ne s agit pas tant de mesurer cette béance que d essayer de la remplir

 

ATHEES S IL VOUS PLAIT

APPRENEZ A RECONNAITRE CE  QU IL Y A DE BEAU

D EMOUVANT ET DE SAGE ET SAUVEGARDEZ LE

ce qu il y a de bon dans la foi appartient à toute l humanité, même aux plus rationnels d entre nous-ne leur en déplaise-et mérite d etre selectivement réinvesti par les plus feroces ennemis du surnaturel

 

les religions sont parfois des constuctions trop utiles, trop efficaces ou trop intelligentes pour être confiées aux seules relgieux

 

respectons nous les uns , les autres

 

06:19 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/03/2013

dead

vous les demeurés, les soumis

vous qui ne souhaitez que par mimétisme

et immobilité

vous qui consentez à la servitude volontaire

vous les moutons de panurge

les individualités mutilées

les cohortes de conformistes

vous les simulacres

 

ne voyez vous pas que vous êtes déjà morts

07:19 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/03/2013

feuillets de corde et temps de glace: le tps qui reste

il est quatre heures du matin

elle le sent, elle ne va pas se rendormir

 

c est le printemps dans ce satané pays, il a encore neigé..

hier soir , elle a mal tiré les occultants , ainsi,  elle peut encore  apercevoir, par l interstice, un petit bout de ciel de nuit, livide, où se detache le squelette d un arbre nu, comme un presage..

 

elle enfonce sa tête dans l oreiller de plumes, relève ses couvertures et caresse automatiquement son corps nu, lui aussi comme cet arbre qui refuse de bourgeonner en ce faux printemps, son corps enfoncé définitivement dans un  hiver létal

 

la peau est encore tannée par le soleil des iles et douce, son corps , elle le connait parfaitement, c est un sac de coutures

elle le connait si l on peut dire, sous toutes ses coutures

le ventre est un peu replet et doux, elle arrive au pubis qu elle a voulu glabre, le caresse doucement jusqu' à la béance qui libère des arômes celestes, enivrants de vie

elle jette un autre coup d oeil dehors où se remettent à tomber des flocons anesthesiants de volupté sur ses blessures qui ne se refermeront jamais

bientôt des pluies de l au delà du monde, des pluies venimeuses viendront ruisseler à travers un azur dément sur l étendue malade de son esprit

 

le medecin lui a affirmé : "un mois, maximum"...

lle sait, donc.

 

elle continue de se parcourir doucement sous  la chaleur bienfaisante de son édredon

 

le temps qui reste, elle va l occuper à transformer ce mécanisme branlant en sensations divines, en fulgurances

 

demain elle appellera M, il ne saura rien de son drame

il continuera à l aimer, à la célébrer , à transformer ce corps de douleur en mane de plaisir

 

alors, elle oubliera, elle l aimera aussi comme on aime un alchimiste, elle aimera aussi ce corps à l histoire impitoyable

elle se dira, pour se rassurer que DIEU existe,  qu il y a des ailleurs plus cléments

pensera tout bas "DIEU je ne dis pas que tu n es pas, je dis juste que je ne suis plus"

le denouement sentira la chair à plein nez

il sentira la fête, la celebration rayonnante de la complémentarité entre le souffle ultime de la chair et la respiration haletante de la pensée

 

un jour, un jour à la fois

 

laissez moi la resurrection de la chair, l esprit se libère à l approche de l inéluctable

 

le temps qu il me reste

je veux l arracher definitivement au vertus rassurantes de la raison, mourir folle comme j ai vecu

le temps qu il me reste se comptera en caresses, en tango des peaux

 

elle pense à deux phrases si similaires et si opposées

"je compte les jours"

"mes jours sont comptés"

 

elle sourit

 

le jour se lève

 

 

 

 

 

 

 

 

08:33 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/03/2013

à tous ceux qui

ont vecu dans les ténèbres de la non reconnaissance

tous ceux dont la flambloyance secrète

n a menée que vers des paradis artificiels

loin de l humanité et de ses faux progrès

 

 

 

à tous ceux qui ont dû

ravaler la sève de leur talent

jamais reconnu

dans des turpitudes chroniques

et irreversibles

 

à tous ceux dont le sens

palpite dans les grandes profondeurs

et dont l art n a jamais pu être un viatique

 

 

à tous ceux qui ont dû

se jeter de la hauteur de leur abime

dans des traversées du desert

 

à tous ces hommes mortels

qui ont grandi

de n avoir jamais pu être à la hauteur

 

 

je dis que je me pose des questions sur le succès

et le faux enrichissement qu il apporte à l homme

 

on apprend bien plus des traversées du desert

l humanité ne se construit pas dans un cinq etoiles

06:53 Écrit par suzy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |