17/10/2008

hommage aux fous et à la quête d'absolu

imagesje viens de finir un livre magnifique, ecrit par UNICA ZURN, icône surrealiste au destin tragique, trop souvent demeurée dans l'ombre d'hans BELLMER, son compagnon

la trajectoire de cette femme incroyable lui donne une place exceptionnelle dans le mouvement surrealiste

son oeuvre graphique et littéraire sous la forme d'anagrammes, de dessins automatiques et d'écrits en prose où elle mêle fiction et autobiographie est marquée par le destin d'une vie en tension et en délire de création

Comme ARTAUD, elle offre une perspective sur la folie vécue de l intérieur

l'aveu extatique de l'illumination que lui provoque dans ses crises son envol intérieur donne à ses dessins et à ses ecrits un accent de vérité bouleversant

Unica ZURN qui a souvent séjourné en HP s'est suicidée après une journée sans incident passée auprès de son mari

elle etait schizophrène

 

J'en profite pour saluer ici JEANNE HEBUTERNE , l'amante de MODIGLIANI, qui s'est envolée par amour d'une fenêtre après avoir mis au monde leur enfant

qui aime encore d'une façon aussi totale dans notre siècle lumineux où la consommation fait loi

 MODIGLIANI VENAIT DE MOURIR TUBERCULEUX

j'aimerais qu'on me donne une définition de la folie  qui ne rejoigne pas celle de la lucidité  porteuse du mal de vivre,de  la fuite,de  la dérobade, voirede  la drogue de la maladie , de la folie

 ZURN a transposé, comme ARTAUD, la destruction de la maladie en positif, une oeuvre, une action vitale qui lui a permisde se tourner ensuite"vers le vieux pays enchanteur de la mort"

 

 

le livre en question: "sombre printemps" d'unica ZURN

l illustration "la poupée " d'HANS BELLMER 

 

 

19:09 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dechirure

imageschair en lambeaux, trouée, recousue

chair couvrant un etrange univers invisible et grouillant de scorpions

qui te voit comme tu es

qui te devine en profondeur

qui sait les morsures qui te sont infligées

chair couverture comme un drap sur echaffaudage brisé

cachant la décadence de murs lezardés

chair engloutissant des atlantides

chair opium

chair mordue par les serpents invisibles

et qui cache glorieusement les combats sans issue

 

16:50 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/10/2008

oratorio dependance

imagesaspiration vortex sur balatum mousseux

mur porteur revissé et soudain revicié

trouille

arrêt sur image. zoom arrière

les sequelles travaillent dans les interstices

elles argumentent , elles recapitulent

je capitule

respiration coupée

impossibilité de se relever

reptation larmoyante sur oratorio dépendance

moelle epineuse...

 

ET VOUS MES LOUVES NOURRICIERES

GENEREUSES ET CALMANTES

SOLAIRES

BIENVEILLANTES

VOUS QUI N AVEZ PAS BESOIN DE MODE D EMPLOI

POUR TROUVER LES ACTES JUSTES

VOUS QUI AVEZ ENGENDRE LA VIE

ET QUI CONTINUEZ DE L INSUFFLER EN MOI

SI VOUS SAVIEZ COMME JE VOUS AIME

MES PRECIEUSES

VOTRE MUSIQUE EST UN BAUME SUR PASSE DECOMPOSE

UNE OFFRANDE AU FUTUR

QUI EMANE DE VOS SOURIRES

DE VOS BRAS

DE VOS PALPITANTS D OPALINE

VOS ORS VIENNENT COMBLER MES DEGRINGOLADES

ILLUMINER MES NOIRCEURS

MERCI

 

11:35 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2008

LES POETES OUBLIES

Bernard Dimey

Je ne dirai pas tout
J'aurai passé ma vie à me décortiquer,
à me déshabiller,
A donner en spectacle à n'importe
quel prix ce que j'avais
De plus précieux, de plus original,
Plus vivant que moi-même
Au prix de quels efforts
Je ne le dirai pas
Intoxiqué très tôt par le besoin d'écrire,
Je me suis avancé parmi vous, pas à pas,
Et l'on m'a regardé comme un énergumène



Je ne dirai pas tout
J'ai le sang plein d'alcool d'un alcool de colère
Et je vais achever ma vie dans un bocal
comme un poisson Chinois
Peut-être un coelacanthe ...
J'aurai, j'en suis certain,
de l'intérêt plus tard,
Vous aurez des machines
à faire parler les morts

Je vous raconterai mes crimes
et ma légende
Et je vous offrirai des mensonges parfaits
Que vous mettrez en vers, en musique, en images,
Mais vous aurez beau faire
Je ne dirai pas tout!

Or, tout me reste à dire.

18:08 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JUIVE MAROCAINE

imagesNous vivons à une époque où les conflits identitaires sont omniprésents aux plans national et international et provoquent des replis communautaires. Ma double identité me pousse souvent à

pourquoi ne peut on trouver  les moyens d'éviter les conflits d'ordre religieux, communautaire et ethnique en convoquant les symboles et rituels des cultures qui forment la trame de nos sociétés modernes?

nous devrions tous lire "les identités meurtrieres" d'AMIN MAALOUF

je sors du cinéma où l'on donnait un film israélien qui raconte l'histoire d'une fanfare egyptienne perdue à son arrivée en israel

RIEN DE BIEN SPECIAL, et pourtant, j'ai vécu un moment de pur bonheur

en prenant les chemins de traverse, la fanfare se frotte à des personnages d'une humanité criante et tout ce petit monde se repond avec tendresse, comme on souhaiterait que cela arrive au quotidien et partout dans le monde dont nous sommes tous les citoyens

 

 

00:20 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/10/2008

LA PHRASE DU JOUR

MIEUX VAUT AVOIR DES BOURSES EN ACTION

QUE DES ACTIONS EN BOURSELangue tirée

09:44 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2008

hiro chimère pétaradée

JMY1JCACVLTC1CAWMFU59CAX26RTFCAI6R5RHCAKGW2KPCAB5U6Q5CA9IAU2NCANQDJKFCA7J2PXVCAYSRV12CATIEXPACAS6T6WTCAVTZA7KCA09VAXDCAWDI3I0CABOZC4OCAGNY6O5CAPJTBRPCAWTAR2Tje marche sous la pluie acide de bruxelles

je sens mon ossature vissée se decatir sous ma peau éclatée  par les gouttes

comme par  un rayon x d'hiroshima

comme du lait trop bouilli et caillé en des rassemblements de chair

en forme de galets

nourriture pour enfants morts de faim  et qui lèchent le sol

la pluie acide m'accable  et tes cheveux, comme des toiles d'araignées

mortes caressent mon désir decadent

le monde pleure  et aux commissures de mes lèvres

l herbe me consume

 

23:30 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

blublublu

je caresse sa barbe naissante

je regarde ses yeux, ses rides reptiliennes

il sourit, il a un sourire très particulier

un sourire tout plissé et tout ouvert sur l'autre

je le tiens dans les deux mains ce visage

comme on a envie de le faire avec tous les mirages

demain je serai partie

 

 

 

 

14:00 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

HIER CONFERENCE PLANTES ET CHAMANISME

Jeremy NARBY

et Vincent RAVALEC

Il y a 500 ans, les Européens repartis à travers le monde ont rencontré des individus

qui communiquaient avec les esprits de la nature par différentes techniques

dont le jeûne, l'ingestion de plantes hallucinogènes, etc

le terme de chamane qui les caractèrise   est un mot sibérien (toungou)

au  siècle des lumières, les rationnalistes les ont traités d'imposteurs

car leur antirationnalisme etait pour DIDEROT et ses comparses un antisavoir

à la seconde moitié du 18ème, on a un peu afiné son opinion sur les chamanes (ils devenaient des ministres du diable, des imposteurs

pour observer les autres dans leur altérité, il faut être conscient de son propre regard

au 20 ème siècle LEVI STRAUSS a comparé les chamanes à des pyschanalystes

à ce moment là, on a entériné la notion  de la fonction des chamanes: guérison, enchantement du gibier, divination, possession des esprits ou commerce avec les esprits

ni dogme, ni temple, ni secte

mais des herbes pour arriver à des etats de conscience modifiée

dont l'ayahuasco qui permet l'entrée en contact avec les entités en état de transe pour obtenir des sources d'information

 

VOIR

SAVOIR

POUVOIR

VOIR  esprits en essence à l'intérieur des formes de vie

voir à l'intérieur de soi ou a distance, recherche des effets télépathiques

CE QUI AURAIT PU ETRE LE PLUS INTERESSANT DE CETTE CONFERENCE ETAIT LA CONFRONTATION DE DEUX REGARDS MAIS ENCORE UNE FOIS C TOMBE A PLAT

CELUI DE VINCENT RAVALEC

objectif et plein de bon sens,complètement dans la vie avec un bel esprit critique "j'ai vu bien des chamanes en mauvais état et à l'hopital"

"leur demande d emoluement est bien superieure à leur aide effective"

Pas dupe mais clair sur ses voyages de tous ordres dans la drogue, la vie et les plantes hallucinogènes

Un ecrivain cinéaste qui s'est fait tout seul en se frottant à la vie, aux autres

 

et celui de Jeremy NARBY

qui ne m'a guère convaincue pour des raisons personnelles,

J ai ressenti du narcissime dans ses demarches, un coté édulcoré 

 AUCUNE REFLEXION PHILOSOPHIQUE

RIEN N EST SORTI DE CETTE CONFERENCE

ET POUR COURONNER  LA VACUITE,DES QUESTIONS DEBILES A LA LIMITE DU GROTESQUE

GENRE "pourquoi ne vend on pas les hallucinogènes au supermarché"

YOUHOU vive la CULTURE (du pavot et du pavé)

 

 

 

 

11:33 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

hier j'ai découvert VINCENT RAVALEC

Ses citations

«On produit les situations qui nous correspondent.»
[ Vincent Ravalec ] - Extrait du recueil de nouvelles Vol de sucettes

«Quand on n’a pas l’habitude de voyager on pense toujours qu’ailleurs c’est la fantaisie qui prime.»
[ Vincent Ravalec ] - Extrait du recueil de nouvelles Vol de sucettes

«Nous sommes le produit de notre désir et le fruit de celui de nos parents.»
[ Vincent Ravalec ] - Extrait du recueil de nouvelles Vol de sucettes

11:10 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/10/2008

t attendais

imagessur la crète des vagues,

sur le sommet des dunes,

dans les vents du nord,

et les soleils violets,

 

sur le sable des iles,

par delà les turquoises,

dans le sillage des bateaux,

dans les rues encombrées;

 

dans le visage buriné

des vieillards

dans le rire cristallin des enfants

dans les mers chaudes

et les feux d'artifices de decembre

 

dans la serenité des encens

de prière

au pied des statues et dans

les pluies d'orages

 

je t'attendais

fortifiée dans ma gangue

embaumée dans les senteurs de liberté

embarbelée dans mes peurs

 

 

 

 

10:43 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

paroxysmes

imagesnous les atteignons , nous n irons pas plus loin

ou qui sait, peut être?

les paroxysmes sont là dans nos folies capiteuses

dans ma folie capituleuse

 et nos coeurs débraillés se parlent par les peaux

 danse dyonisiaque entre debut et fin

 

09:00 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2008

A MEDITER

imagesEST CE AIMER QUE DE VOULOIR QUE L AUTRE QUITTE SA PROPRE ROUTE

ET SON PROPRE VOYAGE?

EST CE AIMER QUE D ENFERMER QUELQU UN DANS LA PRISON DE SON PROPRE REVE?

FEMMES ET HOMMES DE LA TEXTURE DE LA PAROLE ET DU VENT

TISSEZ DES TISSUS DE MOTS AU BOUT DE VOS DENTS

NE VOUS LAISSEZ PAS REVER PAR QUELQU UN D AUTRE QUE VOUS MEME

CHACUN A SON  CHEMIN QU IL EST SEUL PARFOIS A COMPRENDRE

SI NOUS POUVIONS ETRE D ABORD TOUS ET TOUTES ET AVANT TOUT ET

PREMIEREMENT DES AMANTS DE LA VIE

ALORS NE SERIONS NOUS PLUS CES ETERNELS QUESTIONNEURS

ETERNELS MENDIANTS QUI PERDENT TANT D ENERGIE ET TANT DE TEMPS

A ATTENDRE DES AUTRES DES SIGNES,  DES BAISERS, DE LA RECONNAISSANCE

SI NOUS ETIONS AVANT TOUT ET PREMIEREMENT DES AMANTS DE LA VIE

TOUT NOUS SERAIT CADEAU

NOUS NE SERIONS JAMAIS DECUS

 

ON NE PEUT SE PERMETTRE DE REVER QUE SUR SOI MEME

MOI SEUL CONNAIT LE CHEMIN QUI CONDUIT AU BOUT  DE MON CHEMIN

CHACUN EST DANS SA  VIE ET DANS SA PEAU

A CHACUN SA TEXTURE ET SES MOTS"

 

 

JULOS BEAUCARNE

 

10:28 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2008

WOUNDED BLUE BIRD

imagestu n es pas specialement beau

enfin pas dans les canons classiques

t'as une vraie gueule

pourtant dans ce sourire, il y a tout un monde convulsé de blessures,de questionnements,

 de douceur, d'intelligence vive, de folie rentrée, d'appel et d ouverture,de lâcher prise,

ta musique intérieure ressemble étrangement au Kletzmer: alternance de melancolie et de joie

tout un univers galactique où deux étoiles peuvent se rencontrer

pour ecrire au fusain une page blanche de tous les possibles

12:43 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2008

le 22 SEPTEMBRE GEORGES BRASSENS

Un vingt-deux de septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de coeur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous

15:34 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BLUE

imagesta peau s'est arrachée longtemps de n être plus...

condamnée au mutisme elle s'est rabougrie, fermée

tu ne dansais plus, tu regardais les braises se consumer

sans en ressentir la chaleur

 elles devenaient cendres sous tes yeux

impassibles

tu ne savais plus, le corps n'était plus qu'une mecanique

la sensation, tu l'avais oubliée

eteignant tes ardeurs au vent de l'habitude

qui es tu maintenant ?

prends le temps de renaitre, le temps de fermer tes blessures ouvertes

laisse l'eau du ciel mouiller tes yeux

ne marche pas le visage parallèle au sol

regarde l'horizon, ne te retourne plus

n attends pas, les ailes repliées sous ta poitrine

les yeux tournés vers le dedans  et les oreilles aussi

à écouter tes voix

ecoute les sirenes sur les vagues du monde

laisse ton sexe transi se dresser à tous les vents

et si le jour te frappe et que le soleil flambe

tache de ne pas rater le phare qui mène au port

 

 

14:01 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2008

roland barthes


«Parler, et à plus forte raison discourir, ce n'est pas communiquer... c'est assujettir.»
[ Roland Barthes ] - Discours au collège de France

16:04 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2008 LA BELLE EPOQUE?

LA BELLE EPOQUE C EST MAINTENANT

UNE EPOQUE OU LA MOINDRE DES CHOSES VAUT BEAUCOUP D ARGENT

ET OU L ARGENT NE VAUT PAS GRAND CHOSE

PIERRE DAC

11:13 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la mer porteuse

imagesnous sommes debouts, sur la plage, dans la nuit bleutée

au loin, scintillent comme des lucioles, les lumières de la ville

la mer danse sur la grève, fait l'amour aux étoiles

silence

Juste s'imprégner de l'univers infini

s habiller de la nuit

danser avec les étoiles de mer

au loin, un bateau blanc apparait sur l'horizon

il est vie et beauté

il s'en va

tu me dis "il est parti"

parti où?

