26/05/2008

my bloody back hurts but i like practising english

far too many medecines and drugs are available on the"chinese take away" basis

likewise, there seems to be a tendency for modern physicians to prescribe them on a"use a hammer to kill a fly" manner

 in the short term, of course, the fly gets killed all right, but there is ABSOLUTELY NO REGARD for the long term consequences of the "hammer blow"

11:29 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/05/2008

luciolette

lucciolamerci pour ta peau lactée

merci pour tes yeux ecarquillés plantés droit dans les miens

merci pour tes gambettes qui tricotent de longues, longues echarpes

merci pour tes menottes accrochées au hasard , serrées ou grandes ouvertes

comme des etoiles de mère

merci pour tes rires en grelots, tes sourires lumière

merci pour l espoir de nos après midis complices

merci pour le divin , la perfection de ton petit être

merci pour les couleurs que tu mets dans mes penombres

merci pour ta petite tête parfaitement ovale et qui bat comme un coeur

entre mes deux mains vieillissantes

comme un souffle de vent frais sur un désert aride

09:44 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/05/2008

souvenir d'afrique

maison blanches
fruits de la passion

Ma petite maison blanche au toit de tuiles rouges,
petite maison blanche où souvent rien ne bouge,
petite maison blanche, cage de mes dimanches,
au fin fond de l'Afrique
aux jardins féeriques...

Petite maison blanche, senteur d'humidité
je vais devoir, ma belle, à jamais te quitter,

dans ton jardin d'Eden
dont j'étais habitée,
j'irai, sous le flamboyant, gentiment m'abriter.

Joseph, le jardinier d'ébène,
sera à la même place.
Afrique, mon amour, Afrique aux grands espaces;
tu nous enchaînes au pied de tes arbres fruitiers.

Il y a déjà l
ongtemps
nous nous sommes quittées

je le ressens en moi comme une iniquité

et defilent sous mes paupières les manguiers

les papayers , et me revient l'odeur de la terre detrempée

 



 
La palette des jaunes, des bleus, des verts tendres
et le gazon mité où j'allais me détendre,
les graviers à la porte, carillon des retours,
je ferais bien en sorte, d'en faire cent fois le tour.

La nuit qui descend,
à nulle autre pareille
me met le cœur à sang
et les sens en éveil...

Les fleurs de la passion montent aux arbres qui craquent
et mon studio de bois où j'ai mis tout en vrac
tous mes enfants sont là, c'est la sclérose en plaques

Ma petite maison blanche, où j'ai appris l'alcool
je t'aime et je te hais, à la peau tu me colles
lorsque les soirs de vraie drache africaine,
les éphémères au mur, se collaient par centaines,
je regardais, sans fin, le ballet des geckos,
qui gobaient sans arrêt, de la nature, l'écho...

Et les nuits étoilées,
où nous dînions dehors
et les matins soleil
qui réchauffaient nos corps
puis toutes les abeilles
qui venaient butiner
le reste de nos festins
bénissant le destin....

adieu petite maison au toit de tuiles rouges,
adieu petite maison, où parfois rien ne bouge

11:17 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/05/2008

CONCERT ET EXPOSITION

EXPOSITION ET VERNISSAGE LE MERCREDI 21 MAI A 19H 30

PLUSIEURS ARTISTES PEINTRES DONT JE SERAI

CONCERT LE VENDREDI 23 MAI A 19H30

AVEC LE GROUPE STARWAVE(jazz rock fusion)

petite restauration à disposition

CERCLE EAGLE

384 AVENUE LOUISE

PRES ABBAYE CAMBRE

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18/05/2008

flamenco y baile hier aux beaux arts

fougue, elegance, passion, folie , dechirement

un spectacle qui vous remue les tripes

deux hommes chantent à capella le cante jondo(chant profond)

un cri , un frisson

et les femmes qui dansent ce baile fier et sexué

les femmes VRAIES, aux formes généreuses, loin de la perfection mais si proches de l 'emotion pure

la beauté de leur trajes

el toque des guitares seches qui vibrent

el toque organique celui que l on a pratiqué depuis l enfance

DUENDEimages

assise devant moi, une famille avec deux petites filles

le flamenco se tatoue sous la peau depuis l enfance

 

une standing ovation pour une soiree percutante

12:33 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/05/2008

WHITE AND BLACK

imagesLA VIE EST UN CURIEUX MELANGE D OMBRE ET DE LUMIERE

UN SEUL RAYON DE LUMIERE

VOUS FAIT OUBLIER DES TONNES D OMBRE

DEMAIN IL N Y AURA DEJA PLUS DE SOLEIL SUR BRUXELLES

ET POURTANT AUJOURD HUI IL RESSEMBLAIT A L ETERNITE

22:51 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/05/2008

mon oisillon

DSC02791mon oisillon a sur la tête un duvet tout doux

des yeux ronds comme le monde qu'il decouvre et capte

avidemment

mon oisillon exerce son aile droite en permanence pour apprendre à voler

boum boum boum

 

sa joue toute chaude contre la mienne , nous traversons ma grande cage bigarrée qu'il voit pour la première fois

mon oisillon va d'un objet à l'autre pour en decouvrir les couleurs, les matières

mon oisillon babille et porte dans son petit corps musclé tout le tonus de la vie debutante

mon oisillon rit à gorge déployée

et le mondes'esclaffe avec lui sous le soleil de maiMort de rire

 

 

13:50 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2008

MILADY RENOIR INTERIEUR CUIR

dyn004_small150_340_525_jpeg_30024_3e038017db3e0dadeaaa1879c3f1fc84A LIRE   A B S O L U M E NT

INTERIEUR CUIR PUBLIE EN BOOKLEG CHEZ MAELSTROM

LE CRI D UNE FEMME DIVINEMENT ICONOCLASTE

INTANGIBLE ET PROFANE ELLE CROQUE LE QUOTIDIEN AVEC CRUDITE ET UN ART CONSOMME DE LA CARNATION

ELLE VOUS SECOUE  A CHAQUE PAGE CAR ELLE ECRIT DE SES TREFONDS

 ICI PAS D ESTHETISME, PAS DE "LITTERATURE"

JUSTE UN TREMBLEMENT DE CHAIRS

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05/05/2008

la maison des esprits... pourquoi?

imagesbkk-za02219Ma est la grand mère aimée et respectée de sa famille et de tout le village.

elle a 74 ans , un sourire édenté irrésistible et une santé de fer que beaucoup lui envient

à 7h tous les matins, elle disparait dans les champs pour faire le charbon de bois ou planter le manioc, Bouddha sait bien que le travail de la terre ne peut attendre

 

un matin Ma est fatiguée au point de devoir aller à l'hopital pour la première fois de sa vie, ce sera la dernière

 

en 3 jours, le medecin annonce qu'elle ne peut plus se nourrir, puis la respiration lui fait défaut et le medecin demande si l'on doit prolonger artificiellement l'existence de cette felle qui trottait du matin au soir car ses organes vitaux sont trop endommagés pour un fonctionnement autonome

 

la Thailande ne maintient pas la vie artificielle, avec l'accord des proches, elle sera débranchée dès que sa vie ne sera plus que vegétative

 

le 5eme jour MA quitte le monde des vivants pour entamer le Grand Voyage vers la partie du Nirvana qu'elle aura mérité de par ses actes dans la vallée des larmes, veuve depuis longtemps, elle a élevé ses cinq enfants, dont la derniere Toy, a peu connu son père et la famille a vécu entre autres activités de la culture de la mangue

Toy a pour mission de veiller sur ses géniteurs de leur vivant et de leur assurer des obsèques de qualité selon le renom et les moyens dont ils disposent, en contrepartie de cette servitude, le partage des biens,s'il y en a se fera en 2 fois, pour 5 enfants la benjamine a droit à 1 5eme et les autres 80 pour cent sont divisés en 5

 

Le corps de Ma est ramené dans la petite maison qu'elle s'était  batie elle même avec l'aide de ses enfants et placé dans sa chambre

 aussitôt arriveront les fleurs et les nombreuses decorations funéraires, la moitié de la pièce sera ornée en espaliers avec une debauche de lumières et de l'encens en permanence pendant 7 jours, Ma aura de la compagnie

 

une veille de 7 jours et 7 nuits commence car la defunte a besoin de l'assistance et de l'amour de ses proches et de ses connaissances pour traverser la dure epreuve de la désincarnation

 

dès le premier jour, un chapiteau est installé entre les deux maisons et une centaines de sièges sont mis en place pour recevoir les visiteurs, les panneaux decoratifs de deuils songt alors placés à l'extérieur, de nombreux tubes au néon sont montés dans la cour et ausi à l'exterieur le long de la route sur 50 m afin que tout le village soit invité à rendre un dernier hommage à la morte

 

enfin la sono arrive sur un camion avec le disc jockey qui va animer les soirées, musique, chants et karaoké vont accompagner MA pour que tous ceux qui l'ont connue en garde un bon souvenir

 

et puis il faut nourrir tout ce monde, pas moins de 150 repas seront servis presque sans interruption de 11h à 23h le pick up emmenera toute les nuits à 3h les cuisinière au marché de nuit pour acheter la quantité de victuailles necessaires sous la direction de Toy, la pluis jeune

 

quand la soirée est bien entamée après les repas et la musique, les plus fatigués vont se coucher et le casino commence

en thailande où les jeux sont interdits, il y a une tolérance pour les decès et pas moins de deux frères sont policiers ; il n'y aura donc aucune bagarre et MA sera ainsi satisfaite

pour nous, il est difficile d'imaginer un tel cirque en compagnie du corps et de l'esprit d'un mort

car c'est bien de l'esprit du mort qu'il s'agit ainsi, ils pourront continuer à vivre

dans leur maison et auprès de leur famille , on leur donne donc une maison à coté du temple de Bouddha, plus petite que le temple car Bouddha ne peut etre égalé ou depassé, c'est la maison des ESPRITS de la famille, culte cher aux Thailandais

 

chaque jour, 7 ou 9 moines viennent psalmodier en langue pali, la langue sacrée et c est encore le pick up qui les transporte

le culte des esprits est issu des temps passés où les grandes religions n existaient pas encore, on n'acceptait pas de perdre de façon définitive ceux que l'on avait aimés...

c est ainsi qu'à travers la thailande, les maisons des esprits sont toutes garnies d'alcool, de fleurs, de tabac et de diverses donations

on compte sur les esprits pour proteger les vivants

ainsi une jeune dame venue travailler chez nous qui venait de perdre sa mère a laissé seul son bébé car l'esprit de sa mère etait supposé le proteger....

 

18:06 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/02/2008

PETITE FEMME A VENIR

 

tu t eveilles comme on appuie sur l interrupteur et que la chambre s'emplit de lumière

des que tu sors du sommeil, tu es allumée, alerte, electrifiée, tête et corps en branle

 tes yeux de porcelaine sont un flot de lumière instantanée et toute puissante qui se repand dans les coins les plus sombres

ta chambre sent le lait et la vie, les fruits et l'amouR

tu es unique

precieuse comme une porcelaine fine, un joyau

PETITE FEMME A VENIR

18:09 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2008

et encore une , pour le plaisir

Le sage est méthodique mais pas tranchant,
Intègre mais pas blessant,
Droit mais pas absolu,
Lumineux mais pas éblouissant.

15:58 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la pensée du jour

L'usage du monde conduit à la défiance,
La défiance mène aux soupçons,
Les soupçons mènent à la finesse,
La finesse à la méchanceté,
Et la méchanceté à tout.

15:55 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/01/2008

NOSTALGIE

Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?
 
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
 
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs,les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

 Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides; et quand le temps était frais,Grand'Mère s'en emmitouflait les bras.
 
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

 Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
 
 Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
 
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
 
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
 
A l'heure de servir le repas, Grand'Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.
 
Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

14:05 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2008

vivre

vivre dans les tenèbres

de notre triste siècle

avec pour faux ami, le satané progrès

qui incidieusement nous empêche de grandir

vivre dans la raison devoyeuse de lumière

en etouffant dans l oeuf les instincts décriés

vivre à la moulinette de notre temps de raison prostituée au profit du pouvoir

et se reveiller, un jour, mais trop tard....

18:07 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/12/2007

faut il vraiment choisir

parfois, je me demande pourquoi le mot religion rebute aujoud'hui tant

est ce la connotation institutionnelle : il evoque les dogmes intangibles, les imperatifs moraux, une organisation sociale contrôlée par des hierarchies..

et en parallèle, la spiritualité apparait comme un trait de lumière au ciel de la transcendance

 nous les occidentaux, avons tendance à concevoir le religieux et le spirituel comme en antithèse. Le spirituel etendant son empire sur les ruines du religieux

pourtant plus que des realités antagonistes, spiritualité et religion  représentent en realité des pôles complementaires

 dans l islam, par exemple, l'un est incarné par le soufi(mystique), l'autre par l'oulema(docteur de la loi)

chez les juifs, il y a la cabbale pour atteindre la fine pointe de la spiritualité

la spiritualité est une façon d'apprehender le monde comme le bouddhisme, le chamanisme

toutes ces ecoles se rattachent à un maitre fondateur

l'univers des spiritualités est inepuisable et interessant à explorer

17:58 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la veille des fêtes

mon compte en banque est en rouge

le ciel est livide

j ecoute des chants karnatiques, je ferme les yeux....

bombay, un taxi pour l hotel taj

il roule trop vite, frôle les pietons, klaxonne à tour de bras

nous sommes dans marine drive, il fait une chaleur implacable

les rickshaws transportent des poids incroyables

les palmiers du front de mer defilent doucement et devant l ile elephanta d'où partent les bateaux pour la gateway of india

demain , j irai au chor bazar (le marché des voleurs)

je demande de descendre pour m'impregner de la rue

quelques indiens frôleurs m'abordent pour me proposer de la drogue

l un d entre eux a des yeux de braise injectés de sang

il fait de plus en plus chaud

 l odeur pestilencielle de bombay m'etouffe

j ouvre les yeux, la femme de menage passe l 'aspirateur et il fait toujours aussi deguelasse à bruxelles

 

 

 

10:06 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2007

petite femme à venir

tu dors petite princesse

et volent autour de toi

les fées et les elfes

tu dors à poings fermés

au dessus d un nuage

ton petit nez mutin

et tes yeux en amande

te donnent la tendre

apparence d'un chaton nouveau né

et ta bouche gourmande parfaitement dessinée

cherche de temps un temps la voie lactée

je voudrais que pour toi, le monde s'ameliore

que l homme redevienne bon

que s'arrêtent les guerres

que l'air que tu respires

soit un peu moins vicié

 dors petite princesse

 et qu'un halo d'amour

eclaire tes reves d'or

 

 

 

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11/11/2007

je t attends

je t attends pres du telephone

et je te dessine

avec des petites mains toutes fripées qui s'accrocheront à nos doigts

avec tes sourires et ces grimaces attendrissantes sur ton minois endormi

avec cette odeur si particulière de lait et d eau de cologne

avec ces succions à vide

et cette peau d'ange

viens vite

et laisse moi remplir mon âme et mes yeux

de cette vie naissante

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08/11/2007

les peaux

elle a la peau fruitée 

elle sent bon la vanille

et toi le duvet tout gluant

lorsque tu sortiras

elle te regardera, la tête penchée

comme nous le faisons toutes

depuis l Eternité

poussez  poussez

vidée et remplie

immense comme l'ocean

et vide comme un desert

morte et née à la fois

ouverte , écartelée

poussez poussez

puissante comme le debut du monde

et quand viendra le cri

elle ne sentira plus la dechirure

vous  serez trois et plus qu'un

noyés dans cette lame de fond

toutes peaux melées

 

 

 

 

 

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02/11/2007

etoile de mère

 

tu es belle comme un fruit mur

belle comme le big bang

tu regardes les ondoiements de ton ventre

tu devines...

déjà à l'écoute

les horloges ramollissent

l horizon s'ouvre ailleurs

les soleils brulants éclairent les départs

les liens se retissent, se resserrent

et toi tu vas t'ouvrir

comme une etoile de mère

 

 

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04/09/2007

carte postale du pays du sourire

mardi 7h du matin

 

aujourd'hui c'est jour de marché, je veux donc sortir avant les hordes de touristes!

 Il fait déja une chaleur moite, ma robe me colle à la peau. A cette heure matinale, les songtaews(taxis collectifs) sont plus que rares. Il en passe finalement un. A l'intérieur se trouvent trois jeunes femmes, elles portent toutes les 3 le même badge "trainee". Elles doivent travailler dans un de ces nids à touristes.

Elles descendent après trois arrêts et là, monte un jeune garçon qui porte un sac à dos et un curieux accoutrement : short bleu strict et chemise de fille à camaieu de fleurs bleu. Je me dis qu 'il est curieusement habillé. Il a encore les paupières lourdes d'un sommeil contrarié. Quelques arrêts plus loin, au bras d'une vieille dame à la bouche édentée rougie de bethel est accroché un petit garçon habillé de la même curieuse manière (ce doit être un uniforme scolaire).le petiot s'assoupit et la mamie le couve d'un regard protecteur. Je ne peux m empêcher de penser qu'en europe, elle serait déjà probablement "placée" dans un hospice et privée de ce  bonheur matinal, de ce beau rôle de passerelle. C'est mon tour de descendre!

je traverse une rue ponctuée de petits restos. Ca sent les égoûts, la grillade au charbon de bois, la soupe piquante, la friture... une "cacophonie" d'odeurs!

le spectacle est hallucinant: sur les étals déjà colonisés par les mouches , les têtes de cochons coupées s'alignent au dessus de sceaux remplis d'hémoglobine, des carioles passent offrant beignets et insectes frits. ici on mange à toute heure.

les marchands avalent à la hâte des repas incendiaires, quelques bonzes aux robes safranes drapées artistiquement tendent déjà leur bol

 la chaleur monte

les commerçants qui commencent leur journée prient en allumant de l'encens devant les autels, des chiens galeux attrapent au vol des restes de repas

 je traverse la rue pour me retrouver dans l artère principale, celle qui mène au marché : ici c est déjà l'effervescence : ça klaxonne, ça gesticule, ça crie, ça bouscule, les motos petaradent allègrement et les camionnettes dechargent, il y a des attroupements devant les echoppes de loterie : ici on est joueur...

pattaya, c'est un faux semblant : un sourire lisse et heureux qui masque un enfer chauffé à blanc par le sexe, l'alcool et le fric

une cité bordel où de jeunes beautés mercenaires à la peau nacrée essaient de fuir leur riziere au milieu d hommes crevant de solitude dans des pays aux cieux livides

pattaya, c'est le miroir du malaise occidental où le monde a oublié ce qu'est la vie

ici l'amour se résume à une transaction financière pour inconscients en veine de flatter un ego cisaillé

 

 

 

 

 

 

15:41 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/08/2007

août tout ou rien....

derrière les vitres ruisselantes de pluie, un avion crève la couche nuageuse, dans  4 jours, je serai là haut, pour aller là bas

plantée au milieu de mon living room , je me demande ce que je penserais si je pouvais juger mon appartement objectivement(ce qui j'en suis plus que ravie, est impossible) ma reaction serait surement négative : trop d'objets, trop de couleurs, trop de souvenirs, trop d'assymétrie, trop de poussière, trop de tout, les objets me poussent

pourtant je les aime, chacun d'eux a été produit par un artisan, ils sentent la sueur, le travail, la créativité, les souks d'afrique du nord, les marchés asiatiques

 ce living me ressemble, il ne sait pas s'arrêter à temps, il deborde comme mon soutien gorge, il est libre comme un jardin anglais

 

 

 

 

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17/08/2007

carte postale

"etoiles vivantes, plage zen, eaux bleues, rochers mythiques, chien loup blanc en bord de route serpentine.... un goût de beat generation dans l'air insolaire...""

signé de toi, ma belle enfant

l'insouciance retrouvée, parce que la réalité c'est que la sédentarité forcée tue notre "génie du vent", ce vent qui crée devant lui le vide, nous permettant ainsi de définir l'infini et qui nous porte à definir un rythme inexorable

 

 

 

 

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27/07/2007

PRE APOCALYPSE V 1

NAIROBIce jour là, il y avait une alternance de pluie et de soleil sur Nairobi

ça sentait la latérite mouillée et les fleurs brillaient ruisselant sous le soleil

nous sommes partis vers Nandi Hills, le coeur n'y était pas... déja plus rien à nous dire, un projet de week end pour eviter le dialogue... et quel dialogue finalement puisqu'on n'arrivait plus à se parler?

on se connaissait beaucoup trop

nos conversations tournaient en rond...

j'ai alors ressenti tout ce qu'il y a de cruel dans l'amour, c'est ainsi que j'ai découvert, la douleur sous tendue sous chaque caresse, cette atroce douleur de ne plus pouvoir se rejoindre vraiment

la caresse qui devient alors malentendu entre une solitude qui voudrait s'approcher et une solitude qui voudrait être approchée... mais ca ne fonctionne pas , on ne caresse pas : on avive une blessure!

 

nous avons traversé le PARC DE NAIROBI, les herbes étaient hautes mais derrière grouillaient la vie sauvage et la prédation, cette interaction fascinante entre chasseur et proie, ce jeu de rôle sur le thème de la vie et la mort

un gnou affaibli se reposait à l'écart du troupeau, dans le ciel tournoyaient les prédateurs, ils tournaient en rond comme nos conversations autour d'un futur cadavre

ma gorge se serrait anormalement, effet miroir???

En sortant du Parc, nous avons traversé la rift valley , j'ai regardé de l'autre coté du précipice

l'Afrique est un excellent professeur, tel un mentor accompli, elle ne dicte pas ses enseignements du haut d'une chaire, mais les laisse s'infiltrer dans votre propre chair, par tous les pores

j'apprenais l'Afrique dans un rapport amour haine, vie et mort

nous avons traversé les champs de canne à sucre

au bord de la route, des paysans sur des carrioles avec des poulies de fortune pressaient des jus de canne  agrémentés de citron vert

sucre et citron, c'était ça l'afrique ...

 

 

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25/07/2007

getting old is inevitable, growing up is optional

-"Tu veux savoir mes coordonnées/ le nombre exact de mes années, (...), il vaudrait mieux/ montrer au fond ce que nous sommes/ la vérité de son poids d'homme//(...) car je veux plonger aux bourrasques/ horribles du partage à deux/ absolument dépouillé d'eux/ nu débarrassé de leurs loques/ de leurs bicoques et leurs défroques/ dont ils se couvrent honteusement/ pour camoufler la crudité de leur néant"-,

William Cliff

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23/07/2007

le coeur et l'esprit

"on peut feindre d'avoir du coeur,

pas d'avoir de l'esprit"

Paul Morand

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20/07/2007

FERRE

imagespour ta tête couronnée
d'une crinière d'albâtre
ta manière de gueuler
en clignant des mirettes
parce que t'as donné un sens au mot poète

pour tous les vrais anars
qui pleurent ton depart
pour toutes les jolies mômes
qu'on ne célèbre plus
pour tous tes métronomes
sur tes pianos déchus

pour les féeries de mots
qui ne seront jamais plus
pour les concupissences baroques du passé
les robes de cuir qu'avaient du chien sans l'faire exprès
pour l'ombre d'un Dieu du vertige brisé


pour ton combat d'homme libre
mené avec panache et ta fureur de vivre
dans l'energie verbale
ta folie subversive
tes questions cardinales

pour ta manière
de solitaire
qui les bras tendus
implorait la lumière
en chercheur d'absolu

pour avoir déchiffré le fond de nos ténèbres
deboulonné les idoles
et engendré des fièvres

et parce que tu parlais
la langue des révoltés
t es toujours là FERRE

 

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mi cuerpo

laisse moi oublier que tu te dégrades

que tu es mortel

laisse moi sauter sur les instants de bonheur

dans une amnésie passagère

qui me tiendra lieu de bien être

rien n'est pire que la tristesse des sens!

il y a tant de corps autour de toi

qui flirtent avec les limites du possibles

tant de corps qui courent, qui dansent

toi tu as perdu jusqu'au souvenir de ces joies ordinaires

tu parles encore mais avec des accents erraillés....

 

 

 

 

07:01 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/07/2007

quatrième de couverture de mon livre en gestation

SIMCA 1000Une simca 1000 bondée peine sur les routes du maroc et d'espagne pour rejoindre Paris, eldorado de pacotille.A l'intérieur, deux familles juives marocaines..
l'exode est un dieu capricieux, une page blanche de tous les possibles.
Salomé, adolescente fragile de 17 ans vit très difficilement cet arrachement.
Bâillonnée par les circonstances et la mort de son père-à seulement 57ans- dès l'arrivée dans la ville lumière, elle s'efface de son mieux "pour ne pas être gênante"
D'exode en exode, de cassure en cassure, d'homme violent en abuseur, d'anorexie en boulimie
son destin se brise sur une route du Kenya, dans un accident
Là, les oeillères tombent définitivement. La renaissance lucide
se fait aveuglante quand le corps a perdu ses ressources et que les racines se mettent à pousser à l'envers : dans la tête!!!

17:00 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/07/2007

l ivresse du passage

Nous ne pouvons nous voir que dans les
                              mots qui troublent, faisant bouger le jour et les
                              nuits , retenant au loin l'indocilité et toutes
                              erreurs qui ne connaissent que l'ivresse du
                              passage. Moi aussi, quoiqu'on puisse en penser, je
                              n'aime que les relations se construisant avec du
                              temps, un horizon où trouver sa délivrance et des
                              gestes vivants.  Je ne veux plus de gens qui passent...

17:36 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |