04/08/2009

FEU VOUS

imagesje suis trop en ébulliton pour être frivole,légère, superficielle

je veux être, intensément, je me fous de paraitre...;

je ne fais pas objection au bonheur, mais à ses niaiseries

je serai charnelle jusqu'à la mort

doucement mes forces obscures se tranforment en sources de lumière

doucement je comprends qu'il faut construire mais pas sur des sables mouvants

mon but n'est pas de faire mal, mais de vivre la densité jusqu'à l'extreme

dans mon credo d'amour totalitaire, je n'ai aucun souci non plus de "me préserver"

si des âmes soeurs se reconnaissent, le fait est assez rare pour jusqu'auboutiser, pas de roses sans épines , pas d'érosion sans vents...

au bout du chemin, il y a toujours la force de l'amour qui triomphe et je me refonds  en boucle,

 dans ce feu et sa force vitale

Ce doit être là mon erreur , la confusion entre vouloir et pouvoir

il est rare que le bilan d'une vie brille par son équilibre

on la sacrifie parfois dans l'ordre des ascensions à un

triste remorquage convenu

certains meurent sans avoir osé assumer leurs instincts

et se bercent de l'illusion de la raison moralisante

je n'ai pas assez le gout du calcul pour chiffrer ma vie

 

un jour , un intervieweur a demandé au grand COCTEAU

"s'il y avait le feu chez vous, qu'emporteriez vous?"

et il a répondu

"le feu"

mais c etait COCTEAU, quelle belle envergure...

 

21:03 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/08/2009

IMPOSSIBLE

LA PLUPART DES HOMMES

ONT UN MOMENT DANS LEUR VIE

OU ILS PEUVENT FAIRE DE GRANDES CHOSES

C EST CELUI OU RIEN NE LEUR SEMBLE IMPOSSIBLE

18:28 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/07/2009

surabondance et...

ceux qui ne voient pas la surabondance

qui éclate au coeur même du sens de la mesure

ont de bien pauvres perceptions...

10:09 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/07/2009

LA CAMPAGNE

il fait magnifique aujourd'hui

cap sur GAASBEEK, le silence salutaire et habité

juste le chant des oiseaux, le murmure du vent dans les branches

les feuilles qui frissonnent

tu es là avec toute ton ecoute si belle, si douce, si fine, si nuancée et généreuse

je vis un moment de bonheur total

un de ces moments où on voudrait rendre l'éphémère eternel

 

je retrouve mon âme dans l'émerveillement de cette nature

un chat vient rôder entre mes jambes,

il m'acceuille

il doit sentir à quel point je suis ouverte et en osmose avec

la Terre

le soleil me parle ,  s'insinue sur ma peau

je place sur la table de fortune , deux assiettes en carton

des serviettes, des sandwichs

tu deballes les boissons

il y a de la lumière dans tes yeux

et notre complicité est un baume

on se régale de rien , c'est simple le bonheur

je vibre à l'unisson des feuilles, du vent

de ta voix et de la douceur du moment...

tu es un cadeau de la vie

 

19:40 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/07/2009

les midis à l eglise des minimes

aujourd'hui orchestre et chanteuse tziganes

ces musiques là, ça vous secoue,

çà parle à votre âme,

çà vous renvoie à l'amour universel,

tout çà dans cette magnifique église baignée d' une odeur d'encens et de cierges brûlés

avec un public tous âges confondus lié par l'universalité du langage

par le frisson des violons

la folie du cymbalum

la complainte du violoncelle

et le bonheur de l'instant

15:34 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/07/2009

la vie est douce

la pluie me degouline sur le visage

penetre sous ma robe

j'aime cette sensation de faire corps avec les cieux

je vois trouble

au bout du chemin , il y a une porte

et... un chocolat chaud

une serviette sèche

et un sourire vrai

mmmmmmh

c etait bon

 

15:33 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/07/2009

ARAGON

 

AIMER A PERDRE LA RAISON

Aimer à perdre la raison
Aimer à n en savoir que dire
A n avoir que toi d horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer a perdre la raison

Ah c est toujours toi que l on blesse
C est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu on insulte et qu 'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer a n en savoir que dire
A n avoir que toi d horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer a perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C est par mon amour que j y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer a perdre la raison
Aimer a n en savoir que dire
A n avoir que toi d horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer a perdre la raison

 

 

 

09:05 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/07/2009

MUJER

16_July_08_005"ET DIEU ME FIT FEMME

AVEC DE LONGS CHEVEUX

LES YEUX, LE NEZ ET LA BOUCHE DE FEMME

AVEC DES RONDEURS ET DES PLIS

ET DE DOUX CREUX

 

DE L INTERIEUR IL ME CREUSA

ET FIT DE MOI

L ATELIER DES ETRES HUMAINS

IL TISSA DELICATEMENT MES NERFS

EQUILIBRA AVEC SOIN

LE NOMBRE DE MES HORMONES

COMPOSA MON SANG

ET ME L INJECTA

AFIN QU IL IRRIGUE  TOUT MON CORPS

AINSI NAQUIRENT LES IDEES

LES REVES ET L INSTINCT

IL CREA LE TOUT

A GRANDS COUPS  DE SOUFFLE 

AVEC CANDEUR

LES MILLE ET UNE CHOSES QUI ME FONT

FEMME DE TOUS LES JOURS

ET POUR LESQUELLES JE ME LEVE

CHAQUE MATIN

ET BENIS MON SEXE"

GIOCONDA BELLI POETESSE NICARAGUAYENNE

 

 

 

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17/07/2009

ohhhhh que oui

"L'Amour véritable n'existe que si un Etre a trouvé le reflet absolu de sa propre complémentarité spirituelle "

22:53 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/07/2009

PASSEPORT TOLTEQUE

imagesQue votre parole soit impeccable.
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.


Ne réagissez à rien de façon personnelle.
Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.


Ne faites aucune supposition.
Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.


Faites toujours de votre mieux.
Votre "mieux" change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

 

18:31 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

l origine du monde vue par FERRE

img3697 Cette blessure
Où meurt la mer comme un chagrin de chair
Où va la vie germer dans le désert
Qui fait de sang la blancheur des berceaux
Qui se referme au marbre du tombeau
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Où va ma lèvre à l'aube de l'amour
Où bat ta fièvre un peu comme un tambour
D'où part ta vigne en y pressant des doigts
D'où vient le cri le même chaque fois
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qui se referme à l'orée de l'ennui
Comme une cicatrice de la nuit
Et qui n'en finit pas de se rouvrir
Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure
Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur ma destinée
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Drapée de soie sous son triangle noir
Où vont des géomètres de hasard
Bâtir de rien des chagrins assistés
En y creusant parfois pour le péché
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qu'on voudrait coudre au milieu du désir
Comme une couture sur le plaisir
Qu'on voudrait voir se fermer à jamais
Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs

14:03 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2009

internet inter pas net

facebook

badoo

meetic et autres sites merveilleux de rencontres

oh oui on se rencontre...

et on se trompe

et allègrement  on s espionne

et finalement  on  se déchire

pour terminer, tout aussi SEUL

dans cette ronde de zappings affectifs,

où il y a toujours mieux croit on

et où le dindon de la farce n est souvent

pas celui qu'on croit...

les excuses sont toutes bonnes pour s y

inscrire:

on cherche un ami, qui , comme par hasard ne répond pas aux mails

et on fait un profil detaillé avec photo juste pour répondre à un precieux appel;...

on a été inscrit par quelqu'un d'autre

ben tiens...

enfin bref, des tas de raisons aussi intelligentes et credibles les unes que les

autres

et la confiance se brise

contre les murs de la vacuité et de la seduction à deux balles

les jeunes sont aussi victimes de ces merveilleux reseaux sociaux qui construisent et detruisent à tour de bras

à quoi bon s'engager, se mettre dans la VRAIE vie avec ses affres quand le virtuel

vous en dispense largement avec ses promesses réalisables sur le champ et sans le moindre effort

mais le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui

les boites echangistes sont maintenant fréquentées par de jeunes couples qui prefèrent en arriver là plutôt que d ignorer les frasques de l'autre, là au moins comme sur internet, on voit ce que sa compagne ou son compagnon fait

où est donc l'unicité???

où donc est passé le sens du sacré???

les amants se succèdent dans les lits où l'on oublie leur nom

 les nanas se prennent pour des mecs

les mecs pour des nanas

les ruptures succèdent aux dechirements

et le mot respect ne signifie plus rien

quand au mot responsabilité, il sera bientôt relégué aux oubliettes

faut kiffer la life hein et surtout pas se faire chier avec des frustrations ou des efforts, c est pas fashion çà

 

 

alors on choisit sur catalogue

"t es belle et feminine"

"on se voit quand"

"tu branches ta cam ou tu te mets sur msn"

voilà un bon début

sa femme l'a quittée, il avait rien vu venir

et cette salope s'est barrée sans crier gare

là il est en forme pour tout recommencer et il saura comment vous rendre heureuse

ben tiens...

hard discount du sexe

hard discount de tout

c est déjà pourri avant d etre en rayon

à confondre le poulet batterie

avec le poulet d elevage

on perd ses plumes et sa santé

et surtout on perd l 'espoir dans ces reality shows à l echelle

planétaire qui font de nous des droides sans intimité, ni sens critique

teleguidés que nous sommes par des puissances x qui exploitent joyeusement

nos faiblesses et nos vulnérabilités

 

à l epoque du chacun pour soi

de l individuation à l extreme

quel creneau peut être plus porteur

que la solitude

nos petites boites etanches se collent les unes aux autres et restent

etanches, tellement étanches

dans ce monde cloisonné et sans partage

pourquoi se fatiguer à approfondir, à chercher

à trouver les essences

alors qu'il suffit d aller faire son marché

pour avoir un plan B toujours sous le coude

CONSUMERISME QUAND TU NOUS TIENS

 

11:14 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/07/2009

LES ERRANCES PSYCHOLOGIQUES D UN PRINCE

c est en découvrant dans les pages d’un magazine l’image d’un visage brûlé par les produits éclaircissants que Barack Obama – ainsi qu’il le raconte dans son autobiographie – s’est senti noir pour la première fois, irréductiblement noir.

Celui que l’on allait accuser plus tard de n’être « pas assez noir » a senti ses entrailles se serrer devant une telle apostasie de soi. Cela explique peut-être le silence du président américain à l’heure où une bonne partie de l’Amérique pleurait Michael Jackson et son évocation, tardive et par porte-parole interposé, de la nature « tragique » de la vie de l’artiste.

On rappelle en effet fréquemment depuis sa disparition que Jackson a désespérément blanchi sa peau, par volonté, dit-on, d’effacer toute négrité, identifiant cette dernière à la brutalité virile de son propre père. Mais, en ne disant que cela de ses troubles identitaires, on réduirait à tort son œuvre, sur lui-même et en musique, à une excentricité raciale et à l’extravagance d’une diva mégalomane.

Sans doute l’art de Jackson procéda-t-il en réalité d’une démarche plus compliquée, qui trouve ses racines à la fois dans l’exemplarité d’une schizophrénie unique, une folie magistrale dont on peut essayer d’interpréter certains traits et aussi, plus globalement, dans l’histoire de la représentation douloureuse de soi dans le monde afro-américain.


L’enfance de l’art

Michael Jackson laisse l’image d’un homme torturé par ses démons, qui étouffèrent son génie et le transformèrent en figure fantomatique.

L’ultime image du moribond, obscène, celle d’un visage blême enturbanné de draps d’hôpital et à demi caché par le matériel d’intubation qui tente en vain de le réanimer, est tragiquement fidèle à ce qu’il fut : un homme aux masques, évoluant dans un espace liminal entre la vie et la mort, la haine de soi et la fascination pour le double qu’il aurait aimé être.

Issu d’un milieu ouvrier pauvre de l’Indiana, il fut élevé par une mère témoin de Jéhovah fervente, qui éduqua ses enfants dans la rigueur d’un dogme qui refuse, en attendant la fin des temps imminente, de corrompre les siens dans la société qui les entoure. Michael raconte dans son autobiographie, Moonwalk, qu’il demeura fidèle aux préceptes jéhoviens jusqu’à l’âge adulte, intimement persuadé que, comme sa mère le lui a toujours dit, ses dons lui venaient de Dieu. [...]

Michael dut pourtant prendre sa place dans le monde lorsque son père, Joseph, fait signer en 1967 à cinq de ses fils un contrat avec le label Steeltown.

Il devient alors un parmi plusieurs, soumis au même rythme que ses aînés, clonés comme eux en petites vedettes de Motown, avec coiffure afro et bague d’or au doigt. Ce qui lui appartenait en propre serait un ailleurs, une vie en songe dans laquelle le petit génie, auquel on fit chanter à dix ans déjà des paroles d’adultes, vivrait son destin. Car, officiellement, il doit abjurer l’enfance. [...]

Jackson rencontre [...] le réalisateur de la bande originale du film, Quincy Jones, apprenti sorcier justement. En 1979, le producteur natif de Chicago, musicien « arrangeur » inspiré et Pygmalion professionnel, comprend que ce recours à l’enfance est un diamant musical qu’il faut transformer en énergie créatrice : dans l’album qu’il lui produit en 1979, Off the wall, le premier que Jackson chante en solo, Jones le laisse s’exprimer avec cette voix unique de falsetto, celle d’un jeune homme prépubère dont des dizaines d’interprètes se sont inspirés depuis. Il y ajoute sa connaissance inégalable de ce que la musique africaine américaine a produit de plus efficace et de plus brillant : jazz, rhythm & blues, funk et surtout « pop », cette musique de l’ère du temps que James Brown avait réussi à rendre noire.

Bien que continuant à chanter avec ses frères, Michael Jackson cultive son imaginaire enfantin, peuplé de monstres extravagants, d’enfants immaculés et de créatures fabuleuses. Cette étrangeté, une pathologie disent certains, ne peut pourtant guère se comparer aux égarements névrotiques d’Elvis ou de Marlon Brando, car elle ne s’inscrit pas uniquement comme une négation, un parasitage de la carrière de l’artiste, mais en est également une condition de possibilité, et même une raison d’être.

Quincy Jones mit intuitivement en scène et en partitions les errances psychologiques d’un être qui ne pouvait vivre au milieu des autres que derrière un filtre, un masque, un rideau de théâtre, un déguisement. Il lui permit de vivre artistiquement son refus du monde réel. Thriller, titre de l’album le plus vendu de tous les temps, signifie excitant mais aussi terrifiant. Dans ce chef d’œuvre de 1982, Jackson partage avec le monde sa narration d’un conte pour enfants dont il est le héros. [...]

Contes terrifiants et fantastiques

Il a ainsi crée un personnage à l’image de ses fantasmes, conciliant l’expression de ses dons, les exigences d’une industrie musicale qui dénicha très vite la pépite et son besoin inassouvi d’être l’enfant idéal.

Si l’on regarde attentivement son œuvre, on discerne donc dès les premières années de sa carrière sa nature de petit Poucet égaré, entraîné par la vague de son talent, semant les cailloux qui le ramèneraient à l’enfant étrange qu’il ne cessa d’être. Ainsi, sa chanson « Ben », irrésistible mélodie de 1972, est la chanson titre d’un film d’horreur qui narre l’amitié d’un jeune homme introverti avec un rat apprivoisé. Il y chante la solitude de deux êtres unis dans un monde de conte de Grimm, qui établissent un pacte d’amitié éternel contre l’ordre raisonnable des adultes.

Le monde d’ici-bas n’a jamais été celui dans lequel il a voulu s’épanouir et son goût du songe fleura d’emblée le parfum du fantastique et du terrifiant comme le sont les contes pour enfants qu’on ne lui a sans doute jamais lus.

Dans sa Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim explique que le conte est un espace qui ne camoufle pas les complexités de l’âme humaine, mais qui propose une initiation dialectique à l’ambivalence morale, permettant au jeune rêveur de forger sa personnalité. « Les personnages de contes », souligne-t-il, « ne sont pas à la fois bons et méchants, comme nous le sommes tous en réalité. De même que la polarisation domine l’esprit de l’enfant, elle domine le conte de fées. Chaque personnage est tout bon ou tout méchant ». L’enfant parvient à l’âge adulte lorsque, acceptant les ambiguïtés, il a « solidement établi sa propre personnalité ».

Michael Jackson est resté à la phase première, opposant le bien de l’enfance et la corruption du monde, conviction entretenue dans la culture populaire américaine par des gens aussi talentueux que Steven Spielberg qui, dans son E. T. de 1983, entama une longue filmographie dans laquelle les êtres étranges et bienveillants venus de loin n’ont comme interlocuteurs fiables que les enfants, préservés du mensonge. Certains critiques ont même évoqué une « peter-panisation » du réalisateur. Incontestablement plus fragile que la moyenne, Jackson ne fut lui aussi que l’incarnation hyperbolique d’une idéalisation pathologique de l’enfance propre à l’Amérique.

Le manichéisme analysé par Bettelheim est au cœur de l’œuvre de Jackson et son malaise personnel, son « moi déchiré », est une tentative mimétique de réconciliation. De cette incompatibilité, de cette improbable négociation entre l’enfance idéale et l’expérience mortifère de la vie est né un monstre, une créature se défiant des lois de l’humanité.

Au travers de son art, et sa vie personnelle en est une partie intégrante, il cherche alors à incarner toutes les polarités pour les dépasser et les annuler : innocence/culpabilité, jeune/vieux, noir/blanc, homme/femme, religieux ou séculier. Il a ceci de commun également avec Spielberg d’avoir compris le rôle de l’image et de l’écran dans la recréation d’une psyché enfantine dans laquelle tous se retrouvent, les adultes se redécouvrant enfants. [...]

Peau noire /masque blanc/lunettes noires/gants blancs

Franz Fanon, sensible bien avant Obama au désir masochiste de certains Noirs de supprimer le bistre de leur visage, espérant ainsi effacer une identité qu’ils jugent aliénante, donne une explication « psychopathologique » à un phénomène qui semble avoir touché la famille Jackson (à l’image de nombre de Noirs américains) et le décrit avec effroi et ironie : « Depuis quelques années, des laboratoires ont projeté de découvrir un sérum de dénigrification ; des laboratoires, le plus sérieusement du monde, ont rincé leurs éprouvettes, réglé leurs balances et entamé des recherches qui permettront aux malheureux nègres de se blanchir, et ainsi de ne plus supporter le poids de cette malédiction corporelle. »


Jeff Koons, « Michael Jackson and Bubbles », 1988.
Jeff Koons, « Michael Jackson and Bubbles », 1988.
[...] Sur une céramique dorée, Jackson est présenté avec le visage et une partie du corps recouvert d’un glacis blanc, portant un maquillage ostentatoire, une boucle écarlate en particulier. Il tient dans ses bras un singe, lui-même grimé de façon identique. Le mimétisme entre le visage de Jackson et la face du chimpanzé laisse pantois et les propos de l’artiste révèlent toute l’ambiguïté de la représentation d’un idéal de beauté, à la fois féminin et [donc] blanc. Koons affirma ainsi qu’il avait voulu rendre hommage à la quête de perfection physique du chanteur. Il va donc de soi pour Koons, qui n’est pas soumis aux mêmes troubles identitaires que son modèle, que le Beau est d’albâtre.

Cette représentation de Jackson, soulignant à gros traits son caractère asexué, a le mérite d’illustrer l’articulation subtile entre l’identité de genre et l’identité raciale, dans le monde afro-américain tout particulièrement. Il est vrai que si la conscience raciale torturée de Jackson s’exprime dans son apparence physique, elle s’exprime également par son refus apparent de tout attribut viril ou clairement masculin. La peau blanchie et poudrée est évocatrice d’une féminité coquette et, de manière traditionnelle dans l’histoire africaine comme américaine, c’est sur les femmes que pèse l’impératif de la clarté de la peau.

L’androgynie de Jackson fonctionne très certainement comme un déplacement de la problématique raciale et il a inspiré en cela d’autres artistes noirs américains, qu’il s’agisse de Prince ou d’André 3000, rappeur talentueux du groupe Outcast. La virilité de l’homme noir est toujours en effet peu ou prou associée dans l’imaginaire racial américain à la menace du viol de la femme blanche.

En ce sens, revendiquer par l’accoutrement son travestissement est une forme de protection dans une Amérique raciste à bien des égards. Ainsi, d’une certaine façon, moins on souscrit à l’échelle de valeur de l’oppresseur (dans laquelle la virilité figure en bonne place, comme le remarquait également Fanon), moins on se vit et on est perçu comme noir.

Dans le même temps bien sûr, la confusion dans le genre transgresse la bienséance que constitue l’hétérosexualité pour l’ordre dominant. La confusion de genre et – donc – de race entretenue par l’artiste maquillé fit d’ailleurs l’objet d’un colloque académique à l’université de Yale en 2004 (« Regarding Michael Jackson : Performing Racial, Gender, and Sexual Difference »), les chercheurs invités se penchant notamment sur l’homosexualité « déniée » de Jackson, la mise en scène énigmatique de son personnage de père de famille et enfin sa reconstruction d’un mythe masculin acceptable pour lui dans le vidéoclip « Thriller ».

« Le meilleur d’entre nous »

Il était une fois Michael Jackson
L’écrivain afro-américain James Baldwin, né à Harlem en 1924 dans un foyer pauvre où il subit la violence d’un beau-père qui lui reprochait, comme Joe Jackson le fit de Michael, d’avoir par trop « la tête d’un nègre », transforma lui aussi en art la violence de ses tourments : être raillé tout à la fois pour être noir et pour être efféminé.

La folie le guettait, relate-t-il, avant que Paris ne l’accueille en 1948 et qu’il y entame son œuvre littéraire. Cette dernière, romanesque pour l’essentiel, articule les dialectiques raciales et sexuelles qui l’étouffèrent conjointement dans une Amérique qui connut par ailleurs l’émergence de concert des mouvements de défense des droits des Noirs et de ceux des homosexuels. Il faut comprendre, analysa Baldwin, que l’idéalisation de la masculinité et le racisme sont les deux faces d’une même pièce.

La stratégie qui s’impose est donc de « vivre dans le fantasme de l’autre » et, « utilisant la métaphore contre elle-même », de s’appliquer à soi-même les perversions et pathologies que l’on vous prête ou les désamorcer en se rendant inoffensif. Jackson fait l’un et l’autre, à la fois efféminé certes mais aussi entiché sur scène de son pénis, qu’il agrippe compulsivement avec un cri. Ce geste est emblématique et parfaitement ambigu.

Cela permet de comprendre que l’éclaircissement pigmentaire de Michael Jackson, corollaire de son androgynie assumée, est perçu par nombre de Noirs comme un symptôme du racisme et ne lui a jamais aliéné la communauté dans son ensemble. Bien au contraire. Baldwin lui-même salua en 1985 les tours de passe-passe de l’artiste « emmasqué », portant gant blanc et lunettes noires : « Jackson, on ne lui pardonnera pas de si tôt d’avoir donné le change, car y’a pas de doute qu’il a raflé la mise ». Il salua en lui un autre « freak », s’identifiant à la monstruosité du chanteur, épinglé comme une bête de foire par le pays de l’homme blanc. Ce dernier, coupable aux yeux de James Baldwin de ses propres turpitudes, nomme « freak », cinglé, dépravé, ceux qui le forcent à se confronter à ses désirs inavoués.

Michael Jackson n’a ainsi jamais cessé d’être reconnu comme afro-américain et, plus encore, comme un héros du monde noir.


[...] La passion selon Jackson ne pouvait que bouleverser un monde noir sensible au langage de la religiosité raciale, fût-elle séculière en apparence. La catharsis que suscite l’exhibition de ce mystique rendu fou par sa quête de transparence physique trouble mais séduit aussi : en chaque Noir, il y a un Jackson, une conscience tourmentée après des siècles de sujétion par la couleur de sa peau.

Les stigmates de Michael Jackson, rendus tristement cliniques après son décès, ne pouvaient que susciter la terreur et la pitié : il était malingre et sous alimenté, imberbe et chauve, son ossature était de verre et sa peau décapée laissait apparaître des dizaines de contusions et de plaies dues aux innombrables injections qui faisaient son quotidien. Il y a quelques mois, on le disait à demi-aveugle. Vouloir sortir de son propre corps dans une ascèse folle (la « prison de l’égocentricité raciale » écrivit Baldwin) fit peut-être de lui un « hyper-noir ».

Qu’il tente d’apprendre à danser à Michael Jordan (« Jam », 1992), qu’il chante à l’unisson des accords du guitariste hard-rockeur blanc Slash (entre autres dans « Give in to me », 1991) [26], qu’il prétende, avec des bons sentiments un peu dégoulinants, que la couleur de peau ne compte pas (« Black or White », 1991) ou qu’il crée la polémique en s’identifiant à l’image sulfureuse des Black Panthers dans la vidéo de ce même titre, il ne quitte jamais le monde noir.

Quincy Jones avait même compris sa capacité à dépasser l’imagerie ambiguë des ménestrels noirs en l’habillant d’un costume noir, d’un nœud papillon et de gants blancs, image stéréotypée du musicien noir aux États-Unis. Espiègle, Jackson ne garda qu’un seul gant mais subvertit effectivement le jeu de mascarade raciale.i[

Blackface

Jackson, dont on dit qu’il voulait à tout prix (dont celui de sa santé) être blanc, reprend ainsi le masque noir lorsqu’il fait siens les discours essentialistes de la communauté noire : ainsi en est-il des accusations de racisme, formulées plus tard à l’adresse de Tommy Mottola, président de Sony, lorsque son album Invicible peine à décoller en 2001. Il mobilisa également le registre de l’injustice raciste lorsqu’il fut accusé dès 1993 de pédophilie après avoir confié qu’il dormait avec des enfants.

Plus encore, la menace d’un procès en 2002 le rapprocha paradoxalement d’une communauté noire habituée aux dénis de justice et qui, huit ans plus tôt, avait collectivement soutenu le footballeur O. J. Simpson lorsque ce dernier, vraisemblablement coupable, fut jugé à Los Angeles. Jackson crie à l’injustice et c’est à l’unisson de sa jeune sœur, Janet, que dans le duo « Scream » (History, 1995) il dénonce à nouveau le système pourri dans lequel il vit et son envie de hurler devant tant de calomnie.

Plus frappant encore, le groupe radical Nation of Islam proclame son soutien à Jackson, comme il le fit pour Simpson, dénonçant le complot raciste, accentuant encore ce que le créateur du dessin animé « The Boondocks » (figurant des personnages noirs), Aaron McGruder, a nommé la « re-négrification » du chanteur dépigmenté. Jackson aurait d’ailleurs été, selon un journaliste du Guardian, très proche du mouvement de Louis Farrakhan.

À ceux qui douteraient des complexités de la race aux États-Unis et qui ignoreraient la longue histoire des Noirs à peau blanche, Jackson offre un exemple frappant. Discours plus que couleur de peau, la conscience noire passe en Amérique par des codes auxquels Jackson a toujours souscrit. En 2003, on l’entendit à Harlem, aux côtés du candidat à l’élection présidentielle Al Sharpton, dénoncer une industrie du disque raciste. Lors de la mort de James Brown, légendaire parrain, c’est entouré de Jesse Jackson et d’Al Sharpton qu’il rendit hommage à celui qui l’inspira plus qu’un autre.

Conclusion

Antonin Artaud a écrit à propos de la mort brutale de Van Gogh : « Si Van Gogh n’était pas mort à 37 ans je n’en appellerais pas à la Grande Pleureuse pour me dire de quels suprêmes chefs d’œuvre la peinture eût été enrichie, car je ne peux pas, après les Corbeaux, me résoudre à croire que Van Gogh eût peint un tableau de plus. Je pense qu’il est mort à 37 ans parce qu’il était arrivé au bout de sa révoltante histoire de garrotté d’un mauvais esprit ».

Sans doute Jackson était-il arrivé au bout de sa route artistique, au bout d’une énergie créatrice que même les jeunes héritiers talentueux de la star qui ont tenté de le faire revenir ne sont pas parvenus à ranimer. Jamais plus il n’aurait offert au monde, après cinquante années dont vingt au moins semblent miraculeuses, la magie et la démence qui, mixée dans une alchimie prodigieuse, firent de Michael Jackson le plus grand ménestrel de l’Amérique moderne.



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Auteure : Sylvie Laurent, maître de conférences Sciences-Po Paris, en histoire politique et littéraire des Africains-Américains.


07:31 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2009

WOODY ALLEN

le sexe apaise les tensions, l'amour les provoque.
 [Woody Allen] [+]

11:25 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

au fil du temps

on s 'est retrouvés là, par hasard

et c'est comme si on ne s'était jamais quittés

ta peau mate, tes yeux de fou couleur emeraude

et cette mentalité de macho

il n'a pas fallu dix minutes pour que le rythme me revienne

tout le feu de ton pays resumé en dix minutes

Medite et Rannée si différents et si semblables à la fois

l'avantage de se quitter en s'aimant

c est les retrouvailles tendresse

et l'essentiel qui revient vite, vite

avec son cortège d'impossibles 

 

 

07:25 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/07/2009

pourquoi

alors que notre nature nous pousse à aimer, à donner et à recevoir

nous aliénons l'autre par un langage peu adapté?

IL FAUDRAIT AVOIR LA FORCE D ABANDONNER LES JUGEMENTS RAPIDES ET MORALISANTS QUI IMPLIQUENT QUE CEUX QUI NE CORRESPONDENT PAS A NOS VALEURS SONT A JETER

comment admettre sans dommages, que chacun à la PLEINE responsabilité de ses pensées

de ses actes

de ses sentiments?

 

comment arriver à ne pas communiquer ses désirs sous forme d'exigeances

PARLER

AGIR

BLESSER

et se retrouver là, dans des doutes destructeurs?

Les differences qui devraient nous enrichir nous separent

PARLER N EST PAS TOUJOURS AVANCER

IL FAUT SAVOIR CHOISIR SON LANGAGE

ET C LA QUE LE BAT BLESSE

11:01 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/07/2009

les trois singes réunis

300px-NikkoNoEvil4902il n entend RIEN

il ne voit RIEN

Il ne dit RIEN

 

ET FINALEMENT... C EST TOUT BENEFICE

15:35 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PINA BAUSCH

ADIEU PINA

TU VAS SERIEUSEMENT NOUS MANQUER

JE ME SOUVIENS AVEC REGAL DE CETTE SEQUENCE

DE TOUTE BEAUTE

DE "PARLE AVEC ELLE" D ALMODOVAR

moment sublime de tes chorégraphies si particulières....

08:58 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/06/2009

COCTEAU

ON FERME LES YEUX DES MORTS AVEC DOUCEUR

C EST AUSSI AVEC DOUCEUR QU IL FAUT OUVRIR LES YEUX DES VIVANTS

12:19 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PREMIERE AU BOXE OFFICE

imagestu étais beau comme un astre , immense et bien fait(ble)

athlète , adonis, coqueluche des femmes....

ton visage séraphique et tes boucles d'or

m ont attirés vers un precipice luciférien

tantôt ange, tantôt démon

je ne savais jamais comment  mes jours

et mes nuits allaient finir

tu me decorais le visage d'un dégradé de verts et d'indigos

et les lames de couteaux endiamantées  luisaient parfois à proximité de ma peau

tu avais sur moi  le droit de vie et de mort

un jour, j'ai vu une rigole de rubis couler sur mon visage

tu m'avais plantée...dans le décor

inoculé la saul-itude

emportée dans ton vortex aviné...

rohypnol quand tu nous tiens, vin-dicte et psychotropes

 

et puis il y avait les trèves

les montées au pinacle

les paroles cotonneuses

les voyages au paradis

les projets pharaoniques, nique, nique

 

et  dans la coulisse, une petite fille toute ronde et douce qui n en pouvait plus

de ces éclats-boussures

le bruit de la vaisselle cassée la clouait dans sa chambre

elle n a rien oublié

les cica-tristes étaient ses plaies-mobiles

 

la destruction est devenue mon mode de fonctionnement

je l'ai retournée sur mon pauvre corps balafré

et sans m'en rendre vraiment compte

j ai commencé à aimer en faisant mal

may day, may day, m aider, m aider

aidez moi à may day

ce qui ne se voit pas reste dans le silence

cautionné par la peur, la honte

le message était passé, infiltré dans mon

cerveau , dans mon sang

celui qui coulait devant tes yeux ravis ou navrés tour à tour

 

un jour je suis partie, loin très loin

me nettoyer au bout de la terre

mais ton ombre m'a poursuivie

jusqu'à me briser définitivement sur une route d'avril

 

mon corps silencieusement en a redemandé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29/06/2009

AUTREMENT

joli mot valise qu'autrement

autre-MENT

09:06 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/06/2009

true ebony and fake ivory?

michael-jackson-20090626-518996neverland

runaway

mask on the nose

no more nose

no black skin anymore

no skin anymore soon

peter pan does not wanna get old

peter pan was never young, not allowed

peter pan was wearing a mask

peter pan had a terrible lupus

bless the star kids BAMBI

FUCK THE FAKE 

FUCK HOLLYWOOD

thanks daddy jackson for having called him "big nose"

thanks to the unscrupulous doctors for distributing lethal prescriptions by tons

denial brings to death, denial is the way to hell

now he is dancing with james brown, funk and beat in paradise

yeah look at the moon tonight you might see him walking

 

12:28 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LE SEXE DIT FAIBLE

"Les images et les mots dans lesqUels les femmes sont données à elles-mêmes par la société et les traditions les définissent-ils totalement ?
Être femme, pour elles, est-ce une fonction ? Est-ce un destin ? Est-ce une vocation ? Est-ce la clé et le sens total de leur être le plus profond ?"
<'DongfuongBatbai'

09:25 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/06/2009

LOLOTTE

tu arrives vers nous comme un petit lutin mecanique avec ta couche culotte qui te fait un arrière train de caneton

tu émets des petits cris de joie et tout ton corps tend vers nous

c est magnifique d instinct, de bonheur non contenu

c'est magnifique tout court

je reste derrière ta maman pour ne pas lui voler cet instant

elle t'arrache au sol et je peux profiter pleinement de ta petite "bouille-à-bises"

on voudrait arrêter le temps quand il vous offre un tel vent de fraicheur

quelques minutes avant de venir te chercher, nous avons rencontré dans la rue un autre petit couple avec un bébé

le papa a tapé sur l'épaule de ta maman, SEBASTIEN, ils étaient ensemble en maternelle, à l'école en couleurs et là , il va mettre son bébé dans la crèche où tu vas

la vie est belle et douce

avecs ses renaissances, ses saisons, ses printemps, ses étés , ses hivers

SEBASTIEN avait 5 ans, à l'ecole en couleurs et il était amoureux de ta maman

un jour, il l'a invitée à son anniversaire

maman s y est rendue, croyant y rencontrer le reste de la classe

mais elle avait été victime d'un subterfuge et s'est retrouvée en tête à tête avec son amoureux en herbe

elle a été vexée comme un pou

et elle n'a jamais pardonné

c'est quoi cette idée à la con ... MARS ET VENUS

déjà à 5 balais....4244_1140972599128_1071817273_30435571_6676086_n_LOLOLOLO

 

 

08:33 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/06/2009

REMEDE

IL N Y A QU UN REMEDE A L AMOUR

AIMER DAVANTAGE

LA VRAIE NOBLESSE EST PEUT ETRE LA

NE PAS AVOIR PEUR DU RIDICULE

DE LA GENEROSITE , NE PAS AVOIR PEUR DE REGARDER DERRIERE....

 LES MANQUES , oH OUI LES MANQUES

COMMENT ON RUSE AVEC EUX

AU FOND DE TOUTE ORIGINALITE

IL Y A UN MANQUE

09:38 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2009

STEPHANE MANDELBAUM ET MM

medium_mandelbaumSTÉPHANE MANDELBAUM, L'OEUVRE GRAVÉ
De MARCEL MOREAU

[…] Stéphane Mandelbaum, ce jeune artiste belge décédé tragiquement à 25 ans, à l'aube d'une carrière prometteuse. Personnalité habitée du sens tragique, il a donné une œuvre terriblement perturbée, d'une âpre beauté, éprouvante. Il est de ces solitaires de l'art adeptes du cri du corps et des excès passionnels. En un texte d'une très haute intensité poétique, à ce "degré d' incandescence" auquel "nul n'est tenu", Marcel Moreau trouve la correspondance des mots. "Tu es à toi seul un fabuleux gisement", écrit-il. "Pratique l'extraction dans l'ivresse, de préférence, mais aussi, s'il le faut, au prix de la souffrance." Le poète dit, sans "atermoiements" les urgences, la fébrilité, la passion, les débordements, les déchirures… et, face à un autoportrait de 1980, déjà, s'adresse "Au jeune errant ivre, obsédé de mort?" En incisions sur métal, en encre d'imprimerie, textes et images de "La mémoire des plaies / Et l'actualité du soignement." – Claude Lorent, Art et culture, décembre 1992.
45,00 €   ISBN 2873960809

13:03 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

GERARD P. ET SON FILM SUR STEPHANE MANDELBAUM

imagesmerci Gérard, pour ce film qui m'a chamboulée

 

je vais le regarder encore et encore

ré écouter ta lecture de cette lettre qui semble déjà écrite d'outre tombe

regarder encore et encore cette oeuvre de sang, de feu, de sueur, de folie,de sexe, d'obsessions nazies,  de vie et de mort

j'ai adoré cette incantation hebraicochamanique et le physique d'Indienne de cette vieille femme qui appelle les esprits

et ces femmes noires qui dansent et font des incantations sur la tombe

"je ne conçois pas d'oeuvre, comme détachée de la vie"

Antonin ARTAUD

tellement jeune, avoir sur les épaules et dans l'âme un tel héritage parait surnaturel , on peut s'en étonner, se demander d'où venait cet être à la vie si follement accidentée et à la main guidée fiévreusement  par on ne sait quels revenants, c est fou, incroyable et cette mort....qui rappelle tellement les forces qui muaient ses crayons avec une violence sans pareille

 

ce film est un très beau cadeau

et si tu le permets, je le montrerai autour de moi

11:49 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IMPASSIBLE N EST PAS FRANCAIS

JE ME SUIS DESENTRAILLEE,

HARA KIRISEE,

MISE A NUE,

DANS UNE VERITE CRUE MAIS SALVATRICE

POUR UNE PROMESSE D AMOUR

QUI COMMENCAIT SUR LES CHAPEAUX DE ROUE

ET QUI FINIT DANS LES VISIONS EMOLLIENTES

D UN BONHEUR PARFUME A L ETHER....

IL FAUDRAIT M EVISCERER POUR QUE JE SOIS LEGERE

OUBLIANT AINSI QUE MA VIE EST REMUEE

PAR LES ALLEES ET VENUES DU SANG

LES BATTEMENTS DE MON PALPITANT MEDITERRANEEN

ET SOLLICITEE

PAR MES EMOTIONS EN CRUE

RIEN N EST PIRE QUE DE FAIRE FACE A LA SURDITE

LA VRAIE, CELLE OU MEME LES PLUS BEAUX GESTES

RESTENT INCOMPRIS

ET SANS ECHO....

IMPASSIBLE N EST PAS FRANCAIS

IMPASSIBLE N EST PAS FRANCAIS

OPPOSER LA LANGUE DE BOIS

A LA LANGUE .....OUI CELLE LA

CELLE QUI VOUS A FAIT MOURIR DE PLAISIR

ET QUI VOUDRAIT A SON TOUR SE DELIER

DANS UN VRAI PARTAGE 

IMPASSIBLE N EST PAS FRANCAIS

IMPASSIBLE N EST PAS FRANCAIS

DANS CE PETIT HOTEL OU JE T AVAIS DEMANDE MILLE FOIS

D ALLER, JE VAIS ME RETROUVER

APRES M ETRE BATTUE

ET ME REVIGORER A L ODEUR D IODE ET AUX VENTS BIENFAISANTS

ET LES TEMPES BATTANTES ME DIRE QUE POUR UNE FOIS

J AI FAIT CE QUE J AI PU

JE REPARS DESARMEE ET DECUE MAIS FIERE

LE FRONT HAUT

M EMERVEILLER DE L ODEUR DU CAFE DU MATIN

DES HERBES COUCHEES PAR LES VENTS ENTRE LES DUNES

ET ENFIN LIBEREE DU POIDS DE MES DEMANDES RESTEES SUSPENDUES

IMPASSIBLE N EST PAS FRANCAIS

 

 

 

 

 

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18/06/2009

FREE WILLY

VIVE LA PELLE DU 18 JUIN

ET LES LETTRES A LA MARCEL M...

13:23 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/06/2009

mon bel ami

imagesj'aimerais trouver les mots pour vous consoler

je sais ce que vous ressentez aujourd'hui

votre géniteur s'en va, au royaume des ombres

les gens que l'on aime emportent  avec eux

une part de notre âme

 

aucun mot ne console

seul le temps fera son oeuvre

le temps qui répare et détruit

allié et ennemi, tout à la fois...

 

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