JUSTE DISPARU DE NOS VUES

C'est tout

quelqu'un d'autre, plus loin

le verra poindre

et dira "le voilà"

son mât est toujours aussi haut

sa coque toujours aussi solide

sa disparition de nos vues est en nous

quand nous disons "il est parti"

plus loin , un autre dira

"le voilà"

c'est cela la mort

une renaissance à l'horizon

09:10 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2008

MA LOLOTTE

n668704865_605191_886SA PETITE MAIN EST TOUTE BLANCHE

TOUTE DOUCE

TOUTE CHAUDE

ELLE L ABANDONNE DANS LA MIENNE

TOUT EN CONFIANCE

TOUT EN VOLUTES BLEUES CIEL

ELLE PLANTE SON REGARD DROIT DANS LE MIEN

IL Y A DANS CES YEUX PLUS DE MOTS QUE DANS LES LIVRES

FRAICHEUR SURNATURELLE

ET LE MONDE DEVIENT VELOURS  MIEL  SOIE

ELLE ME SOURIT

SA PETITE FRIMOUSSE TOUTE NEUVE

EST UNE PROMESSE  UN CIEL DE PRINTEMPS

UNE SOURCE VIVE

DANS LES MOMENTS QUE JE PASSE AVEC ELLE

JE RENCONTRE DIEU

BIEN PLUS QUE DANS LES ENDROITS PREVUS A CET EFFET

 

 

 

10:39 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/09/2008

regards

imagesLa nuit peut bien tomber sur mes erreurs et sur mes fautes, sur les routes que j'ai manquées, j'en ai connues d'autres Pas vraiment un hasard, ce goût des lunettes noires,y a pas plus bavard qu'un regard,on vous a dit tout petit, les bons points et les fautes,moi, j'ai appris la vie dans le regard des autres.
Y en a des froids, des durs qui te veulent du mal,des qui te clouent au mur à la Lauren Bacall.J'en ai vu des si clairs, si purs et si profonds, que j'ai donné, misère, le bon Dieu sans confession.
Y en a qui te jugent, précis, sans indulgence, Comme un combat de rue dans le froid, dans l'urgence.
Et les tendres et discrets dans un battement de cils qui te disent : "Je sais : c'est pas toujours facile."
J'y vois ce que je suis, ce que je ne suis plus c'est le livre où je lis tout c'que j'ai jamais lu. Et si je parle peu dans vos conversations: Regarde-moi dans les yeux, je te dirai ton nom.
Y en a des obliques, ceux des chiens de faïence,y a les regards suppliques, y a les regards offenses.
J'y ai lu du désir, de l'envie, du mépris et parfois du plaisir, parfois, c'est c'que j'ai dit.
J'y ai vu des appels plus stridents que des cris, les phrases les plus belles, plus sûres que par écrit.Ils te disent l'amour, ils te disent la haine bien mieux qu'aucun je t'aime, bien mieux qu'aucun discours.

Tu peux changer de pays, même changer de visage mais ton regard te suit, signé comme un tatouage. Si même les plus saints avaient besoin d'apôtres c'est que personne n'est rien, sans le regard des autres.
Y a ceux qui te cherchent, y a ceux qui te hantent, ceux que tu espères et tous ceux qui te manquent.

Je ne sais rien vivre à moitié, pour moi c'est la seule certitude...

21:52 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

c est CE SAMEDI

VENEZ TOUS A LA FOIRE DE ST-JOB A UCCLE

Vous pourrez y découvrir tous les animaux de la ferme, des animations de rue, la braderie et la brocante, de nombreux stands ainsi que des artistes en arts plastiques.

En effet le 6ème Festival de rue des Artistes en Arts Plastiques donnera la possibilité à 50 artistes d’exposer et de créer une œuvre sur place au vu de tous.

3 d’entre-eux seront sélectionnés par le public et recevront un prix.
Ne manquez pas cet événement ce samedi 20 septembre de 10h à 17h à la Place St Job à Uccle.

IEDEREEN AAN HET FESTIVAL VAN
DE SINT-JOBSPLEIN IN UKKEL

Jullie zullen daar ondertussen dieren van de boerderij ontdekken, maar ook een straatfestival voor plastische kunstenaars, een braderie, een rommelmarkt en veel verschillende animatiestanden...

Inderdaad, de 6de straatfestival voor plastische kunstenaars zal aan 50 artiesten de mogelijkheid geven om aan het publiek hun werken te vertonen, en een kunstwerk ter plaats te bedenken.

3 artiesten zullen daarna geselecteerd worden voor een prijs van het publiek.

Dit onmisbaar evenement zal op zaterdag 20 september plaatsvinden, van 10 tot 17 uur op Sint-Jobsplein ter Ukkel.

Informations/Meer informatie op: www.windbag.be

21:50 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/09/2008

la citation du jour

"Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances."

15:41 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

a yiddishe mame es gibt nit beser in di velt

GetAttachmentsurvivalaujourd'hui on la fête

ses petits enfants sont allés la chercher dans son home

elle arrive d'un pas mal assuré, ils la soutiennent

un orchestre de kletzmer l'attend en bas de l'escalier qui mène

au resto chic où sa fille lui offre un anniversaire grand luxe

je la regarde arriver, je ne peux m'empêcher de penser à la première fois

que je l'ai vue

quand son fils me l'a présentée

à l'époque elle etait droite comme un i

et avait un caractère d'acier trempé (qu'elle a toujours)

elle m'a toisée et m'a dit

pourquoi tant se maquiller quand on est jeune et belle?

le ton était donné.....

elle arrive, affaiblie, elle a un mot pour chacun

on essaie de lui trouver une place pour qu'elle puisse se reposer

elle s'assied trois secondes et peniblement se relève et va se promener

parmi les invités

la santé n'y est plus, mais il reste l'envie de vivre

elle m emeut , elle a perdu pas mal de ses facultés mais elle donne le change

ou du moins, elle fait tout pour

comme une mouche coincée sous un verre qui tournoie sans arrêt

elle n'a jamais renoncé à l'élégance, elle vient de traverser le parc de wolvendael en talons

jupe droite et haut leonard

la garde meurt mais ne se rend pas

elle a perdu son fils il y a deux ans

elle a vecu la guerre

les separations

la mort de son mari, de ses parents , de sa famille dans les camps

elle a toujours relevé la tête

elle ne s'est jamais donné le loisir de deprimer, pas d energie à perdre la dedans

ses petits enfants lui ont tous preparé des discours

elle n'a pas ecouté un seul d'entre eux sans l'interrompre

elle n'a jamais su ecouter, elle est imperméable, c est son secret de survie

elle a traversé la vie sur des rails tout droits sans jamais tergiverser

travail , sacrifice, famille...

et la voilà à presqu'un siècle.....

 

10:01 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2008

free

imagesje ne veux croire qu'à la puissance du désir

celle que tue l'intimité du quotidien

je ne veux pas me départir de toute cette poésie

qui me mène à faire l'amour plutot que de baiser

je veux nager en suivant  les courants d'air pour rejoindre les chemins

des fou rires et de l'enfance libre

ma folie vous ensorcèle , même si elle me dessert

je vis en suivant les chemins de traverse et c est en me perdant que je me retrouve

le mieux

19:29 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/09/2008

ma douce amie

imagesj aime dejeuner en tête à tête avec vous

j'aime, avec vous, faire un tour d'horizon de ce qui nous tient à coeur,

j'aime vos analyses affinées à quelques années de psychanalyse

vous ne vous erigez pas en conseillere mais vous êtes precieuse et raffinée

nous sommes si ressemblantes et si differentes...

vous pouvez êtes ferme et rigoureuse, à la fois douce et determinée

moi, je suis tout le contraire, mais la douceur est là aussi

vous êtes pudique, discrète mais vous aimez séduire

nous avons la seduction aussi en commun

J aime votre manière de relever vos bouclettes du bout des doigts

vous affrontez le harcèlement de la médiocrité environnante

avec serenité et une bonne dose de philosophie

moi aussi

nous nous baladons dans la rue et notre fureur de vivre doit  transparaitre

les hommes nous regardent avec appétit

vous traversez la vie comme on traverse un champ de blé dans le vent

en vous laissant caresser, pénétrer par le bonheur

SENSUELLE ET SENSORIELLE TOUT A LA FOIS

moi aussi

nous avons de jolies rides rieuses

je vous aime

pour tout celà

et

parce que comme moi, vous êtes à un moment precieux

de votre vie de mère

 

10:39 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

nice oldie NEIL DIAMOND...ENJOY

Stay for just a while
Stay, and let me look at you
Its been so long, I hardly knew you
Standing in the door
Stay with me a while
I only want to talk to you
Weve traveled halfway round the world
To find ourselves again

September morn
We danced until the night became a brand new day
Two lovers playing scenes from some romantic play
September morning still can make me feel this way

Look at what youve done
Why, youve become a grown-up girl
I still can hear you cryin
In the corner of your room
And look how far weve come
So far from where we used to be
But not so far that weve forgotten
How it was before

September morn
Do you remember how we danced that night away
Two lovers playing scenes from some romantic play
September morning still can make me feel this way

 

ca crooooone à fond

un petit tour sous la pluie et l'ambiance est donnée

10:15 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/09/2008

white knight

imagesje veux dormir près de toi

sur le rebondi de ton ventre

epaisse chevelure étalée sur nos silences

me respirer en toi

me delivrer des masques

des blessures

m'apaiser sur l'odeur douce de ta peau

être  libre et gourmande

pleurer de l'impossible joie de ta présence étrange

rire haut et fort, te manger

allumer des feux de bois

et jouer dans leur brillance orange

comme lionne repue

 

 

 

09:58 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/09/2008

GULLIVER

imagestu retournes à LONDRES ce soir

il faut que je mette de l'ordre dans mes idées

Gulliver  GO HOME

avant que je ne devienne définitivement lilli(pute)

tu es une drogue dure

un enfermement

une dependance

je me prends dans tes filets

j ai peur, peur de ne pouvoir en sortir

ou alors mortifiée

je ressens les revers de la toute puissance

me tarauder le cervelet

j'ai tout faux

je suis trop, trop, trop tout

je finis par trouver belle la pourriture

mon ciel se charge de lambeaux de peaux violentées

ma main s'acharne sur un plaisir aléatoire, çà brule

mon âme vagabonde dans des rires d'enfants

demain j'irai nager dans une piscine d'eau tiède et douce

je glisserai dans l'eau , je nagerai et jeterai hors de moi cet intrus violent

 

 

 

 

23:10 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jacques SOJCHER

YMM3DCADKXWS4CAIJM5DVCADR30BXCA0ER3BNCA7J3584CAOOC33KCAGN2SZNCAQTF9C0CA7U3AQ0CAU7LB38CAJZYVW0CARRIM7SCAOWP3JDCANNCIVOCABV7GVACAV9435ACAGRVXWQCAG68JN3CA1QAN7Qun mélange de Woody ALLEN et des Marx brothers

avec une pointe de TATI

un démystificateur brillant et narcissique assumé

un vrai talent de clown

avec l'art consommé de l'auto dérision

un bonheur en un mot

CE GRAND petit bonhomme arrive sur scène  avec des pantalons trops courts, une veste trop etriquée , un visage enfariné et egratigne avec recul et intelligence bien des idées reçues

il bouscule,

il émascule

il nous ramène à "l'obscur"

dans des pirouettes lumineuses

et un humour très juif

Pour la rentrée des classes, le professeur de philosophie Jacques Sojcher prouve qu’au-delà de sa connaissance de Nietzsche et de Levinas, au-delà de son talent cathodique à parler sur tout et n’importe quoi, et au-delà de la séduction, il sait aussi se moquer de lui-même, écrire une sorte de théâtre (forcément performatif) et qu’il a également des dispositions pour le clown qui dépassent ses prestations à l’Université libre de Bruxelles. Hors des « formats » usuels de la Bellone, l’accueil d’un projet hors normes, entre (fausse) conférence et (désarmants) aveux publics.

 

CE SOIR A LA BELLONE

par contre accoustique désastreuse

et mauvaise organisation

salle pas adaptée

22:33 Écrit par suzy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |